THE FAKE CAPTAINS OF INDUSTRY OF THE BONGOS CRONY CAPITALISM. LES FAUX CAPITAINES D'INDUSTRIE DU CAPITALISME DE COPINAGE DU CLAN BONGO




Henri Claude Oyima tel que décrit par le magazine “Les Afriques” en 2008
Henri Claude Oyima as described by the magazine “Les Afriques” in 2008


Henri Claude Oyima tel que décrit par le journal "Jeune Afrique" en 2010
Henri Claude Oyima as described by the magazine "Jeune Afrique” in 2010




English version

The dictionary tells us that the term "captain of industry" designate someone who is often very industrious, ingenious and who, with his or her business skills, transforms the entire economy of a region, a sector, a country and even the world. These people are often praised for their skills. In Gabon, if one were to ask the Bongo media about who could be considered to be a captain of industry, the likely answer until recently would have been Henri Claude Oyima. However, the Gabonese newspaper "Echos du Nord" is now telling us that Oyima was a total fraud, the pure product of crony capitalism.

While we are not going to reprint the articles of "Echos du Nord" here, we must remind our readers that Henri Claude Oyima had been at the helm of the BGFI-Bank, a bank originally created by ELF-Aquitaine and Omar Bongo under the name FIBA, to siphon and launder oil money and funnel it to French politicians and to the Bong family. The FIBA was led by Oyima at the time it was liquidated in the aftermath of the ELF scandal. But soon after, that bank was reborn under a new name BGFI and with the same person leading it, Henri Claude Oyima. That bank has become the largest bank in central Africa and has been touted as an undeniable economic success. But like everything having to do with the Bongo family (Oyima is a family member), it turns out that Oyima's supposedly successful results were just smoke and mirrors. BGFI-Bank had just been using public funds from the Gabonese treasury to fund the Bongo's family numerous business ventures. For example, it has been revealed that BGFI-Bank would lend billions of CFA francs to airline companies owned by the Bongo family (Afrijets, Air Service etc.) and then the loans would be guaranteed by the Gabonese treasury, which means that the Bongos would never have to pay them back and then to close the loop, BGFI-Bank would charter their planes for its executive travels. That, my friends, is a sweet heart deal for the airline company and is a classic illustration of crony capitalism.

Crony capitalism has been and continues to be the cornerstone of the Bongos economic policy. Historically, the quasi totality of state owned companies were run by people who were either their relatives or some kind of courtesans. People who had no idea about how to build and sustain a business, let alone an economy. They were paid hefty salaries to basically do nothing and not surprisingly, they ran these companies into the ground. Air Gabon, Octra and others were ran that way into bankruptcy. This system of crony capitalism is the single most reason, responsible for weakening the Gabonese public belief in the system’s fairness. Over the years, crony capitalism has grown to become a cancer that has metastasized into all aspect of Gabon's society. Henri Claude Oyima is the flag bearer of that system. In that system, Omar Bongo and other members of the system's hierarchy wielded and often abused their enormous power. They were frantically placing their children and friends in positions of power and influence in every sector of the economy, regardless of merit. Favoritism became practiced everywhere in Gabon. People started gaining promotions on the basis of family or political affiliation. Instead of being told to study, young people were urged to “carry the bag” for powerful people in the hope of winning favors. Mothers started to push their daughters into the arms and beds of the rich and powerful, seeing it as the only avenue for social promotion. This is how the top of Gabon's public and private sectors became populated by people like Ali Bongo, Pascaline Bongo, Henri Claude Oyima and many many others. Inevitably, the country’s economic performance began to suffer and today, no one can believe that Gabon was the third producer of oil in Africa for more than 40 years, because the results are so abysmal.

Because of crony capitalism, the nation’s talent-selection process is broken: In Gabon, one routinely finds highly intelligent people employed in menial jobs while mediocre people often hold distinguished positions. The insidious consequence is that once these incompetent people find themselves in powerful positions, they tend to hire only subordinates of equal or lower credentials as theirs, because more talented people would pose a threat to them. After a few years, as you can imagine, the nation’s economy becomes so eroded that it can no longer be competitive. Crony capitalism creates a vicious circle. The entire nation becomes weak. Just look at Gabon; incapable of producing anything. Even agriculture, a sector that used to be very competitive at the time of independence, has been decimated by the incompetence of the government.

But while Bongo’s cronies were destroying the Gabonese economy, we were being told that people like Henri Claude Oyima were great managers. In fact he even won numerous management “awards”, certainly paid for by him and his family.

So goes the Bongo’s system



Version française

Le dictionnaire nous apprend que le terme «capitaine d'industrie" désigne souvent quelqu'un de très travailleur, ingénieux et qui, grâce a ses compétences en affaires, transforme l'ensemble de l'économie d'une région, d’un secteur, d’un pays et même parfois du monde. Ces personnes sont souvent reconnues et félicitées pour leurs compétences. Au Gabon, si l'on devait demander aux médias Bongo qui pourrait être considéré comme un capitaine d'industrie, la réponse probable jusqu'à récemment aurait été: Henri Claude Oyima. Cependant, le journal gabonais "Echos du Nord" vient de publier un dossier révélant qu’Oyima n’était qu’une fraude totale, le pur produit d’un capitalisme de copinage.

