ALI BONGO PLAYS THE TRICK OF "ME OR CHAOS!" ALI BONGO JOUE LE COUP DU « MOI OU LE CHAOS !»

Some Ivorians expelled from Gabon
Des Ivoiriens expulsés du Gabon
(Photo : Afrique News)




English version

The fine observers of Gabonese politics would easily detect this; unable to submit an argument of defense of his regime based on the results aligned on the huge revenues of the country, given the decline seen in the country, Ali Bongo appears to have decided to play his all and to ask the international community to accept that he remains in power, to avoid the risk that Gabon descends in chaos, because without him, it would be nothingness and barbarism!

To accomplish this, Ali Bongo has prepared the ground. He has called upon the official newspaper of the françafrique, Jeune Afrique, which in articles usually attributed to George Dougueli, but expressing the will of the Gabonese regime to portray the Gabonese people in unflattering ways, whose main fault seems to be a too great fondness for xenophobia. To bring tangible evidence to these claims, Ali Bongo’special services are activated whenever the need arises, like setting fire to the embassy of Benin following the announcement of the death of Andre Mba Obame; the aim here being twofold: to present the supporters of Andre Mba Obame as being both violent and xenophobic, and to cast aspersions on the opposition which would use the sickly Gabonese xenophobia to come to power.

Then, a certain psychosis and insecurity must be maintained in the country to justify a repressive regime headed by a strong man in the tradition of African dictatorships. So we are seeing strange fires in series, affecting CKDO stores. Already three have burned in recent months. When we consider that these stores are part of the Delta-Synergy stable of the Bongo family and are guarded by security companies the same Bongos own, one can only conclude that these fires are wanted and serve a certain logic: to create chaos to justify the need to continue with the dictatorship. Remember that by burning the CKDO stores, the subliminal message is that françafrique risks to be burned if Ali Bongo was no longer in power to protect its interests.

Now, embassies of françafrique accomplices countries such as Faure Gnassingbe’s Togo and Alassane Ouattara’s Ivory Coast, decide to issue memoranda asking their citizens resident in Gabon to seriously consider a withdrawal from Gabon to go back to their country of origin, then this decision of Gabonese and Ivorian authorities to expel some 600 Ivorians from Gabon.

When one adds to this, the supply of arms recently made to the Republican Guard, and the strong presence of arms and mercenaries in the northern region of the country which borders Cameroon and Equatorial Guinea, one quickly understands that they want to put the Gabonese people in a climate of terror and fear that will make it easier for them to accept to continue to suffer dictatorship; and for the international community, the argument is put before them the following choice: Ali Bongo and peace, or others and chaos?

For Ali Bongo, dear readers, never mind corruption, repression, assassinations, bad governance, the extent of economic crimes, the irregularities of polls, etc., he alone would be able to guarantee his sponsors to grow in peace the interests of françafrique. For this, he is ready to be a candidate under the banner of "me or chaos." But Ali Bongo forgets that this political posture is a way for him to implicitly recognize that the Gabonese institutions are only trompe l'oeil façades because if the country cannot function without him, it means that the system that has been built for nearly 50 years, is deficient in all respects and deserves to be destroyed and replaced with something better. Ali Bongo wants to spray the threat that the country would be ablaze if he lost power; for this, he foments this conflagration.

Ali Bongo says, "after me nothing"; which clearly means that he believes that his succession is not open. What do those who want to go to the election against him have to say? What deterrents do they have?




Version française

Les observateurs fins de la politique Gabonaise l’auront facilement décelé ; ne pouvant pas présenter une argumentation de défense de son régime basée sur des résultats alignées par rapport aux énormes recettes du pays, devant la déliquescence dans laquelle se retrouve le pays, Ali Bongo semble avoir décidé de jouer son va-tout et de demander à la communauté internationale d’accepter qu’il demeure au pouvoir, pour éviter les risques que le Gabon sombre dans le chaos, car sans lui, ce serait le néant et la barbarie!

