NO, THE APPARENT SIMPLICITY OF CBON AND HIS INCLINATION FOR POPULISM, WILL NOT DEVELOP THE COUNTRY! NON, L’APPARENTE SIMPLICITÉ DE CBON ET SON PENCHANT POUR LE POPULISME NE DÉVELOPPERONT PAS LE PAYS !





English version 


Dear readers, this post is a warning about the seduction of affability and simplicity, shown by a leader.


Complex problems: economic stagnation, corruption, weak institutions, ethnic or regional tension, etc., have causes that are tangled, structural, and slow-moving. But human beings (and especially uneducated ones and people leaving in precarious conditions) crave clean explanations and quick fixes. 


So there's always someone offering one easy ready made solution: "it's the elites," "it's the foreigners," "it's one corrupt minister," "it’s Bilié By Nzé alone" "just do this and it's solved." 


History teaches us that the existence of a simple answer is not evidence of its truth. In fact, for genuinely complicated questions, the simple answer is almost always wrong precisely because it ignores the complexity. The neatness is a warning sign, not a reassurance.


The belief that a likable president showing up is sufficient for progress is one of those presumptive simple and straightforward answers to a subtle and complicated question: how does a country actually develop institutions, infrastructure, and broad-based prosperity?


• Affability-as-governance is a trap: "Things will get better because the president is warm and visible" is simple, emotionally satisfying, and wrong. It substitutes a feeling for a mechanism. Real progress (functioning courts, diversified economy beyond oil, accountable civil service) has no shortcut through charisma.


• Populism thrives by supplying these simple answers on demand. A populist leader's political product is often exactly this: a clean story ("the old elites failed you, I understand you, trust me") that stands in for a policy program. This sells even when it doesn't deliver because the public isn't necessarily naive, it's responding to a basic feature of human cognition that prefers easy and fast resolution over ambiguity.


The people consistent stance is to be suspicious of any political offer that reduces a country's real, tangled problems (oil dependency, weak diversification, patronage networks, institutional capacity) to "just trust the right likable person." 


Progress in cases like Gabon's is more likely to come from unglamorous, hard-to-communicate work such as tax administration reform, budget transparency, judicial independence; precisely the kind of thing that doesn't fit on a propaganda poster or feel as good as watching a president shake hands in a village.


Technocratic critics can also oversimplify things when they say: "just get competent managers in charge and it's solved", without addressing why patronage politics exists in the first place, or what legitimate function affability and personal connection actually serve in mobilizing cooperation in a low-trust environment. 


If Gabon is to become a developed country, like elsewhere, it will have to be through hard work and against any narrative that promises tidy resolution of what is, in truth, a hard multi-decade institution-building problem.





Version Française 


Chers lecteurs, ce billet est une mise en garde contre la séduction de l'affabilité et de la simplicité qu'affiche un dirigeant.


Les problèmes complexes tels que la stagnation économique, la corruption, des institutions faibles, des tensions ethniques ou régionales, etc., ont des causes entremêlées, structurelles et qui évoluent lentement. Mais les êtres humains (et particulièrement les personnes peu instruites et celles vivant dans des conditions précaires) recherchent des explications simples et des solutions rapides.


Il y a donc toujours quelqu'un pour proposer une solution facile et toute faite : « ce sont les élites les fautifs », « ce sont les étrangers les coupables», « c'est un ministre corrompu qui est le responsable », « c'est Bilié By Nzé à lui seul qui doit payer », « faites juste ceci et tout sera résolu ».


L'histoire nous enseigne que l'existence d'une réponse simple n'est pas la preuve de sa vérité. En réalité, pour des questions véritablement complexes, la réponse simple est presque toujours fausse, précisément parce qu'elle ignore la complexité. La netteté de la réponse est un signal d'alarme, pas un motif de réassurance.


La croyance selon laquelle la simple présence d'un président sympathique suffit à garantir le progrès est l'une de ces réponses simplistes et présumées à une question subtile et complexe : comment un pays parvient-il réellement à développer ses institutions, ses infrastructures et une prospérité largement partagée ?


• L'affabilité érigée en mode de gouvernance est un piège : « Les choses vont s'améliorer parce que le président est chaleureux et visible » est une idée simple, émotionnellement satisfaisante, et fausse. Elle substitue un sentiment à un mécanisme. Le véritable progrès (des tribunaux qui fonctionnent, une économie diversifiée au-delà du pétrole, une fonction publique responsable) ne connaît aucun raccourci par le charisme.


• Le populisme prospère en fournissant à volonté ces réponses simples. Le produit politique d'un dirigeant populiste est souvent exactement cela : un récit simpliste (« les anciennes élites vous ont trahis, je vous comprends, faites-moi confiance ») qui tient lieu de programme politique. Cela se vend bien même quand ça ne produit rien, non pas parce que le public serait naïf, mais parce qu'il répond à une caractéristique fondamentale de la cognition humaine, qui préfère une résolution facile et rapide à l'ambiguïté.


La position cohérente du peuple consiste à se méfier de toute offre politique qui réduit les problèmes réels et enchevêtrés d'un pays (dépendance pétrolière, faible diversification, réseaux clientélistes, capacité institutionnelle) à un simple « faites confiance à la bonne personne, celle qui est sympathique ».


Le progrès, dans des cas comme celui du Gabon, viendra plus probablement d'un travail peu glamour et difficile à communiquer : réforme de l'administration fiscale, transparence budgétaire, indépendance de la justice; exactement le genre de chose qui ne tient pas sur une affiche de propagande et qui ne procure pas la même satisfaction que de voir un président serrer des mains dans un village.


Les critiques technocratiques peuvent eux aussi simplifier à l'excès lorsqu'ils affirment : « il suffit de mettre des gestionnaires compétents aux commandes et tout sera résolu », sans s'interroger sur les raisons pour lesquelles la politique clientéliste existe en premier lieu, ni sur la fonction légitime que l'affabilité et les liens personnels peuvent réellement remplir pour mobiliser la coopération dans un environnement de faible confiance.


Si le Gabon doit devenir un pays développé, comme ailleurs, ce sera au prix d'un travail difficile et contre tout récit promettant une résolution simpliste de ce qui est, en vérité, un dur problème de construction institutionnelle s'étalant sur plusieurs décennies.

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