ANALYSIS OF THE PRONOUNCEMENT OF JEAN GASPARD NTOUTOUME AYI ABOUT THE RETIREMENT PLANS IN GABON! ANALYSE DE LA SORTIE DE JEAN GASPARD NTOUTOUME AYI AU SUJET DU RÉGIME DE RETRAITE AU GABON!
English version
This blog analyzed the recent statement by Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, Member of Parliament for Akanda, on the pension system in Gabon. Here is what we think:
What holds up:
• The logic of pay-as-you-go is sound: in a pay-as-you-go system, contributions from active workers fund current pensions. Raising pensions without new resources is impossible.
• The link between contributions and benefits is real. His CNSS anecdote (contributing on 1.5 million when the actual salary is far higher) describes a genuine problem, the underreporting of salaries, which mechanically lowers pensions.
• The criticism of privileges is legitimate: a lifetime pension after a 5 year term, for example, raises a question of fairness, especially if it is financed by the State budget. It is a burden that is too heavy to bear.
What is more debatable:
• His very categorical claim that pensions are never financed by taxes is too absolute. The State, as employer, pays employer contributions and often covers the deficits of public schemes, which comes out of the budget. A civil servant's pension is therefore not so different in this respect.
• His logic that raising pensions = raising the contribution rate is not the only path. One can also recover arrears from bad payers (his own examples), broaden the contribution base, adjust the retirement age, or increase the number of contributors.
• Abolishing is not reforming. An alternative would be to bring parliamentarians into the general scheme with mandatory contributions. Its defenders argue that terms are short and uncertain, that a term in office often costs a person their career, and that without social protection there is a risk of making the position less attractive or encouraging other forms of enrichment.
• Generalizing about retirees rests on his personal experience. Many retirees were not executives of public companies, so his example is rather reductive.
The principle of contribution and fairness that Jean Gaspard Ntoutoume Ayi defends is widely shared by thinking Gabonese; but the real question is whether these schemes should be abolished or made more contributory, and that is a political choice.
This is a debate that deserves to be explored seriously, by technicians and technocrats, far from the prevailing kounabelism.
Version française
Ce blog a analysé la récente sortie de Jean Gaspard Ntoutoume Ayi, Député d’Akanda, au sujet du régime de retraite au Gabon. Voici ce que nous en pensons :
Ce qui tient:
• La logique de la répartition est juste : dans un système par répartition, les cotisations des actifs paient les pensions en cours. Augmenter les pensions sans nouvelles ressources est impossible.
• Le lien cotisations-prestations est réel. Son anecdote de la CNSS (cotiser sur 1,5 million alors que le salaire réel est bien supérieur) décrit un vrai problème, la sous-déclaration des salaires, qui réduit mécaniquement les pensions.
• La critique des privilèges est légitime : une pension à vie après un mandat de 5 ans par exemple, pose une question d'équité, surtout si elle est financée par le budget de l'État. C’est un fardeau qui est trop lourd à porter.
Ce qui est plus discutable:
• Sa déclaration très péremptoire selon laquelle la retraite n'est jamais financée par l'impôt, est trop absolue. L'État employeur verse des cotisations patronales et comble souvent les déficits des régimes publics, ce qui passe par le budget. La pension d'un fonctionnaire n'est donc pas si différente sur ce plan.
• Sa logique selon laquelle augmenter les pensions = augmenter le taux de cotisation, n'est pas la seule voie. On peut aussi recouvrer les arriérés des mauvais payeurs (ses propres exemples), élargir l'assiette, agir sur l'âge de départ ou sur le nombre de cotisants.
• Supprimer n'est pas réformer. Une alternative serait d'intégrer les parlementaires au régime général avec cotisations obligatoires. Ses défenseurs avancent que les mandats sont courts et incertains et qu'un mandat fait souvent perdre une carrière, et que sans protection sociale on risque de réduire l'attractivité de la fonction ou d'encourager d'autres formes d'enrichissement.
• La généralisation sur les retraités repose sur son expérience personnelle. Beaucoup de retraités n'étaient pas des dirigeants de sociétés publiques. Donc son exemple est assez réducteur.
Le principe de contribution et d'équité que défend Jean Gaspard Ntoutoume Ayi est largement partagé par les Gabonais pensants;
mais l'enjeu réel est de savoir s'il faut supprimer ces régimes ou les rendre plus contributifs, et c'est un choix politique.
C’est un débat qui mérite d’être exploré sérieusement, par des techniciens et technocrates. Loin du kounabelisme ambiant.
Comments
Post a Comment