HOW BOLIVIA HAS STREAMLINED ITS OIL SECTOR. COMMENT LA BOLIVIE A ASSAINI SON SECTEUR PÉTROLIER

Photo: Courrier International




English Version

For a while, we have been wondering about the incomprehensible financial meltdown of Gabon, an oil country for fifty years, still today producing nearly 250,000 barrels per day. We ask these questions because for more than 5 years, oil prices have reached dizzying heights, the barrel selling for about 100 U.S. dollars on average, while Le Floch Prigent tells us in his book that the same barrel has production costs of 4 U.S. dollars. Profits are of the order of 96 dollar per barrel. Thus, why is Gabon so poor?

While we note that to make ends meet, Ali Bongo is awkwardly trying to call for tax adjustments of certain companies, including oil companies; we wanted to examine how a country like Bolivia succeeded while producing the 6th of what Gabon produces in volume of oil, to reap higher benefits than those officially reported by Gabon oil revenues. We are aware that Bolivia is not Gabon, but we believe that this Bolivian method has lessons of what is possible to do when there is intellectual and political will.

Juan Evo Morales Ayma was elected president of Bolivia in 2006, 8 years ago. He finds his country in a similar position than Gabon is in today, that is to say that the people were weaned of essential services in the energy sector because that sector was entirely in the hands of transnational private companies. He immediately decided to return it in national hands and to promote competition and efficiency in distribution. Upon taking office, Morales undertook to meet the demands of Bolivians to have a more just and sovereign country for the welfare of all and not just that of a few. He took on 1 May 2006, a decree initiating a process of renegotiation of contracts of oil companies. Then, on 1 May 2008, the Bolivian government acquired 100 % of the national telecommunications company Entel, which previously was a subsidiary of the European company Telecom. In 2010, four companies of production of electricity were nationalized, making Bolivia autonomous for its electricity production.

With regard to the petroleum sector specifically, the new law Evo Morales restored to the Bolivian State full ownership of the hydrocarbon resources of the country. This was the first time in the history of Bolivia that contracts with foreign oil companies were to receive the ratification of Parliament in full transparency in order to become effective. It is a total of 44 new contracts that were signed with foreign companies and approved by both chambers of the Bolivian Parliament. Every Bolivian citizen was now able to know the contents of these contracts.

Foreign oil companies present in Bolivia are: Total (France), Repsol (Spain), Petrobras (Brazil), British Petroleum (Great Britain) and Vintage (USA). Evo Morales asked them to sign contracts promulgated by the new law passed by both houses of parliament, or agree to leave the country, all these companies signed new contracts in which the part of the Bolivian State on sale of the exploited oil was 80% and theirs reduced to 20%. These contracts were legalized, transparent and consistent with the Constitution.

The consequences of these measures for the Bolivian State were immediate. Gradually, Bolivia has economically recovered. Poverty has dropped from 60% before Morales to 40% today. Bolivia has also changed its image of a country of beggars and people dependent on international agencies, to an independent and autonomous country, able to manage itself competently. The GDP per capita has increased to 2625 U.S. dollar, about double of what is was before the Morales era. The growth rate approved by the international financial institutions is about 6.5%. The budgetary balance is positive and the balance of trade reached 3.4 billion U.S. dollars in 2012. Foreign exchange reserves have soared in recent years, 13 billion U.S. dollar in 2012 nearly half of GDP. Millions of jobs were created and the unemployment rate has fallen from 11.6% in 2004 (before Morales) to 5.6% today.

Dear readers, all this happened in less than 8 years in Bolivia, Ali Bongo has been in power for almost 5 years: where are the results? Who could answer this question?


Version française

Depuis un moment, nous nous interrogeons sur l’incompréhensible déroute financière du Gabon, un pays pétrolier depuis une cinquantaine d’années, produisant encore aujourd’hui près de 250000 barils par jour. Nous nous posons des questions car depuis plus de 5 ans, les prix du pétrole ont atteint des sommets vertigineux, le baril se vendant à environ 100 dollar américain en moyenne, alors que Loïk Le Floch Prigent nous dit dans son livre que ce même baril n’a des couts de production que de 4 dollar américain. Les bénéfices sont donc de l’ordre de 96 dollar par baril. Pourquoi les Gabon est-il si pauvre?

