AFTER NEARLY 50 YEARS OF BEING REDUCED TO SLAVERY, SOME PEOPLE COME TO FEAR FREEDOM. QUAND ON A ÉTÉ RÉDUIT EN ESCLAVE DEPUIS PRÈS DE 50ANS, CERTAINS FINISSENT PAR AVOIR PEUR DE LA LIBERTÉ

The symbol of power in Gabon, and of bondage too.
Le symbole du pouvoir au Gabon, et de la servitude aussi.

Photo : PDG





English Version

It is the Cameroonian journalist Marie-Roger Biloa, in an article published in the French daily Le Monde, in homage to André Mba Obame, who revealed to us the following:

"But, how not to think, learning of his death after a six years ordeal, the dire prediction in the form of warning that were made to me by a man very close to the current president Ali Bongo Ondimba? Seated in a popular seaside restaurant in Libreville, days after Bongo the father's funeral, the character in question, very disappointed with the former friend that Mba Obame had been, railed against that "idiot" who had finally sealed his fate by running against his "brother" Ali. "It's unfortunate for him, he said in substance, as he will now lose everything: his position as Minister, his properties and his life. André Mba Obame is a finished man. "Losing everything - even his life? The assurance of this man of all tasks was enough to intrigue. He is currently Ambassador of Gabon in a very prestigious capital."

Dear readers, the man who spoke to Marie-Roger Biloa is none other than Germain Ngoyo-Moussavou. For him, leaving the Bongos and the continuation of the hereditary power; moving away from that slavery, yes it is so; André Mba Obame was a finished man because he would lose everything: his position as Minister, his properties and his life. Germain Ngoyo-Moussavou was suggesting that servitude under the Bongos was for him a guarantee of material as well as physical security; like the slave who believes that with the master, he has a roof and something to eat; while freedom offers only uncertainty and perhaps even death if the master catches him. Germain Ngoyo-Moussavou still holds high office, but is he free? We doubt it! André Mba Obame was killed; but had he become free? Surely!

This is the Englishman Hobbes who wrote already in the 15th century that it is the fear of insecurity and death that brings people confronted with tyranny, to give up their absolute freedom and to accept compromise. But paradoxically, like it or not, the human being is basically free, anytime, anywhere, even in Gabon, we have seen individuals, groups, peoples prefer to die rather than to be renounce it. In Gabon today, this aspiration is growing, and those who fear it are shamefully trying to find subterfuges intended to divert people's attention from this goal of freedom.

So, while Ali Bongo’s forfeitures and those of the regime are well established; while the people as a whole (there are unfortunately always exceptions) show a thirst for a decisive push towards freedom, towards a removal of the current system; we see the rise of preposterous demands of candidacy to a hypothetical election in which the regime controls 100% of the levers. Instead of resolutely go to the conquest of power, some prefer the dynastic perpetuation of the Bongos, because it is an acceptable solution in their eyes, given the irrational fear they have that power may go to a citizen of this or that ethnicity, from this or that region of Gabon! The excuses are many for those who say everything, except wanting to dismiss Ali Bongo!

But this blog comes to remind all that freedom has meaning only in society as a whole; and that all forms of individual freedoms therefore are linked necessarily to those of others. The freedom of all is therefore in contradiction with any encroachment on the freedom of individuals. It ensures not only safety but also group life, the development of culture, ethics, education, economy, in short of the nation...

How is this conception of freedom scary, not only to "outlaws" who want to sacrifice none of their usurped power, but unfortunately also to those who tremble in the face of the uncertainty to take live freely? Why do some feel so much anxiety about freedom? Yes, that freedom can be scary because it could be tough to bear for those who are accustomed to enslavement. Many people are it by taking refuge in conformism and retrograde thinking. But freedom nevertheless remains a fundamental dimension of the human condition and that's why Gabon will be free, or won’t be anything at all!