Nous n'allons pas reproduire ici les articles d’"Echos du Nord", mais rappelerons à nos lecteurs qu’Henri Claude Oyima était à la tête de la BGFI-Bank, une banque créée à l'origine par Elf-Aquitaine et Omar Bongo sous le nom de FIBA, pour siphonner et blanchir l'argent du pétrole et devenir un entonnoir financier pour les politiciens français et la famille Bongo. La FIBA était dirigée par Oyima au moment où elle fut liquidée suite au scandale ELF. Mais peu de temps après, cette banque devait renaître sous un nouveau nom, BGFI et sous la conduite de la même personne, Henri Claude Oyima. Cette banque devint la plus grande banque d’Afrique centrale et fut présentée comme un succès économique incontestable. Mais comme tout ce qui touche à la famille Bongo (Oyima est un membre de la famille), il s'avère que les soi-disant résultats à succès d’Oyima n’étaient que des miroirs aux alouettes. La BGFI-Bank se servant des fonds publics du Trésor Gabonais pour financer des entreprises appartenant à la famille Bongo, dans de nombreux secteurs. Pour Exemple, il a été révélé que la BGFI-Bank octroyait des milliards de francs CFA à des compagnies aériennes appartenant à la famille Bongo (Afrijets, Air Service, etc.), puis ces prêts étaient garantis par le Trésor Gabonais, ce qui signifie que les Bongos ne remboursaient jamais et ensuite pour fermer la boucle, la BGFI-Bank louait leurs avions pour des voyages d’affaires. Voilà, chers amis, une affaire entre connaissances pour ces compagnies aériennes et une illustration classique du capitalisme de copinage.

Le capitalisme de copinage a été et continue d'être la pierre angulaire de la politique économique des Bongo. Historiquement, la quasi-totalité des entreprises publiques étaient dirigées par des gens qui étaient des membres de leur famille ou des courtisans. Ces gens n'avaient souvent aucune idée de comment créer et maintenir une entreprise et encore moins une économie. Ils étaient grassement payés à essentiellement ne rien faire et il n'est pas surprenant, qu’ils aient coulé ces entreprises. Air Gabon, l’OCTRA et d'autres ont été ainsi conduites à la faillite. Ce système de capitalisme de copinage est la raison essentielle de l'affaiblissement de la croyance du public gabonais en l'équité du système. Au fil des ans, le capitalisme de copinage est devenu un cancer qui s'est métastasé dans tous les aspects de la société Gabonaise. Henri Claude Oyima est le porte-étendard de ce système. Dans ce système, Omar Bongo et d'autres membres de la hiérarchie du régime usaient et souvent abusaient de leur énorme pouvoir. Ils ont frénétiquement placé leurs enfants et amis à des postes de responsabilité et d'influence dans tous les secteurs de l'économie, sans tenir compte du mérite. Le népotisme est devenu une pratique ubiquitaire au Gabon. Les gens ont commencé à recevoir des promotions sur la base d’affiliations familiales ou politiques. Au lieu de les encourager à étudier, les jeunes ont été invités à "porter les valises" des gens de pouvoir, dans l'espoir de gagner leurs faveurs. Des mères ont commencé à pousser leurs filles dans les bras et les lits des gens riches et puissants, y voyant le seul moyen de promotion sociale. C'est ainsi que les hautes sphères des secteurs publics et privés du Gabon devinrent peuplées par des gens comme Ali Bongo, Pascaline Bongo, Henri Claude Oyima et beaucoup d'autres. Inévitablement, la performance économique du pays a commencé à souffrir et aujourd'hui, personne ne peut croire que le Gabon était le troisième producteur de pétrole en Afrique pendant plus de 40 ans, parce que les résultats sont si catastrophiques.

En raison de ce capitalisme de copinage, le processus de sélection des talents de la nation est complètement détruit. Au Gabon, on trouve régulièrement des gens très intelligents employés à des niveaux subalternes alors que des gens médiocres occupent souvent des postes prééminents. La conséquence insidieuse, est qu'une fois ces incompétents dans des positions de pouvoir, ils ont tendance à embaucher des subordonnés ayant des capacités égales ou inférieures aux leurs ; parce que des gens plus doués présenteraient une menace pour eux. Après quelques années, comme vous pouvez l'imaginer, l'économie du pays devient tellement érodée qu'elle ne peut plus être compétitive. Le capitalisme de copinage crée un cercle vicieux. La nation tout entière devient faible. Il suffit de regarder le Gabon; incapable de produire quoi que ce soit. Même l'agriculture, un secteur qui était autrefois très compétitif au moment de l'indépendance, a été décimée par l'incompétence des gouvernants.

Mais pendant que les Bongo et leurs obligés détruisaient l'économie gabonaise, on nous a dit que des gens comme Henri Claude Oyima étaient d'excellents gestionnaires. En fait, il a même remporté de nombreuses récompenses de «management », certainement payé rubis sur l’ongle, par lui et sa famille.

Ainsi va le système Bongo

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