THE DANGER OF INTELLECTUAL COOPERATION WITH DICTATORSHIP. LE DANGER DE LA COLLABORATION INTELLECTUELLE AVEC LA DICTATURE

Flavien Enongoue (photo : Pol'Com)


English version

Some Gabonese intellectuals praise Ali Bongo. But often these intellectuals also wear the hat of advisor to the same Ali Bongo, or even minister to Ali Bongo. We are in a logic inherited from Bongo father, which can briefly be summarized as follows:

"You have been appointed, you make money, so you defend me; and if you defend me well, you will be entitled to promotions so you could make even more money."

Dear readers, intellectuals operating according to this logic, ostensibly issue opinions and views which are not based on proven facts, expert reports, court or parliamentary decisions etc., but simply on the need to please Ali Bongo. When Flavien Enongoué tells you firstly that there is no political crisis in Gabon, and then writes a treatise in response to the political crisis in Gabon, proposing the abolition of political parties, we understand immediately where lies his motivation. Of course, when he talks about suppression of political parties, he speaks only of opposition parties; as the PDG must be eternal, this goes without saying!

In a country where opposition to the regime can mean material distress and continuous insecurity, these intellectuals are making the easiest choice; that of supporting Ali Bongo through his mediocrity, through his clinging to power despite the growing challenge to his legitimacy. These intellectuals do not hesitate to show that support by using the unacceptable argument that the idea of democracy is alien to the Gabonese people, and that these people only understand the idea of the concentration of power in the hands of an individual or a small group of individuals. As an apology for all the failures accumulated by Ali Bongo, these intellectuals argue as a defense, the old argument that it is those executing who are corrupt, that the orders of Ali Bongo are not executed by the local authorities; that it is his entourage that sabotages the work of the generalissimo leader. Ali Bongo always keeps the best role.

Dear readers, what credit has an intellectual who pretends to speak in the name of universal values, when in reality they simply defends the interests of their Masonic network and their own, or just their own skin? For this first post of the year 2016, it seems important to us to remember that intellectualism should not be tarnished in Gabon. Do not let these regime’s intellectuals build in Gabon a parallel world of anti-values, that they package in a pseudo bookish rhetoric to deceive people.

We must all continue to honor the right to information in Gabon, and this, even if we have to tell unpleasant truths that some institutional entities do not want to hear. Hopefully in 2016, we will remain faithful to lucidity, liberty, the right to information, the adversarial debate, and the freedom of Gabon. In the year 2016, there will be not question for us to ease off or put our guard down in the name of a pseudo national dialogue among friends; we must continue unabated our difficult fight against the mafia in power in Gabon. For us, there will be no cease-fire, or peace pipe, or truce, or armistice as long as Ali Bongo remains in power.



Version française

Certains intellectuels Gabonais font l’éloge d’Ali Bongo. Mais ces intellectuels portent aussi souvent la casquette de conseiller du même Ali Bongo, ou ministre du même Ali Bongo. Nous sommes dans une logique héritée de Bongo père, qui peut sommairement être résumée comme suit :

«Tu as été nommé, tu as touché, donc tu me défends ; et si tu me défends bien, tu auras droit à des promotions pour que tu touches encore plus».

Chers lecteurs, les intellectuels opérant selon cette logique, émettent ostensiblement des opinions et des avis qui ne s’appuient pas sur des faits avérés, des rapports d’experts, des décisions judiciaires ou parlementaires etc., mais simplement sur la nécessité de contenter Ali Bongo. Quand Flavien Enongoué vous dit d’une part qu’il n’y a aucune crise politique au Gabon, puis écrit un traité en réponse à la crise politique au Gabon, proposant la suppression des partis politiques, on comprend tout de suite d’où viennent ses motivations. Bien entendu, quand il parle de suppression des partis politiques, il ne parle que des partis d’opposition ; car le PDG, lui, doit être éternel, ça va de soi !

Dans un pays ou l’opposition au régime en place peut être synonyme de détresse matérielle et d’insécurité permanente, ces intellectuels font le choix le plus facile ; celui de soutenir un Ali Bongo ringardisé, agrippé au pouvoir malgré la contestation croissante de sa légitimité. Ces intellectuels n’hésitent pas, en filigrane, à soutenir l’inadmissible argument voulant que l’idée de démocratie soit étrangère au peuple Gabonais, et que ce peuple ne comprenne que l’idée de la concentration des pouvoirs entre les mains d’un individu ou d’un tout petit groupe d’individus. Pour excuser tous les ratés accumulés par Ali Bongo, ces intellectuels avancent comme défense le vieil argument voulant que ce soient le fait d’exécutants corrompus, que les ordres d’Ali Bongo ne soient pas exécutés par les autorités locales, que c’est l’entourage qui sabote le travail du leader generalissimo. Ali Bongo, lui, garde toujours le beau rôle.

Chers lecteurs, de quel crédit dispose un intellectuel qui feint de s’exprimer au nom de valeurs universelles, quand en réalité, il défend purement et simplement les intérêts de son réseau maçonnique et les siens propres, lorsque ce n’est pas tout simplement sa peau? Pour ce premier billet de l’année 2016, il nous semble important de rappeler que l’intellectualisme ne doit pas être galvaudé au Gabon. Ne laissons pas ces intellectuels du régime construire aux Gabonais un monde parallèle fait d’antivaleurs qu’ils emballent dans une rhétorique pseudo livresque pour faire illusion.

Nous devons tous continuer à honorer le droit à l’information au Gabon, et ce, même si nous devons dire des vérités désagréables à entendre pour certaines enceintes institutionnelles. Espérons que pour 2016, nous resterons fidèles à la lucidité, à la liberté, au droit à l’information, au débat contradictoire, et à la libéralisation du Gabon. En cette année 2016, pas question pour nous de mollir d'une maille, ni de baisser la garde au nom d'un pseudo dialogue national copain-copiniste ; nous devons poursuivre sans faiblir notre difficile combat contre l'ordre mafieux au pouvoir au Gabon. Pour nous, il n'y aura ni cessez-le-feu, ni calumet de la paix, ni trêve, ni armistice, tant qu’Ali Bongo sera au pouvoir.

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