A DISASTROUS DECISION! UNE DECISION DÉSASTREUSE!
English version
Dear readers, upon reading the facts reported in this article, one quickly grasps why this decision by the National Scholarship Agency of Gabon (ANBG) should provoke a feeling of anger and waste in any self-respecting Gabonese.
It is a situation that raises legitimate concerns regarding the long-term vision for the country.
25 brilliant students from the preparatory classes (CPGE) of the Léon Mba National High School have achieved the feat of being admitted to prestigious public engineering schools in France.
While they have just cleared the most selective stage of the process, and their families have already had to bear the costs of visas and travel alone to sit for the oral exams, the State is now threatening to withdraw its financial support.
The authorities' justification relies on budget cuts, arguing that only students already in the engineering cycle can remain in France. Yet, as the Parents' Association points out, the preparatory classes are an integral part of this engineering cycle in which these young people have been enrolled for two years.
These students are set to specialize in vital sectors for the future: artificial intelligence, cybersecurity, mining, industry, and energy.
These are exactly the skills required to successfully carry out Gabon's National Growth and Development Program (PNCD) 2026-2030.
If the State abandons its elite mid-flight, those who still manage to finance their studies (via loans or foreign companies) will have no moral or contractual obligation to return and put their talents at the service of their country. This is, incidentally, a recurring debate within Gabonese society.
This is a cohort that achieved a near 100% success rate. Failing to reward and support such excellence sends a highly discouraging message to future generations.
Rationalizing public spending is an understandable goal, but when it is done by starving the youth of top-tier education, it defies all logic.
But in Gabon, nothing surprises us anymore.
Version française
Chers lecteurs, à la lecture des faits rapportés dans cet article, on saisit rapidement pourquoi cette décision de l'Agence Nationale des Bourses du Gabon (ANBG) devrait susciter un sentiment de colère et de gâchis chez tout Gabonais qui se respecte.
C'est une situation qui soulève des inquiétudes légitimes quant à la vision à long terme pour le pays.
25 élèves brillants issus des classes préparatoires (CPGE) du Lycée national Léon Mba ont réussi l'exploit d'être admis dans de prestigieuses écoles d'ingénieurs publiques en France.
Alors qu'ils viennent de franchir l'étape la plus sélective du parcours et que leurs familles ont déjà dû assumer seules les frais de visas et de voyage pour passer les concours oraux, l'État menace désormais de retirer son soutien financier.
La justification des autorités repose sur des coupes budgétaires, arguant que seuls les étudiants déjà en cycle ingénieur peuvent rester en France. Pourtant, comme le rappelle l'Association des parents d'étudiants, les classes préparatoires font partie intégrante de ce cycle d'ingénieur dans lequel ces jeunes sont engagés depuis deux ans.
Ces étudiants vont se spécialiser dans des secteurs vitaux pour l'avenir : l'intelligence artificielle, la cybersécurité, les mines, l'industrie et l'énergie. Ce sont très exactement les compétences exigées pour faire aboutir le Programme national de croissance et de développement (PNCD) 2026-2030 du Gabon.
Si l'État abandonne son élite en plein vol, ceux qui parviendront tout de même à financer leurs études (via des prêts ou des entreprises étrangères) n'auront aucune obligation morale ou contractuelle de revenir mettre leurs talents au service de leur pays. C'est d'ailleurs un débat récurrent dans la société gabonaise.
Il s'agit d'une promotion qui a frôlé les 100 % de réussite. Ne pas primer et accompagner une telle excellence envoie un message très décourageant aux futures générations.
Rationaliser les dépenses publiques est un objectif compréhensible, mais quand on le fait par le sevrage de la formation d’excellence chez les jeunes, c’est qu’on marche sur la tête.
Mais au Gabon, plus rien ne nous surprend.
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