Version française

C’est la journaliste Camerounaise Marie-Roger Biloa, dans un article publié dans le quotidien français Le Monde, en hommage à André Mba Obame, qui nous révélait ce qui suit :

« Mais, comment ne pas repenser, en apprenant son décès au terme de six années de calvaire, à la sombre prédiction sous forme d'avertissement que me fit un homme très proche de l'actuel président Ali Bongo Ondimba ? Attablé dans un restaurant très prisé du bord de mer à Libreville, quelques jours après les obsèques de Bongo père, le personnage en question, très déçu par l'ancien ami qu'avait été Mba Obame, vitupérait cet « idiot » qui avait définitivement scellé son sort en se présentant contre son « frère » Ali. « C'est dommage pour lui, dit-il en substance, car il va maintenant tout perdre : son poste de ministre, ses biens et sa vie. André Mba Obame est un homme fini. » Tout perdre – jusqu'à sa vie ? L'assurance de cet homme de toutes les besognes avait de quoi intriguer. Il est aujourd'hui ambassadeur du Gabon dans une capitale très prestigieuse. »

Chers lecteurs, l’homme qui parlait ainsi à Marie-Roger Biloa n’est autre que Germain Ngoyo-Moussavou. Pour lui, en s’affranchissant des Bongo et de la pérennité du pouvoir héréditaire ; en se démarquant de cet esclavage, oui c’est est un ; André Mba Obame était un homme fini car il allait tout perdre : son poste de ministre, ses biens et sa vie. Germain Ngoyo-Moussavou laissait entendre que la servitude sous les Bongo était pour lui une garantie de sécurité autant matérielle que physique ; comme pour l’esclave qui estime que chez le maitre, il a un toit et de quoi manger ; alors que la liberté n’offre qu’incertitude et peut être même la mort si le maitre le rattrape. Germain Ngoyo-Moussavou occupe toujours de hautes fonctions, mais est-il libre ? Nous en doutons ! André Mba Obame a perdu la vie ; mais s’était-il libéré ? Assurément !

C’est l’Anglais Hobbes qui écrivait déjà au 15ième siècle que c'est la peur de l'insécurité et de la mort qui amène l'homme confronté à la tyrannie, à renoncer à sa liberté absolue pour accepter la compromission. Mais paradoxalement, qu’il le veuille ou non, l’être humain est fondamentalement libre et en tout temps et en tout lieu, même au Gabon, on a vu des individus, des groupes, des peuples préférer mourir plutôt que de d'y renoncer. Au Gabon aujourd’hui, cette aspiration est grandissante, et ceux qui en ont peur essaient honteusement de trouver des subterfuges destinés à détourner l’attention des gens de cet objectif de liberté.

C’est ainsi qu’alors que les forfaitures d’Ali Bongo et du régime ne sont plus à démontrer ; alors que le peuple dans son ensemble (il y a malheureusement toujours des exceptions), a soif d’une poussée déterminante vers la liberté, vers une destitution du système actuel; on voit surgir des demandes saugrenues de candidatures à une hypothétique élection dont le pouvoir contrôle 100% des leviers. Au lieu d’aller résolument à la conquête du pouvoir, certains préfèrerait la pérennisation dynastique des Bongo, car ils y voient une solution acceptable à leur yeux vu la peur irrationnelle qu’ils ont que ce pouvoir n’échoirait à un ressortissant de tel ou tel ethnie, de tel ou telle région du Gabon ! Les excuses sont nombreuses pour ceux qui disent tout, sauf vouloir destituer Ali Bongo !

Mais ce blog vient rappeler aux uns et aux autres, que la liberté n'a de sens qu'en société; et que toute forme de liberté individuelle engage donc forcément celle des autres. La liberté de tous est dès lors en contradiction avec tout empiètement sur la liberté de chacun. Elle garantit non seulement la sécurité mais aussi la vie de groupe, le développement de la culture, de la morale, de l’éducation, de l’économie, bref de la nation…

En quoi cette conception de la liberté fait-elle peur, non seulement aux « hors la loi » qui ne veulent rien sacrifier de leur pouvoir usurpé, mais aussi malheureusement à ceux qui tremblent de l’incertitude de s’assumer librement? Pourquoi certains ressentent tant d’angoisse face à la liberté ? Oui, cette liberté peut faire peur car elle est lourde à porter pour ceux qui se sont habitués à la servitude. Beaucoup de personnes la fuient en se réfugiant dans le conformisme et les modes de pensée rétrogrades. Mais la liberté reste pourtant une dimension fondamentale de la condition humaine et c’est pour cela que le Gabon sera libre, ou ne sera pas!

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