THE GAME IS OVER BUT THE GABONESE SIDE STILL PRETENDS TO GESTURE ! LES JEUX SONT FAITS MAIS LA PARTIE GABONAISE FAIT ENCORE SEMBLANT DE GESTICULER !
English version
On July 28, 2026, in Addis Ababa, Gabon and Equatorial Guinea signed a Joint Commitment Agreement under the auspices of the African Union. This document formalizes Libreville's acceptance of the ruling issued in May 2025 by the International Court of Justice (ICJ), which definitively recognized Equatorial Guinean sovereignty over the Mbanie, Cocotiers, and Conga islands as the successor state to Spain. This is now legally final, and anyone telling you otherwise on social media or through a press release from the presidency of the republic is making a fool of you!
However, while the territorial status is settled, the residual agitation in certain Gabonese circles allegedly stems from the fact that these individuals want negotiations to follow regarding the immense macroeconomic stakes underlying this dispute.
The Gabonese administration's attention has pragmatically shifted from the land to the sea, as no serious person believes for a single moment that Gabon could recover Mongomo. Only jokers entertain this idea.
The three islets represent only about twenty hectares of sand and mangrove, but the real sinews of war are black gold.
- Wealth of the seabed: The surrounding waters, located in the Gulf of Guinea, command access to major offshore oil blocks.
- Strategic reserves: Sector data estimates that neighboring oil projects (such as the Ceiba, Okume, or Nyonie Deep complexes) hold nearly 743 million barrels of crude oil. At the current price of around $100 a barrel, these reserves are estimated at over $74 billion, or 48,400 billion CFA francs.
- Macroeconomic dependency: For states whose budgetary balance and infrastructures are structurally dependent on oil revenue, particularly in a context of natural decline in certain mature fields, every square kilometer of offshore exploitation zone is vital.
Do not be fooled by the inconsequential chest-thumping of the editorialists from the newspaper L'Union, because Gabonese diplomacy is now focusing its energy on the technical phase brought about by the July 2026 agreement: the definitive tracing of the maritime border and the definition of Exclusive Economic Zones (EEZ).
The loss of sovereignty over these islands modifies the reference point for charting territorial waters. Libreville is therefore seeking to negotiate a demarcation that secures its current and future oil exploration permits as much as possible.
Beyond strict extractive profitability, clarifying this maritime space is an imperative for public governance. It determines the State's capacity to administer maritime flows, combat illegal fishing, and stem the transnational trafficking endemic to this sub-region.
Dear readers, Gabon is not posturing to recover hectares of land in northern Gabon; rather, it is attempting to maneuver technically so as not to lose the economic dividends of its maritime space.
Version française
Le 28 juillet 2026, à Addis-Abeba, le Gabon et la Guinée équatoriale ont signé un Accord d'engagement conjoint sous l'égide de l'Union africaine. Ce document acte l'acceptation par Libreville de l'arrêt rendu en mai 2025 par la Cour internationale de justice (CIJ), qui a définitivement reconnu la souveraineté équato-guinéenne sur les îles Mbanié, Cocotiers et Conga au titre d'État successeur de l'Espagne. Ceci est désormais juridiquement définitif et toute personne qui vous dit le contraire sur les réseaux sociaux ou par communiqué émanant de la présidence de la république, se moque de vous !
Cependant, si le statut territorial est tranché, l'agitation résiduelle dans certains milieux gabonais viendrait du fait que ces gens voudraient que des négociations s'ensuivent au sujet des immenses enjeux macroéconomiques qui sous-tendent ce différend.
L'attention de l'administration gabonaise s'est pragmatiquement déplacée de la terre vers la mer, car personne de sérieux ne pense un seul instant que le Gabon pourrait récupérer Mongomo. Seuls les plaisantins entretiennent cette idée.
Les trois îlots ne représentent qu'une vingtaine d'hectares de sable et de mangrove, mais le véritable nerf de la guerre est l'or noir.
- Richesse du sous-sol marin : Les eaux environnantes, situées dans le golfe de Guinée, commandent l'accès à des blocs pétroliers offshores majeurs.
- Réserves stratégiques : Les données sectorielles estiment que les projets pétroliers limitrophes (comme les complexes de Ceiba, Okume ou Nyonie Deep) recèlent près de 743 millions de barils de brut. Au prix courant d’environ 100 dollars le baril, ce sont des réserves estimées à plus de 74 milliards de dollars, soit 48400 milliards de francs CFA.
- Dépendance macroéconomique : Pour des États dont l'équilibre budgétaire et les infrastructures dépendent structurellement de la rente pétrolière, particulièrement dans un contexte de déclin naturel de certains champs matures, chaque kilomètre carré de zone d'exploitation offshore est vital.
Ne vous fiez pas au bombeurs de torse sans aucune portée commune les éditorialistes du Journal L’Union, car la diplomatie gabonaise concentre désormais son énergie sur la phase technique induite par l'accord de juillet 2026 : le tracé définitif de la frontière maritime et la définition des Zones Économiques Exclusives (ZEE).
La perte de souveraineté sur ces îles modifie le point de référence pour le tracé des eaux territoriales. Libreville cherche donc à négocier une démarcation qui sécurise au maximum ses permis d'exploration pétrolière actuels et futurs.
Au-delà de la stricte rentabilité extractive, la clarification de cet espace maritime est un impératif de gouvernance publique. Elle conditionne la capacité de l'État à administrer les flux maritimes, à lutter contre la pêche illégale et à endiguer les trafics transnationaux endémiques dans cette sous-région.
Chers lecteurs, le Gabon ne gesticule pas pour récupérer des hectares de terre, au Nord du Gabon; mais essaie de manœuvrer techniquement pour ne pas perdre les dividendes économiques de son espace maritime.
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