MUSSOLINI, THE INVENTOR OF MODERN POPULISM. YOU WILL SEE GLIMPSES OF CBON! MUSSOLINI, L’INVENTEUR DU POPULISME MODERNE. VOUS ALLEZ ENTREVOIR CBON!
English version
Recently, the Italian author Antonio Scurati made an analysis of Benito Mussolini that is highly influential and has been widely discussed, in the international press.
He is the author of the award-winning, multi-volume documentary novel series starting with M. Son of the Century (M. Il figlio del secolo).
Scurati focuses on demystifying the dictator and analyzing how he laid the blueprint for modern political populism.
Scurati argues that Mussolini was the archetype of the modern populist leader. Rather than leading the masses with a rigid, predefined grand vision, Mussolini was a master of reading the people and telling them what they wanted to hear. Scurati describes him as a leader who didn't guide the crowd, but rather followed its darkest instincts, amplifying what the people already wanted to hear. This is very similar to what CBON does in Gabon.
A central thesis of Scurati’s work is how Mussolini harnessed the collective anxiety of post-World War I Italy. The population was terrified of economic ruin and the threat of a socialist revolution.
Mussolini realized that fear is a powerful political tool, but only if it is transformed into hatred. He gave the frightened masses a target for their anger, turning societal anxiety into organized violence.
Unlike Adolf Hitler, who laid out a specific, rigid, and fanatical ideology in Mein Kampf before taking power, Mussolini is described by Scurati as a political opportunist. Mussolini started as a radical socialist before pivoting completely to the extreme right. He was an empty vessel who filled himself with whatever rhetoric, alliances, or violence were necessary to seize and maintain power. Isn’t this also very similar to CBON?
Scurati chose to write his novels from the perspective of Mussolini and his inner circle, entirely removing the anti-fascist viewpoint from the narrative. He did this to strip away the myth of the evil genius and expose the mediocrity, petty ambitions, and moral emptiness of the men who built the regime.
He explains that fascism wasn't built by supernatural monsters, but by incredibly ordinary, violent men who capitalized on the collapse of traditional democratic institutions. Again, this is reminiscent of CBON.
Scurati often warns that because Mussolini’s tactics, exploiting grievances, attacking the press, and presenting himself as the sole savior of a nation in decline, were essentially stripped of deep ideology, they are highly replicable. He explains Mussolini not just as a historical figure, but as a cautionary tale for modern democracies facing populist surges today.
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Version française
Récemment, l'auteur italien Antonio Scurati a livré une analyse de Benito Mussolini très influente et largement commentée dans la presse internationale.
Il est l'auteur de la série de romans documentaires en plusieurs volumes, maintes fois primée, qui débute avec M. L'Enfant du siècle (M. Il figlio del secolo).
Scurati s'attache à démystifier le dictateur et à analyser la façon dont il a jeté les bases du populisme politique moderne.
Scurati soutient que Mussolini était l'archétype du leader populiste moderne. Plutôt que de diriger les masses avec une grande vision rigide et prédéfinie, Mussolini était passé maître dans l'art de sonder la foule et de lui dire ce qu'elle voulait entendre. Scurati le décrit comme un dirigeant qui ne guidait pas la foule, mais suivait plutôt ses instincts les plus sombres, amplifiant ce que le peuple voulait déjà entendre. Cela ressemble fort à ce que fait CBON au Gabon.
Une thèse centrale de l'œuvre de Scurati est la manière dont Mussolini a exploité l'anxiété collective de l'Italie de l'après-Première Guerre mondiale. La population était terrifiée par la ruine économique et la menace d'une révolution socialiste.
Mussolini a compris que la peur est un outil politique puissant, mais seulement si elle est transformée en haine. Il a donné aux masses effrayées une cible pour leur colère, transformant l'anxiété sociétale en violence organisée.
Contrairement à Adolf Hitler, qui a exposé une idéologie spécifique, rigide et fanatique dans Mein Kampf avant de prendre le pouvoir, Mussolini est décrit par Scurati comme un opportuniste politique. Mussolini a commencé comme socialiste radical avant de pivoter complètement vers l'extrême droite. Il était une coquille vide qui se remplissait de n'importe quelle rhétorique, alliance ou violence nécessaire pour s'emparer du pouvoir et s'y maintenir. N'est-ce pas là aussi très similaire à CBON ?
Scurati a choisi d'écrire ses romans du point de vue de Mussolini et de sa garde rapprochée, en supprimant entièrement le point de vue antifasciste du récit. Il l'a fait pour déconstruire le mythe du génie du mal et exposer la médiocrité, les ambitions mesquines et le vide moral des hommes qui ont bâti le régime.
Il explique que le fascisme n'a pas été construit par des monstres surnaturels, mais par des hommes incroyablement ordinaires et violents qui ont capitalisé sur l'effondrement des institutions démocratiques traditionnelles. Là encore, cela rappelle CBON.
Scurati avertit souvent que, parce que les tactiques de Mussolini — exploiter les rancœurs, attaquer la presse et se présenter comme l'unique sauveur d'une nation sur le déclin — étaient essentiellement dépourvues d'idéologie profonde, elles sont hautement reproductibles. Il dépeint Mussolini non seulement comme une figure historique, mais aussi comme une mise en garde pour les démocraties modernes confrontées aujourd'hui à des montées populistes.
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