THE GABONESE PEOPLE MUST KNOW THAT PREMIUMS AND ALLOWANCES ARE A RIGHT NOT A GUIFT. IL FAUT QUE LES GABONAIS SACHENT QUE LES PRIMES ET LES INDEMNITÉS SONT UN DROIT ET NON UN DON

Image: Gabon Television


English version

In Gabon, the Bongo regimes have always presented the State as their instrument and therefore people have developed the habit of thinking that any emanation from the State toward them as being the fruit of the magnanimous willingness of the Bongos and their cronies. The state buys an ambulance, it is thanks to the Bongo, the state gives you an allowance, it is still because of the Bongos, etc. We have come today to such distortions of the role of the State that in its edition of this Saturday, the newscast of 8 pm on Gabon Television presented a live survey of people in Libreville about common funds. As you can imagine, none of the people selected for this sidewalk survey had an opinion different from that of the government, it would no longer be Gabon Television if it had not been the case, but in addition all respondents felt that the state was generous, that this was a gift from the State to the Gabonese people, etc. By listening, we have realized how the regime had plagued its folly on the Gabonese population who often cannot afford to get the information for themselves in order to be protected from the mindless media hype of the State. In this post, we urge our readers to get the message out to all segments of the Gabonese people, telling them that the salary and bonuses that accompany they receive, do not exist because the State or employers are particularly generous, but because these are rights enshrined in the laws of the republic. The State is you and what you get from the state comes from your own riches, your own resources and your own taxes. You do not have to thank the Bongos for that.

A State does not have feelings, so well-managed states are impersonal and subject only to the laws of logic and not the feelings of humans. That is why you will never hear an American, a French, a German or an Englishman say that they thank Obama, Hollande, Merkel or Cameron, for their salary or benefits, this kind of nonsense are common from the mouth of people living in dictatorships, where power is exercised in a manner so jealously personal. To provide a good reference points to our readership, we consulted the laws of the French public service and we have extracted the following definitions and texts which should contribute to a better understanding of the principle of compensation in the public sector:

compensation:

1. The main remuneration of officials: it is defined by Article 20 of the Law of 13 July 1983. This article provides that "employees are entitled for services rendered to remuneration, including salary, residence indemnity, family allowance and the allowances established by law or regulation.

2. The allowances and bonuses: the pay of a public servant is composed of the remuneration to which bonuses and allowances are added. These bonuses and allowances are:

a. Premium of functions and results
b. Bonuses and allowances related to mobility
c. Indemnity to guarantee individual purchasing power (GIPA)
d. Residence allowances and family allowance
e. New bonuses based on indices
f. Hourly payments for overtime work (IHTS)
g. Lump sum payments for overtime (IFTS)
h. Indemnity for special purposes (ISS)
i. Qualification / technical
j. Performance / productivity
k. Education and jury
l. assignment
m. Various compensation costs

Common funds are a bonus and therefore belongs to the group of premium of functions and results. In France, the Tax Inspectors have a compensatory regime on an harmonized basis , that is to say that the only differences are related to specific functions (accounting, bailiffs, etc.), But when functions and ranks are equal within the corporation, you receive the same compensation, which is calculated based on the number of goals achieved. This amount is variable because if your function reaches its objectives, everyone in it is splitting the pot. Dear readers, here is how a well-run state is governed. Do you think for one moment that François Hollande can get up on the wrong foot in the morning and say: “I have decided to suspend the payment of common funds until further notice" This is impossible because these laws are voted by the French parliament and suspension cannot be obtained without the consent of parliament and the abrogation of legislation authorizing them in the first place. You see, dear readers, Ali Bongo could go ahead with this suspension because Gabon is a banana republic obeying only the will of the prince. What good are the texts of laws if Ali Bongo can override them at any time? Here's why the Gabonese people take the sovereign functions of the State for acts of charity by the Bongos.


