THE DESCRIPTION OF THE GENOCIDE OF GABONESE EDUCATION. LE MODE D’EMPLOI DU GÉNOCIDE DE L’ÉDUCATION GABONAISE






English version

In the videos recently published by the Front of Gabonese Indignants, Hasan Mombo, an education and member of the teachers union “CONASYSED” gives a chilling presentation of the new requirements for young Gabonese pupils to go from elementary to middle school and from middle to high school and from high school to university. In a country where in the current situation, of about 100 young pupils of 5 years old starting school, less than 5 of them would go to university, the real number being closer to 2, the regime in power since 1967 has taken new measure to make it even more difficult for the average Gabonese kid to succeed in life through education. But why would the regime do such a crazy thing? You may ask; the answer is not as crazy if one considers that the only objective of this regime is to stay in power; the only way for them to stay in power is by keeping the Gabonese masses poor and ignorant and the only way to keep as many Gabonese citizens poor and ignorant is by denying them a quality education.

The Bongos have been in power since 1967; what is their record?

Take employment: the majority of Gabonese people remain crowded into the lowest rungs of the economic ladder...The rate of unemployment is officially close to 30%, meaning that 1 in 3 Gabonese citizen is without a job; among young people that rate is a staggering 60%.

On housing: the tragedy this past week of a landslide killing 3 members of a family in Kinguele neighborhood highlighted the bad living conditions affecting the majority of citizens.

On healthcare: Gabonese infants and their mothers face mortality rates among the highest in the world and the life expectancy in one of the lowest as well.

On education: Today the schools and their teachers are nationally receiving fewer proportional resources than at any time since independence, and are set up to fail by the regime.

The Bongos have been a disaster for Gabon and the Gabonese people. But there are not satisfied; they want more, they want to stay in power forever! So what for them to do to guarantee their best chances to stay in power in perpetuity? To keep the Gabonese people in the dark by denying them access to a decent education. Here is their new scheme as explained by the courageous Gabonese citizen Hassan Mombo:

Unfair terms for accessing next grade.

-A student, who obtained good grades throughout the year in troisieme, cannot access the second class without obtaining the BEPC. The count is that the average of the PEBC exam will count for 2/3 and the sum of averages 6th, 5th, 4th and 3rd, the 4 years of the first cycle of secondary education, would count for 1/3.

-The CEPE and 6th entrance exam are now coupled and to be admitted to the CPCE, the count will be done as follows: the average of the exam will count for 2/3, the remaining 1/3 is a summation of the averages of the pupil from the 1st year to the 5th grade of elementary school. So the addition of 2/3 of the examination and one third of the average for all these years, will determine whether or not the student should be admitted in class 6th of secondary education.

The consequence is that there are students who had 13/20 annual average grade but for various reasons, missed their BEPC examination (you can get sick, lose a parent before the exam with the consequences that we know) and therefore find themselves repeating arbitrarily the grade, while others who have obtained the BEPC in unclear circumstances, despite 2/20 average in the grade, blithely have access to the second class. Here is the absurdity that is bestowed upon young Gabonese students; here is the huge injustice to which young Gabonese students are now subjected.

For this blog, these measures leave the impression that the regime wants to filter to the extreme, the access to education by establishing three main bottlenecks: one to access 6th, one to access second and one to access university. When we know that only between 2 or 3 out of 100 children initially starting school, will finish secondary education, do you think, dear readers, that it is in putting other barriers in the way of young Gabonese citizens that we will get better results? For us, these measures only obey the logic of filtrating young Gabonese citizens access to education. We are moving towards an education system that no longer is based on the criteria of the students skills, but is now completely in the hands of people in Gabon who decide on the basis of secret quotas, which children will go to 6th, to seconds and to University. Whereas the children of these decision makers will not be subjected to these measures because they study abroad, where ironically these measures do not exist; it is the children of average Gabonese families who will be subjected to the slaughter to come and will be the victims of this educational genocide which would condemn some Gabonese people to be subject to the established order for their entire lives.



Version Française

Dans les vidéos publiées récemment par le Front des Indignés du Gabon, Hassan Mombo, un éducateur et membre du syndicat des enseignants "CONASYSED" fait une présentation des nouvelles exigences écœurantes auxquelles doivent se soumettre les jeunes élèves gabonais, pour passer du cours élémentaire au secondaire, du premier au second cycle du secondaire et du secondaire à l'université. Dans un pays où, dans la situation actuelle, sur environ 100 jeunes enfants de 5 ans, commençant l’école, moins de 5 d'entre eux iront jusqu’à l’université, le nombre réel étant plus proche de 2, le régime au pouvoir depuis 1967 vient de prendre de nouvelles mesures pour rendre encore plus difficile aux enfants Gabonais, la réussite dans la vie grâce à l’éducation. Mais pourquoi le régime fait une telle folie? Vous vous posez certainement, comme nous, la question; la réponse n'est pas aussi folle que ça, si l'on considère que le seul objectif de ce régime soit de rester au pouvoir; la seule façon pour eux de rester au pouvoir soit de maintenir les masses Gabonaises pauvres et ignorantes; et la seule façon de contenir de nombreux citoyens gabonais dans la pauvreté et l’ignorance soit de leur refuser une éducation de qualité.