Alors qu’on remarque que pour se renflouer, Ali Bongo essaie maladroitement de procéder à des redressements fiscaux de certaines entreprises, dont des entreprises pétrolières, nous avons voulu examiner comment un pays comme la Bolivie parvenait en produisant le 6ième de ce que produit le Gabon en volume de pétrole, à engranger des revenus pétroliers supérieure à ceux déclarés officiellement par le Gabon. Nous sommes conscients que la Bolivie ne soit pas le Gabon, mais nous pensons que la méthode bolivienne présente des leçons de ce qu’il soit possible de faire quand il y a volontés intellectuelle et politique.

Juan Evo Morales Ayma a été élu président de la Bolivie en 2006, il y a 8 ans. Il trouve son pays dans une situation similaire à celle que connait le Gabon; c'est-à-dire que le peuple est sevré de services essentiels en matière énergétique car ce secteur est entièrement aux mains d'entreprises privées transnationales. Il décide immédiatement de reprendre ce secteur en main et à y promouvoir la concurrence et l'efficacité dans la distribution. Dès sa prise de fonction, Evo Morales a entrepris de répondre aux demandes des Boliviens d'avoir un pays plus juste et souverain, visant au bien-être de tous et non pas seulement de celui de quelques-uns. Il prend le 1er mai 2006, un décret lançant un processus de renégociation des contrats des entreprises pétrolières. Ensuite, le 1er mai 2008, l'Etat bolivien a racheté 100 % de l'entreprise nationale de télécommunications Entel, qui jusqu’alors était une filiale de la société européenne Telecom. En 2010, les quatre sociétés de production d'électricité sont nationalisées, rendant la Bolivie autonome pour sa production d’électricité.

En ce qui concerne le secteur pétrolier spécifiquement, la nouvelle loi Evo Morales restitua à l'Etat bolivien la propriété intégrale des ressources en hydrocarbures du pays. Ce fut la première fois dans l'histoire de la Bolivie que les contrats avec les compagnies pétrolières étrangères exploitant les hydrocarbures, devaient recevoir la ratification du Parlement en toute transparence, pour entrer en vigueur. C’est un total de 44 nouveaux contrats qui furent signés avec les compagnies étrangères et approuvés par les deux chambres du Parlement bolivien. Chaque citoyen bolivien étant en mesure de connaitre le contenu de ces contrats.

Les sociétés pétroliers étrangères présentent en Bolivie sont: Total (France), Repsol (Espagne), Petrobras (Brésil), British Petroleum (Grande-Bretagne) et Vintage (Etats-Unis). Evo Morales leur a demandé de signer les contrats qu’exigeaient la nouvelle loi votée par les deux chambres du parlement, ou d’accepter de quitter le pays; toutes ces entreprises signèrent les nouveaux contrats dans lesquels la part de l'Etat bolivien sur la vente du pétrole exploité passait à 80% et la leur se voyait ramené à 20%. Ces contrats étaient légalisés, transparents et conformes à la Constitution.

Les conséquences de ces mesures pour l’Etat Bolivien ont été immédiates. Peu à peu, la Bolivie s’est relevée économiquement. La pauvreté a baissé de 60 % avant Morales à 40 % aujourd’hui. La Bolivie a aussi changé son image de pays et de peuple mendiants dépendant des organismes internationaux, en pays indépendant et autonome, capable de se gérer avec compétence. Le PIB par habitant est passé à 2625 dollar américain, soit le double d’avant l’ère Morales. Le taux de croissance homologué par les institutions financières internationales est de près 6,5%. Le solde budgétaire est positif et le solde de la balance commerciale a atteint 3,4 milliard de dollar américain en 2012. Les réserves de change ont explosé depuis quelques années, 13 milliard de dollar américain en 2012 soit près de la moitié du PIB. Des millions d’emplois ont été créés et le taux de chômage est passé de 11,6% en 2004 (avant Morales) à 5,6% aujourd’hui.

Chers lecteurs, tout ceci s’est produit en moins de 8 ans en Bolivie; Ali Bongo est au pouvoir depuis bientôt 5 ans: où sont les résultats? Qui pourrait répondre à cette question?

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