AND MR. MOUTSIANGOU WAS FIRED ! ET M. MOUTSIANGOU FUT DÉBARQUÉ!

 



English version

Here is a summary of the key points from this interview broadcast on the Gabon 24 channel, featuring the First President of the Court of Auditors of Gabon:

The main topic: A 1,700 billion FCFA shortfall. The interview focuses on the shocking announcement of a colossal amount of 1,700 billion FCFA owed to the Gabonese state. This figure does not correspond to foreign debt, but represents an accumulation of embezzled funds, "débets" (public funds disbursed without valid supporting documents by accountants or public agents), and fines.

The origin and period of the debt: This astronomical sum accumulated over several decades. The First President divides it into three main periods:

  • From 1980 to 1990: 150 billion FCFA.

  • From 1991 to 2014: 1,400 billion FCFA.

  • From 2015 to 2022: The balance of the total sum. He specifies that these claims consist of 90% "débets" and 10% fines.

Why wasn't this money recovered earlier? He points to the responsibility of the Public Treasury. Numerous judgments and court decisions were rendered (some dating back to 1985), but the Public Treasury, which holds very strong recovery powers, never enforced these decisions. He also admits there was a general complacency among institutions, including the Court of Auditors, which turned a blind eye to the non-enforcement of its own rulings.

The one-month ultimatum and planned sanctions: To stop the bleeding, the Court of Auditors imposed a one-month deadline (from September 7 to October 7) for the individuals and private companies involved to settle their debts to the State. After this deadline, coercive measures (real estate seizures, criminal prosecutions) will be triggered. An important detail highlighted is the responsibility of heirs: in the event of the debtor's death, their beneficiaries who inherited assets (houses, land, etc.) will have to settle the debt with the State.

Reforms for the future: To ensure this scenario does not happen again, he calls for a complete overhaul of internal control mechanisms. He insists that every expense must be certified, that the laws and the public procurement code must be strictly respected, and that the heads of administrative departments must resume their true supervisory roles.

The broadcast concludes with the promise from the First President of the Court of Auditors to return to the set at the end of the October ultimatum to publicly announce how many billions have actually been recovered to finance the country's development. We now know that for him, there will be no follow-up, as he has been ousted from his position.


Version francaise

Voici un résumé des points clés de cette interview diffusée sur la chaîne Gabon 24, qui recevait le Premier président de la Cour des comptes du Gabon :

Le sujet principal : Un trou de 1 700 milliards de FCFA.

L'interview se concentre sur l'annonce choc d'un montant colossal de 1 700 milliards de FCFA dû à l'État gabonais. Ce chiffre ne correspond pas à la dette extérieure, mais représente un cumul de détournements de fonds, de "débets" (des fonds publics décaissés sans pièces justificatives valables par des comptables ou agents publics) et d'amendes.

L'origine et la période de la dette Cette somme astronomique s'est accumulée sur plusieurs décennies. Le Premier président la divise en trois grandes périodes:

  • De 1980 à 1990 : 150 milliards de FCFA.

  • De 1991 à 2014 : 1 400 milliards de FCFA.

  • De 2015 à 2022 : Le solde de la somme totale. Il précise que ces créances sont constituées à 90 % de débets et à 10 % d'amendes.

Pourquoi cet argent n'a-t-il pas été recouvré plus tôt ? Il pointe la responsabilité du Trésor public. De nombreux arrêts et décisions de justice ont été rendus (certains datant de 1985), mais le Trésor public, qui détient des pouvoirs de recouvrement très forts, n'a jamais forcé l'exécution de ces décisions. Il admet également qu'il y a eu une complaisance générale des institutions, y compris de la Cour des comptes qui fermait les yeux sur la non-application de ses propres arrêts.

L'ultimatum d'un mois et les sanctions prévues: Pour stopper l'hémorragie, la Cour des comptes a imposé un délai d'un mois (du 7 septembre au 7 octobre) pour que les personnes et les entreprises privées concernées viennent régler leurs dettes à l'État. Passé ce délai, des mesures coercitives (saisies immobilières, poursuites pénales) seront déclenchées. Un détail important souligné est la responsabilité des héritiers : en cas de décès du débiteur, ses "ayants droit" qui ont hérité des biens (maisons, terrains, etc.) devront solder la dette vis-à-vis de l'État.

Les réformes pour l'avenir: Pour que ce scénario ne se reproduise plus, le Monsieur appelle à refonder les mécanismes de contrôle interne. Il insiste sur le fait que chaque dépense doit être certifiée, que les textes de loi et le code des marchés publics doivent être rigoureusement respectés, et que les chefs de départements administratifs doivent reprendre leur véritable rôle de supervision.

L'émission se conclut sur la promesse du Premier président de la Cour des Comptes de revenir sur le plateau à l'issue de l'ultimatum d'octobre pour annoncer publiquement combien de milliards auront été effectivement récupérés pour financer le développement du pays. Nous le savons desormais que pour lui, il n'y aura pas de suite car il a été évincé de son poste.

Comments

Popular posts from this blog

GAGAN GUPTA’S MASTERFUL TRICK! LA MAGISTRALE ENTOURLOUPE DE GAGAN GUPTA !

"THE DECLINE OF COURAGE" BY ALEXANDER SOLZHENITSYN! « LE DÉCLIN DU COURAGE » PAR ALEXANDRE SOLJENITSYNE !