Les Bongos sont au pouvoir depuis 1967, quel est leur bilan?

Prenez l'emploi: la majorité des Gabonais reste aujourd’hui entassé dans les échelons les plus bas de l'échelle économique du pays... Le taux de chômage est officiellement de près de 30%, ce qui signifie qu’un citoyen Gabonais sur 3 est sans emploi; chez les jeunes ce le taux est un saisissant 60%.

Le logement: la tragédie, la semaine dernière, d'un glissement de terrain tuant 3 membres d'une famille dans le quartier Kinguélé, est venue souligner les mauvaises conditions de vie qui affectent la majorité des citoyens Gabonais aujourd’hui.

La santé: les enfants gabonais et leurs mères sont confrontés à des taux de mortalité parmi les plus élevés dans le monde et l'espérance de vie reste toujours faible.

En matière d'éducation: Aujourd'hui, les écoles et les enseignants reçoivent au niveau national, moins de ressources proportionnellement aux revenus du pays, par rapport au temps de l'indépendance, et le système éducatif cultive l’échec sous la direction du régime.

Les Bongos ont été et continuent d’être un désastre pour le Gabon et le peuple gabonais. Mais ils ne sont pas satisfaits, ils en veulent plus; ils veulent rester éternellement au pouvoir! Alors qu'est-ce qu’ils pourraient faire pour garantir leurs meilleures chances de rester au pouvoir à perpétuité? Garder le peuple Gabonais dans l'obscurité en leur refusant l'accès à une éducation décente. Voici leur nouvelle stratégie telle que l'a expliqué le courageux citoyen Gabonais: Hassan Mombo:

Les modalités injustes de passage en classe supérieure.

-Un élève, même ayant obtenu la moyenne toute l’année en classe de troisième, ne pourra pas accéder à la classe de seconde sans l’obtention du BEPC. Le décompte étant que la moyenne de l’examen du BEPC comptera pour 2/3 et la sommation des moyennes de 6ième, 5ième, 4ième et 3ième comptera pour 1/3.

-Le CEPE et le concours d’entrée en 6ième sont désormais couplés et pour être admis au CEPE, le décompte sera fait de la manière suivante: la moyenne de l’examen comptera pour 2/3, le 1/3 restant sera une sommation des moyennes de l’élève depuis la 1ière année jusqu'à la 5ieme année du primaire. C’est donc l’addition des 2/3 de l’examen et du 1/3 des moyennes depuis la première année, qui détermineront si oui ou non l’élève devrait être admis en classe de 6ième.

La conséquence est qu’il y’ait des élèves qui ont eu 13 de moyenne annuelles mais qui pour des raisons diverses, manqué leur examen du PEBC (on peut tomber malade, perdre un parent avant l’examen avec les conséquences qu’on connait) et se retrouvent donc à répéter arbitrairement, tandis que d’autres ayant obtenu le BEPC dans des conditions nébuleuses, malgré des 2 de moyenne en 3ième, accèdent allègrement à la classe de seconde. Voici l’absurdité qui est impose au jeunes gabonais, voici l’énorme injustice à laquelle sont soumis les élèves Gabonais.

Pour ce blog, l’impression que laissent ces mesures est que le régime veuille filtrer à l’ extrême l’accès à l’éducation en établissant 3 principaux goulots d’étranglement : un à l’accès en 6ième, un à l’accès en seconde et un au baccalauréat. Quand on sait que seuls entre 2 ou 3 enfants sur 100 au départ, arrivent en classe de terminale, pensez-vous chers lecteurs que c’est mettant d’autres barrières sur le chemin des jeunes Gabonais qu’on va obtenir de meilleurs résultats ? Pour nous, ces mesures n’obéissent qu’à la logique de la filtration des jeunes Gabonais devant accéder à l’éducation. Nous nous dirigeons vers une éducation qui n’obéit plus aux seuls critères d’aptitudes de l’élève, mais est désormais totalement entre les mains de personnes au Gabon qui décideront sur la base de quotas secrets, quels enfants iront en 6ième, en seconde et à l’Université. Considérant que les enfants de ces décideurs ne seront pas soumis à ces mesures car ils font leurs études à l’étranger, où ironiquement, ces mesures n’existent pas, ce sont donc les enfants des gabonais moyens qui seront l’objet des hécatombes à venir et seront les victimes de ce génocide éducatif qui condamnera certains gabonais à être soumis à l’ordre établi pour toute leur vie.

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