DICTATORSHIP FREEZES ALL COUNTRIES. LA DICTATURE FIGE TOUT PAYS






English version

Dear readers, we want to share with you an exchange we have just had with a French journalist, interested in the debate on the Gabonese crisis and the avenues that could lead to its ending.

During this exchange, this journalist asked us the following question: "Could the Gabonese people accept to live for seven years, the status quo, as Manuel Valls seems to ask of them?"

We replied in the following way: "No, the Gabonese will never accept it. But if the international community does nothing, and the people remain in a logic of non-violence; Ali Bongo has the military means to remain in power at the tip of the bayonet; Which will force the Gabonese to undergo to bear him, but not to accept him. And this distinction is very important, because when we bear a regime, we will not help to move the country forward and our economy will remain stagnant."

Interested in this argument, the journalist in question asked us for examples demonstrating that the Gabonese people could react to the presence of Ali Bongo in power by negatively affecting the economy. We responded that this was possible by slowing down the consumption of goods whose sale is linked to the financial health of the regime. By purchasing our supplies only on the informal market and leaving behind the supermarkets. By purchasing our supplies in neighboring countries, mainly in Cameroon and Equatorial Guinea, for essential manufactured goods. We convinced him that a large-scale boycott could put the country on its knees.

The other interesting question he asked us was why, Gabon, this country that offers travelers who want new experiences, breathtaking landscapes, has failed to attract tourists in large numbers; in spite of a great use of expensive advertisements.

We told him that the answer was once again in the peculiarity of dictatorships to render countries stagnant. No one wants to visit a country in which citizens are not free. In general, tourists go to open and welcoming places; and Gabon is far from presenting this image. Tourists cannot visit in large numbers a country in which armed soldiers search vehicles all the time. Tourists cannot, instead of going to Kenya, The Seychelles or South Africa, come to a retrograde country like Gabon, where the dictatorship systematically blocks the development of the country, giving us the sensation of being idle, when one does not feel like they are going back several decades. We told him that the Gabonese regime was of a brutal conservatism in its conception of the state; and that in this conservatism, cynicism and a picturesque stupidity, were in dispute for the golden price of ridicule. This inevitably combines to freeze the development of the country and keep it away from the convulsions of economic, social and political progress.

The reporter agreed with us and decided that he might convert our conversation into an article for his newspaper if his editor-in-chief accepts it. The theme of the article would be the consequences of the continuation of the dictatorship in Gabon. We have obtained permission from him to already inform our readership.



Traduction française

Chers lecteurs, nous voulons vous faire part d’un échange que nous venons d’avoir avec un journaliste français, intéressé par le débat de la crise gabonaise et des pistes pouvant conduire à son dénouement.

Ce journaliste nous a, au cours de cet échange, posé la question suivante : « les gabonais peuvent-ils accepter de vivre encore pendant 7 ans, le statut quo, comme semble le leur demander Manuel Valls ? »

Nous lui avons répondu de la manière suivante : « non, les Gabonais ne l’accepterons jamais. Mais si la communauté internationale ne fait rien, et si le peuple reste dans une logique de non-violence ; Ali Bongo a les moyens militaires de demeurer au pouvoir à la pointe de la baïonnette ; ce qui forcera les Gabonais à le subir, mais pas à l’accepter. Et cette distinction est très importante, car lorsque nous subissons un régime, nous ne contribuerons en rien à faire avancer le pays et notre économie restera figée. »

Intéressé par cet argument, le journaliste en question nous a demandé des exemples démontrant que le peuple Gabonais puisse réagir à la présence d’Ali Bongo au pouvoir en affectant négativement l’économie. Nous lui avons répondu que cela est possible en ralentissant la consommation de biens dont la vente est rattachée à la santé financière du régime. En ne nous approvisionnant que sur le marché informel et en délaissant les grandes surfaces. En nous approvisionnant dans les pays voisins, principalement au Cameroun et en Guinée Equatoriale, pour les produits manufacturés de première nécessité. Nous l’avons convaincu qu’un boycott de grande envergure pouvait mettre le pays par terre.

L’autre question intéressante qu’il nous a posé était celle de savoir pourquoi, le Gabon, ce pays qui offre aux voyageurs qui veulent changer d'air, des paysages à couper le souffle, ne parvenait pas à attirer des touristes en grand nombre ; ce malgré un grand renfort de publicités couteuses.

Nous lui avons dit que la réponse se trouvait encore une fois dans la particularité qu’ont les dictatures à figer les pays. Personne ne veut visiter un pays dans lequel les citoyens ne sont pas libres. En général les touristes vont vers des endroits ouverts et accueillants ; et le Gabon est loin de présenter cette image. Les touristes ne peuvent pas visiter en grand nombre un pays dans lequel des soldats armés fouillent les véhicules à tout bout de champ. Les touristes ne peuvent pas, au lieu d’aller au Kenya, aux Seychelles ou en Afrique du Sud, venir dans un pays rétrograde comme le Gabon, où la dictature bloque systématiquement le développement du pays, nous donnant la sensation de faire du sur place, quand on ne revient pas plusieurs décennies en arrière. Nous lui avons dit que le régime gabonais était d’un conservatisme brutal dans sa manière de concevoir l’Etat ; et que dans ce conservatisme, le cynisme et une pittoresque bêtise, se disputaient la palme d’or du ridicule. Ceci conjugue inévitablement à figer le développement du pays et à le maintenir à l’écart des convulsions du progrès économique, social et politique.

Le journaliste a été d’accord avec nous et a décidé qu’il convertirait peut être notre échange en article pour son journal, si son rédacteur en chef l’accepte. Le thème de l’article sera les conséquences de la poursuite de la dictature au Gabon. Nous avons obtenu de lui l’autorisation de déjà mettre la puce à l’oreille de notre lectorat.

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