THE SECOND ROUND OF OUR DIALOGUE WITH GABONREVIEW: CAN AN ELECTION BE SIMPLY MECHANICAL? LE DEUXIÈME ROUND DE NOTRE DIALOGUE AVEC GABONREVIEW : UNE ÉLECTION DOIT ELLE ÊTRE SIMPLEMENT MÉCANIQUE ?



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English version

In an article published in the excellent "Gabonreview" and whose title is: "Electoral calendar: Should we go to the legislative elections?"; The editorialist argues about the potential advances that could be obtained by the opposition by participating in it, and also about the potential risks posed by a boycott of these elections.

We want to give our opinion by choosing the format of a friendly dialogue with Gabonreview, an interlocutor who has long earned our respect. Our arguments for a refusal to go to these legislative elections are as follows:

1. An election is not just a mechanical exercise without meaning:

Our Republic is supposed, on paper at least, to operate according to the principle of a representative government of the people, in the sense that the President is elected by direct universal suffrage and the chambers of parliament are populated by direct votes too. In this context, the primary function of the election in our Republic should be to allow citizens to choose their rulers and their representatives, who on their behalf will execute a program and vote the law, at the government and Parliament respectively. When we have understood this, we can agree that the election is a delegation of sovereignty.

The most important election being that of the President of the Republic, it is totally absurd to ask a people whose votes have just been stolen in a presidential election, to go vote their representatives in parliament who will work with the usurper to seek to satisfy the demands of the population. This is a surreal situation!

If the first grievance of the Gabonese people was to dismiss Ali Bongo, but he refused to leave and proceeded to kill so many Gabonese; what is the point of constituting a parliament if the republic itself is fundamentally flawed at its head? In serious democracies, when a president suffers a bitter electoral or referendum defeat, they often asks for the dissolution of the National Assembly and the convocation of new legislative elections to form a new government more representative of the period and of the wish of the people.

To go to Ali Bongo’s legislative elections is the most absurd thing, because he has no legitimacy. Parliament cannot be dissociated from the presidency, since the two institutions are pillars of the State. One cannot have an illegitimate President and a legitimate parliament. It's incongruous!

2. What would be the use of the MPs if the 2016 electoral dispute is not solved?

If one accepts the fact that the opposition must constitute an effective counter-power whose opinions would prevent those in power to carry out policies that run counter to civil rights and freedoms. But what power can the opposition have in a scenario where the President of the Republic is a usurper.

An effective opposition must reveal the possibility of political alternation. But there is no alternate choice possible unless the voters are respected and their votes are sacred. But when the opposition cannot come to power, because the system is conceived for one man only and a single clan, it must be admitted that there is a problem and it is not a sprinkling of legislative elections that will solve this problem.

For this blog, for all these reasons, the legislative elections have no meaning in the current situation of Gabon.




Traduction française

Dans un article paru dans l’excellent organe « Gabonreview » et dont le titre est : « Calendrier électoral : Faut-il aller aux législatives ? » ; l’éditorialiste argumente sur les potentiels avancées qui pourraient être obtenues par l’opposition en y participant, et aussi sur les potentiels risques que représente un boycotte de ces élections.

Nous voulons ici donner notre avis en choisissant le format d’un dialogue sympathique avec Gabonreview, un interlocuteur qui a mérité depuis longtemps notre respect. Nos arguments pour un refus d’aller à ces législatives sont les suivants :

1. Une élection n’est pas seulement un exercice mécanique sans signification :

Notre République est supposée, sur le papier néanmoins, fonctionner selon le principe d’un gouvernement représentatif du peuple, en ce sens que le Président est élu au suffrage universel direct et les chambres du parlement sont peuplées d’élus par suffrages directs eux aussi. Dans un tel contexte, la fonction première de l’élection dans notre République, devrait être de permettre aux citoyens de choisir leurs gouvernants et leurs représentants, qui en leur nom exécuteront un programme et voteront la loi, au gouvernement et au Parlement respectivement. Quand on a compris cela, on s’accorde sur le fait que l’élection soit une délégation de souveraineté.

L’élection la plus importante étant celle du Président de la république, il est totalement absurde de demander à un peuple dont on vient à peine de voler les suffrages lors d’une élection présidentielle, d’aller voter leurs représentants au parlement qui travailleront avec l’usurpateur pour chercher à satisfaire aux demandes des populations. C’est une situation surréaliste !

Si la première doléance des Gabonais a été de congédier Ali Bongo, mais que ce dernier ait refusé de partir en tuant tant de Gabonais ; à quoi bon constituer un parlement, si la république elle-même est fondamentalement viciée ? Dans les grandes démocraties, quand un président essuie un cuisant échec électoral ou référendaire, il demande souvent la dissolution de l’Assemblée Nationale et la convocation de nouvelles élections législatives permettant de former un nouveau gouvernement plus représentatif de la période et du vœu du peuple.

Aller aux législatives d’Ali Bongo est la chose la plus absurde qui soit, car il ne dispose d’aucune légitimité. On ne peut pas dissocier le parlement de la présidence, car les deux institutions sont des piliers de l’Etat. On ne peut pas avoir un Président illégitime et un parlement légitime. C’est incongru !

2. A quoi serviraient les députés si le contentieux électoral de 2016 n’est pas évacué ?

Si on accepte le fait que l’opposition doive constituer un contre-pouvoir efficace, dont les avis évitent au pouvoir de mener une politique allant à l’encontre des droits et libertés civiques. Mais de quel pouvoir peut disposer l’opposition dans un scenario où le Président de la République est un usurpateur.

Une opposition efficace doit laisser apparaitre la possibilité d’une alternance politique. Mais il n’y a de choix d’alternance possible que si l’électeur est respecté et si ses suffrages sont sacrés. Mais quand l’opposition ne peut pas arriver au pouvoir, parce que le système est conçu pour un seul homme et un seul clan, il faut avouer qu’il y ait problème et ce ne sont pas des élections législatives en saupoudrage qui viendront régler ce problème.

Pour ce blog, pour toutes ces raisons, des élections législatives n’ont aucun sens dans la situation actuelle du Gabon.

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