THE NGO "BRAINFOREST" AND LOCAL POPULATIONS MEET WITH OLAM OFFICIALS. L'ONG "BRAINFOREST" ET DES MEMBRES DE LA POPULATION RENCONTRENT DES REPRÉSENTANTS D'OLAM


A partial view of the people present at the meeting
Une vue partielle des personnes présentent lors du meeting
(Photos Marc Ona-Essangui) 



English version

Last week, OLAM, the Singaporean agro-business company, announced that it was going to invest in a joint venture with the Gabonese government, to establish 28,000 hectares of rubber plantations. OLAM said that the total investment for this project would be of about $183 million and OLAM will have an 80 percent interest in the venture and Gabon will have 20%. According to statements that can be found on OLAM website, the worldwide demand for rubber is increasing so fast that plantations need to be expanded by 1 million hectares within five years to meet it. For OLAM, this expansion will first occur in the province of Woleu-Ntem in Gabon. But it looks like the deal between OLAM and the Gabonese government took place without consultation with the population living around the area where these plantations are supposed to be established. The NGO Brainforest and population representatives met last week with OLAM representatives, to discuss the potential impact of this project on the environment and on the people living in the surrounding area.

Consumption of rubber is set to grow by 3.3% over the next 10 years, primarily due to the commercial vehicle tire industry, particularly in China and India. Because the rubber plantation industry is already saturated in countries like Indonesia and Malaysia, new frontiers have to be found for this rubber expansion. Africa is seen by OLAM as that next and last frontier. While the people in the rubber industry are highlighting the potential for rubber in West Africa, no one is asking about the impact these plantations would have on the local ecosystem and the quality of life of the local populations; no one, except for the NGO Brainforest. To clarify the impact of OLAM projects in Gabon, Brainforest organized a meeting at its headquarters between local communities and OLAM delegates. The object of the meeting was to express Brainforest and the local populations' wariness regarding the contracts and conventions signed between OLAM and the Gabonese authorities. In Gabon, OLAM has announced numerous projects:

• Two plantations of palm trees in Kango and Mouila
• Rubber plantations in the north of Gabon
• A fertilizer plan in Port-Gentil.

What Brainforest and the populations are suggesting is that such projects usually have an enormous impact on the environment and potentially on public health as well, and care need to be taken when planning for these projects. There is also the situation of land ownership that can potentially be a very tricky issue because the population of Woleu-Ntem for example, already has had the experience of rubber plantations and that was a bitter experience that is causing many of them to be strongly opposed to the OLAM project. To avoid many future problems, the NGO Brainforest has asked the delegates from OLAM to be transparent and provide to the NGO, all copies of contracts and conventions signed with the Gabonese government, as well as all environmental and socio-economic impact studies performed to date in support of these projects in Gabon.

Brainforest said that it is only under conditions of transparency that it could properly monitor OLAM activities. If OLAM does not comply, the ONG said that it would take action on the ground to denounced OLAM unorthodox practices.



Version française

La semaine dernière, OLAM, le groupe Singapourien d'agro-business, a annoncé qu'il allait investir dans une joint-venture avec le gouvernement gabonais, établissant 28000 hectares de plantations d'hévéas. OLAM a déclaré que l'investissement total pour ce projet serait d'environ $ 183000000 et OLAM aurait une part de 80 % dans l'affaire et le Gabon aurait 20%. Selon les déclarations qui peuvent être retrouvées sur le site Web d'OLAM, la demande mondiale en caoutchouc est en augmentation si rapide que les plantations doivent être augmentées d'1 million d'hectares dans les cinq ans à venir, pour y faire face. Pour OLAM, cette expansion se produirait d'abord dans la province du Woleu-Ntem au Gabon. Mais il semble que l'accord entre OLAM et le gouvernement gabonais ait eu lieu sans consultation avec la population vivant autour de la zone où ces plantations sont censées être mises en place. L'ONG Brainforest et des représentants de la population ont rencontré la semaine dernière des officiels d'Olam, pour discuter de l'impact potentiel de ce projet sur l'environnement et sur les personnes habitants les zones environnantes.

La consommation de caoutchouc est appelée à croître de 3,3% au cours des 10 prochaines années, principalement en raison de l'industrie pneumatique pour véhicule utilitaire, en particulier en Chine et en Inde. Parce que l'industrie des plantations d'hévéa est déjà saturée dans les pays comme l'Indonésie et la Malaisie, de nouvelles frontières doivent être trouvées à cette expansion de l'hévéa. L'Afrique est considérée par OLAM comme étant cette prochaine et dernière frontière. Alors que les gens de l'industrie du caoutchouc soulignent le potentiel pour cette matière en Afrique de l'ouest, on s'interroge peu au sujet de l'impact que ces plantations pourraient avoir sur l'écosystème local et la qualité de vie des populations; personne ne s'interroge, sauf pour l'ONG Brainforest. Afin de clarifier l'impact des projets d'OLAM au Gabon, Brainforest a organisé une réunion à son siège entre les communautés locales et les délégués d'OLAM. L'objet de la réunion était d'exprimer la méfiance de Brainforest et des populations locales, concernant les contrats et conventions signés entre OLAM et les autorités gabonaises. Au Gabon, OLAM a annoncé de nombreux projets:

• Deux plantations de palmiers à Kango et Mouila
• Des plantations d'hévéas dans le nord du Gabon
• Une usine d'engrais à Port-Gentil.

Ce que Brainforest et les populations veulent exprimer, est que ces projets ont généralement un impact énorme sur l'environnement et potentiellement sur la santé publique aussi et le plus grand soin doit être pris lors de la planification des dits projets. Il y a aussi la situation de la propriété foncière qui peut potentiellement être une question très délicate parce que la population du Woleu-Ntem, par exemple, a déjà eu l'expérience des plantations d'hévéas et ce fut une expérience amère qui amène beaucoup d'entre eux à être fortement opposés au projet OLAM. Pour éviter de nombreuses complications à l'avenir, l'ONG Brainforest a demandé aux délégués d'OLAM d'être transparent et offrir à l'ONG, toutes les copies des contrats et conventions signés avec le gouvernement gabonais, ainsi que toutes les études d'impact environnemental et socio-économique réalisées à ce jour en appui de ces projets au Gabon.

Brainforest a dit que ce n'est que dans des conditions de transparence qu'elle pourrait bien surveiller les activités d'OLAM. Si OLAM ne se conforme pas, l'ONG a déclaré qu'elle prendrait des mesures sur le terrain pour dénoncer les pratiques peu orthodoxes d'Olam.

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