ONE OF OUR READERS GIVES HER OPINION ON CERTAIN GABONESE INTELLECTUALS. UNE DE NOS LECTRICE SE PRONONCE SUR CERTAINS INTELLECTUELS GABONAIS

© Cerelles




English version

Hello,

I come hereby to just give you my opinion on your very good text regarding these Gabonese intellectuals who are apologists for our butchers.

In fact, for me, whether it is Flavien Enongoué or Guy Rossatanga, who today are alongside Ali Bongo, or Jean-Francois Ntoutoume-Emane and others at Omar Bongo’s side yesterday; there are many of the most educated Gabonese, to call them simply: intellectuals, who have chosen the path of careerism. These people do not care about the future of Gabon because all they want is to play big somebody, whatever the nature of the regime in power in Gabon.

Because I do not have a short memory, I do not believe in the sincerity of these people who have gone into opposition after 2009, because it is difficult to think that it is today that the appetite for democracy of these politicians has suddenly become ravenous after decades of somnolence and alienation in the name of consensus which allowed them to have the crumbs of a power that held them obedient and faithful by the leash since 1967. If a Macky Sall comes about among them, I will convert willingly, but for now I stick to my cautious skepticism.

There are many of these Gabonese intellectuals who at every rumor of government reshuffling, run to occult dispensaries which abound in Gabon, in anticipatory wriggling, saying to themselves "and what if it is me? What if it is my turn?" What would they not do for a position, those bastards? Obviously they have to defend Ali Bongo; their professional advancement depends on it. The rest is unimportant; because for me, only wickedness, deceit, hypocrisy, dishonesty, greed and bad faith could lead anyone reasonable, educated, university professor, to refuse to acknowledge that Gabon is a dictatorship. A dictatorship stinks from a thousand miles away and no artifice can hide it.

To repeat loudly that Ali Bongo is great; to take hostage, with millions, the national public press to repeat endlessly that Gabon is evolving, developing, under Bongo’son direction; to display fanciful figures to show that Ali Bongo multiplies miracles in Gabon; to dedicate one’s intelligence to making a tyrant son of a tyrant, wear a halo; are inept, ridiculous and futile endeavors.

When these people, these so called intellectuals, without restraint, are already announcing their dancing for the winning of the next presidential elections of those who have always "won"; how not to be disgusted? Does anyone really think that these intellectuals would like the Gabonese university to be an agora of knowledge, a place of exchange and fulfillment? If these people think that a repressive and totalitarian Gabon is a good thing, a democracy; I wish they would tell me what they would regard as a dictatorship!

Those so called intellectuals are only interested in one thing: to parade before the woodwork of the presidential palace in Libreville, after cabinet meetings, showing off their satisfied minions smiles. These people do not give a crap about the autonomy of Gabon because they are blinded by their lust for status, like insects dazzled by the light of street lamps against which they will burn.

The truth in my opinion, is that we all, first of all the intellectuals, have abandoned Gabon; and it is because our country has been deliberately forgotten and abandoned by its owners, that strangers have recovered it and are exploiting it, in front of our tears. Gabon is there, before our eyes, in the hands of people of bad faith and disreputable crooks!

We need to heal ourselves from this tragedy in power in Gabon; but do not count on some intellectuals to get there. They have made their choice which is merely to caress the despotic regime in order to be invited to the government feast!



Version française

Bonjour,

Je viens par la présente vous donner mon avis sur votre très bon texte concernant ces intellectuels Gabonais qui font l’apologie de nos bouchers.

En fait, pour moi, que ce soit Flavien Enongoué ou Guy Rossatanga, aujourd’hui aux côtés d’Ali Bongo, ou les Jean-Francois Ntoutoume-Emane et autres aux côtés d’Omar Bongo hier ; nombreux sont les Gabonais les plus instruits, qu’on appellerait pour faire simple : intellectuels, qui ont choisi la voie de l’arrivisme. Ces gens n’ont rien à cirer du devenir du Gabon, car ils veulent tous jouer au grand quelqu’un, quel que soit la nature du régime au pouvoir au Gabon.

Parce que je n’ai pas la mémoire courte, je ne crois pas à la sincérité de tous ces gens qui sont passés dans l’opposition après 2009, car il m’est difficile de penser que c’est aujourd’hui que l’appétit de démocratie de ces hommes politiques se fait brusquement vorace après des décennies de somnolence et d’aliénation au nom d’un consensus qui leur permettait d’avoir des miettes d’un pouvoir qui les tenait en laisse docile et fidèle depuis 1967. Si un Macky Sall s’élevait parmi eux, je me reconvertirais volontairement, mais pour l’instant je m’attache à mon scepticisme prudent.

Ils sont nombreux, ces intellectuels Gabonais, qui, à chaque bruit de remaniement ministériel, courent les officines occultes dont regorgent le Gabon, frétillant d’anticipation en se disant: "et si c'était moi? Si c'était mon tour?" Que ne feraient-ils pas pour un maroquin, ces salauds (et salopes)? Evidement qu’ils défendent Ali Bongo; leur ascension professionnelle en dépend. Le reste ils s’en moquent, car pour moi, il n’y a que la méchanceté, la fourberie, l’hypocrisie, la malhonnêteté, la cupidité et la mauvaise foi qui puissent pousser quelqu’un de raisonnable, d’instruit, enseignant d’université, à refuser de reconnaître que le Gabon est une dictature. Une dictature, ça pue à mille lieux et aucun artifice ne peut la camoufler.

Répéter à tue-tête qu’Ali Bongo est une lumière ; prendre en otage, à coups de millions, la presse publique nationale pour répéter à hue et à dia que le Gabon évolue, se développe, sous la baguette de Bongo fils ; sortir des chiffres fantaisistes pour montrer qu’Ali Bongo multiplie des miracles au Gabon ; dédier son intelligence à faire porter une auréole à un tyran, fils d’un tyran ; sont des entreprises ineptes, ridicules et vaines.

Quand ces gens, ces fameux intellectuels, sans aucune retenue, nous annoncent déjà qu’ils dansent la victoire aux prochaines élections présidentielles de ceux qui ont toujours « gagné » ; comment ne pas être dégoutés ? Peut-on vraiment penser que ces intellectuels voudraient que l’université gabonaise soit une agora de la connaissance, un lieu d’échanges et d’épanouissement ? Si ces gens pensent que le Gabon répressif et totalitaire est une bonne chose, une démocratie ; j’aimerais bien qu’ils me disent ce qu’ils considéreraient comme étant une dictature !

Ces fameux intellectuels ne sont intéressés que par une chose: parader devant les boiseries du palais présidentiel de Libreville à la sortie du Conseil des ministres, exhibant leurs sourires de larbins satisfaits. Ces gens n’ont que foutre de l’autonomie des Gabonais, car ils sont aveuglés par leur soif de strapontins, comme des insectes éblouis par la lumière des lampadaires contre laquelle ils vont se bruler.

La vérité à mon avis, c’est que nous tous, et les intellectuels en premier, avons abandonné le Gabon ; et c’est parce que notre pays a été volontairement oublié et abandonné par ses propres propriétaires, que des étrangers l’on récupéré et l’exploitent, sous nos larmes. Le Gabon est là, sous nos yeux, entre les mains de personnes de mauvaise foi et d’escrocs imprésentables!

Il faut nous auto guérir de cette tragédie au pouvoir au Gabon; mais ne comptons pas sur certains intellectuels pour y arriver. Ils ont fait leur choix qui est de se contentent de caresser le régime despotique pour être invités à la bamboula gouvernementale!

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