Pour y arriver, Ali Bongo a fait baliser le terrain. Il a mis à contribution le journal officieux de la françafrique, Jeune Afrique, qui dans des articles généralement attribués à George Dougueli, mais exprimant la volonté du régime Gabonais, dresse un portrait des Gabonais peu flatteurs des Gabonais, dont le principal défaut semble être un trop grand penchant pour la xénophobie. Pour apporter des preuves palpables à ces affirmations, les services spéciaux d’Ali Bongo sont activés chaque fois que le besoin se fait sentir, en incendiant l’ambassade du Benin suite à l’annonce de la mort d’André Mba Obame ; l’objectif ici étant double : présenter les partisans d’André Mba Obame comme étant à la fois violents et xénophobes, et jeter l’opprobre sur l’opposition qui se servirait de la xénophobie maladive des Gabonais pour arriver au pouvoir.

Ensuite, il faut entretenir une certaine psychose dans le pays et une insécurité qui justifieraient un régime répressif avec à sa tête un homme fort, dans la pure tradition des dictatures africaines. Nous assistons donc à des incendies bizarres et en série, qui touchent les magasins CKDO. Déjà trois ont brulé ces derniers mois. Quand on sait que ces magasins font partie de l’écurie Delta-Synergie de la famille Bongo et sont gardés par les sociétés de gardiennages dont les mêmes Bongo sont propriétaires, on ne peut que conclure que ces incendies soient voulus et servent une certaine logique: créer le chaos pour justifier la nécessité de continuer avec la dictature. N’oubliez pas qu’en faisant bruler les magasins CKDO, le message subliminale est que la françafrique risque de bruler si Ali Bongo n’était plus au pouvoir pour en protéger les intérêts.

Voici maintenant que des ambassades de pays complices et hautement françafricains comme le Togo de Faure Gnassingbé et la Côte d’Ivoire d’Alassane Ouattara, décident de faire publier des circulaires demandant à leurs citoyens résidents au Gabon de sérieusement considérer un repli vers le pays d’origine, puis cette décision des autorités gabonaises et ivoiriennes de faire expulser quelques 600 ivoiriens du Gabon.

Quand on ajoute à cela la livraison d’armes récemment faite à la garde républicaine, et la forte présence d’armes et de mercenaires dans la région nord du pays qui est frontalière du Cameroun et de la Guinée Equatoriale, on comprend rapidement qu’on veuille installer les Gabonais dans un climat de terreur et de peur qui les fera accepter plus facilement de continuer à subir la dictature ; et pour la communauté internationale, l’argument est de les mettre devant un choix: Ali Bongo et la paix, ou un autre et le chaos ?

Pour Ali Bongo, chers lecteurs, qu’importent la corruption, la répression, les assassinats maquillés, la mal gouvernance, l’ampleur des crimes économiques, les irrégularités des scrutins, etc., lui seul doit pouvoir garantir à ses parrains, de faire fructifier dans la paix les intérêts de la françafrique. Pour cela, il est prêt à se porter candidat sous la bannière du "moi ou le chaos." Mais Ali Bongo oublie que cette posture politique revient pour lui à reconnaitre implicitement que les institutions gabonaises ne sont que des façades en trompe l’œil, car si le pays ne peut fonctionner sans lui, c’est que le système qui a été bâti depuis près de 50 ans, est déficient à tout point de vue et mérite d’être détruit et remplacé par quelque chose de plus saint. Ali Bongo veut laisser planer la menace que le pays s’embrase si le pouvoir lui échappait ; pour cela, il fomente lui-même cet embrasement.

Ali Bongo dit : « après moi le néant » ; cela signifie clairement qu’il considère que sa succession ne soit pas ouverte. Que répondent ceux qui veulent aller à l’élection contre lui ? Quels moyens de dissuasion ont-ils ?

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