IN OTHER COUNTRIES, THINGS ARE TRACEABLE, WITH US IT’S A MESS! CHEZ LES AUTRES, LES CHOSES SONT TRAÇABLES, CHEZ NOUS C’EST LA PAGAILLE!
English version
Dear readers, above you have an article from the New York Times indicating the number of jobs created in the country each month. This report is provided to the press by the U.S.
Department of Commerce every month. In our country, Gabon, asking for such statistics will earn you long, absurd explanations from the regime's "experts"; wasn't it Mr. Jean Gaspard Ntoutoume-Ayi who told us that no one can say exactly how much Gabon's debt amounts to!
The difference in the ability to measure monthly employment between countries like the United States or France and countries like Gabon depends on the structure of the economy, the digitization of administrative systems, and the resources allocated to statistical institutions.
First, a technical reality must be clarified: even in the United States or France, the monthly figures are not absolutely exact to the single digit at the time of their publication.
They are highly reliable statistical estimates, published quickly and then revised over the months as the new administrative data reaching state agencies solidifies. Ultimately, these figures always achieve exact numerical precision.
These major countries rely on a combination of automated administrative declarations and rigorous statistical surveys.
In France: The Nominative Social Declaration (DSN) centralizes the payrolls of millions of employees on a monthly basis, transmitted by companies to the Urssaf. The INSEE and DARES then cross-reference this data with registrations at France Travail.
In the United States: The Bureau of Labor Statistics (BLS) uses two levers: the Current Employment Statistics (a survey of approximately 119,000 businesses and government agencies) and the Current Population Survey (a survey of 60,000 households).
The overwhelming majority of jobs are subject to an official contract, a pay slip, and social security contributions, which leaves an immediate digital footprint in public records.
These agencies have statistical engineers, advanced econometric models to adjust for seasonal variations, and recurring budgets that guarantee the continuity of the surveys.
For a country like Gabon, the small population size does not necessarily simplify the task, as collection structures are heavily lacking.
A major part of our active population works in the informal sector (small retail, family farming, undeclared transport, crafts). These jobs do not appear on any tax register or social security register (like the CNSS).
In many formal private sector companies, the declaration of workforce numbers and contributions is not fully digitized or centralized in real time, which creates significant transmission delays.
Conducting monthly surveys of households or businesses is very expensive. National statistical institutes (such as the DGSTAT in Gabon) must often prioritize their resources on general censuses or triennial surveys rather than on rigorous monthly monitoring.
The creation and closure of small economic units often occur outside official registration channels, making survey frames quickly obsolete.
Dear readers, we do not have the capacity to produce a reliable monthly figure because the State does not have the capacity to digitally and automatically capture every payroll flow and every employment contract.
Version française
Chers lecteurs, ci dessus vous avez un article tiré du New York Times, indiquant le nombre d’emplois créés dans le pays chaque mois. Ce rapport est fourni à la presse par le ministère américain du Commerce, chaque mois. Dans notre pays le Gabon, demander de telles statistiques va vous valoir des longues explications saugrenues de la part des «experts « du régime ; n’est ce pas monsieur Jean Gaspard Ntoutoume-Ayi qui nous a dit que personne ne peut dire avec exactitude à combien s’élève la dette du Gabon !
La différence de capacité à mesurer l'emploi mensuel entre des pays comme les États-Unis ou la France et des pays comme le Gabon depend de la structure de l'économie, de l'informatisation des systèmes administratifs et des moyens accordés aux institutions statistiques.
Il convient d'abord de préciser une réalité technique : même aux États-Unis ou en France, les chiffres mensuels ne sont pas d'une exactitude absolue à l'unité près au moment de leur publication.
Il s'agit d'estimations statistiques hautement fiables, publiées rapidement puis révisées au fil des mois à mesure que ces nouvelles données administratives qui parviennent aux organismes d'État se solidifient. Au finish, ces chiffres arrivent toujours à l’exactitude numéraire.
Ces grands pays s'appuient sur une combinaison de déclarations administratives automatisées et d'enquêtes statistiques rigoureuses.
- En France : La Déclaration Sociale Nominative (DSN) centralise mensuellement les paies de millions de salariés transmis par les entreprises à l'Urssaf. L'INSEE et la DARES croisent ensuite ces données avec les inscriptions à France Travail.
- Aux États-Unis : Le Bureau of Labor Statistics (BLS) utilise deux leviers : le Current Employment Statistics(enquête auprès d'environ 119 000 entreprises et agences gouvernementales) et le Current Population Survey(enquête auprès de 60 000 ménages).
L'écrasante majorité des emplois fait l'objet d'un contrat officiel, d'une fiche de paie et de cotisations sociales, ce qui laisse une empreinte numérique immédiate dans les registres publics.
Ces organismes disposent d'ingénieurs en statistique, de modèles économétriques avancés pour ajuster les variations saisonnières et de budgets récurrents garantissant la continuité des enquêtes.
Pour un pays comme le Gabon, la taille réduite de la population ne simplifie pas nécessairement la tâche tant les structures de collecte font défaut.
Une part majeure de notre population active travaille dans le secteur informel (petit commerce, agriculture familiale, transports non déclarés, artisanat). Ces emplois ne figurent sur aucun registre fiscal ou registre de sécurité sociale (comme la CNSS).
Dans beaucoup d'entreprises du secteur privé formel, la déclaration des effectifs et des cotisations n'est pas entièrement numérisée ou centralisée en temps réel, ce qui crée des délais importants de transmission.
Réaliser des enquêtes mensuelles auprès des ménages ou des entreprises coûte très cher. Les instituts nationaux de statistique (comme la DGSTAT au Gabon) doivent souvent prioriser leurs ressources sur des recensements généraux ou des enquêtes triennales plutôt que sur un suivi mensuel rigoureux.
La création et la fermeture de petites unités économiques se produisent souvent en dehors des circuits d'immatriculation officiels, rendant les bases de sondage rapidement obsolètes.
Chers lecteurs, nous n’avons pas la capacité de produire un chiffre mensuel fiable car l’État n’a pas la capacité de capter numériquement et automatiquement chaque flux de paie et chaque contrat de travail.
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