Version française

Au Gabon les régimes Bongo ont toujours présenté l’Etat comme étant leur instrument et par conséquent les populations ont développé le réflexe de penser que toute émanation de l’Etat à leur endroit n’était que le fait de la volonté magnanime des Bongo et de leurs affidés. L’État achète une ambulance, c’est grâce aux Bongo; l’Etat vous accorde une indemnité, c’est encore grâce aux Bongo; etc. On en arrive aujourd’hui à de telles distorsions du rôle de l’Etat que dans son édition de ce Samedi, le journal du 20h de Gabon Télévision a présenté un micro trottoir à Libreville au sujet des fonds communs. Comme vous pouvez l’imaginer, aucune des personnes sélectionnées pour ce micro trottoir n’avait un avis se détachant de celui du gouvernement; ce ne serait plus Gabon Télévision si cela n’avait pas été le cas, mais en plus toutes les personnes interrogées estimaient que l’Etat était généreux, que c’était un cadeau que l’Etat faisait aux Gabonais, etc. En les écoutant, nous nous sommes rendu compte à quel point ce régime avait gangrené de sa sottise la population gabonaise qui n’a pas souvent les moyens d’aller chercher elle-même l’information pour se protéger du matraquage abrutissant des medias d’Etat. Dans ce billet, nous voulons insister auprès de nos lecteurs, de faire passer le message à toutes les couches de la population gabonaise, leur disant que le salaire et les primes qui l’accompagnent, n’existent pas parce que l’Etat ou l’employeur sont particulièrement généreux, mais parce que ce sont des droits inscrits dans les lois de la république. L’Etat c’est vous et ce que vous recevez de cet Etat provient de vos propres richesses, de vos propres ressources et de vos propres impôts. Vous n’avez pas à remercier les Bongo pour cela.

Un Etat n’a pas de sentiments, par conséquent les Etats bien gérés sont impersonnels et n’obéissent qu’à la logique de leurs lois et non aux sentiments des humains. Voici pourquoi vous n’entendrez jamais un Américain, un Français, un Allemands ou un Anglais vous dire qu’il remercie Obama, Hollande, Merkel ou Cameron, pour son salaire ou ses indemnités; ce genre de bêtises ne sont courantes que de la bouche d’individus vivant dans les dictatures, endroits où le pouvoir s’exerce de manière jalousement personnelle. Pour fournir de bons points de référence à notre lectorat, nous avons consultés les textes de la fonction publique française et nous en avons extrait les définitions et textes suivants qui devraient aider à une meilleure compréhension du principe de la rémunération dans le secteur publique:

Rémunération:

1. La rémunération principale des fonctionnaires: elle est définie par l'article 20 de la loi du 13 juillet 1983. Cet article dispose que "les fonctionnaires ont droit après service fait à une rémunération, comprenant le traitement, l'indemnité de résidence, le supplément familial de traitement ainsi que les indemnités instituées par un texte législatif ou réglementaire.

2. Les Indemnités et primes: la paie du fonctionnaire est composée de la rémunération à laquelle s'ajoutent les primes et les indemnités. Ces primes et indemnités sont:

a. Prime de fonctions et de résultats
b. Primes et indemnités liées à la mobilité
c. Indemnité de garantie individuelle du pouvoir d'achat (GIPA)
d. Indemnités de résidence et supplément familial de traitement
e. Nouvelle bonification indiciaire
f. Indemnités horaires pour travaux supplémentaires (IHTS)
g. Indemnités forfaitaires pour travaux supplémentaires (IFTS)
h. Indemnités de sujétions spéciales (ISS)
i. Qualification/technicité
j. Rendement/productivité
k. Enseignement et jury
l. Affectation
m. Compensation divers frais

Les fonds communs sont une prime de rendement et donc appartienne au groupe de prime de fonctions et de résultats. En France, les Inspecteurs des Impôts ont un régime indemnitaire de base harmonisé, c'est-à-dire que les seules différences qui existent sont liées à des fonctions particulières (comptables, huissiers, etc.); mais à fonction et grade égaux au sein de la corporation, on reçoit la même indemnité, qui est calculée en fonction du nombre d'objectifs atteints. Ce montant est donc variable car si votre fonction atteint ses objectifs, tout le monde en son sein se partage la cagnotte. Chers lecteurs, voici comment un Etat bien géré est régi. Pensez-vous un seul instant que François Hollande peut se lever du mauvais pied demain matin et déclarer: «j’ai décidé de suspendre le paiement des fonds communs jusqu'à nouvel ordre!» C’est une impossibilité car ces textes sont votés par le parlement Français et leur suspension ne saurait être obtenue sans l’accord du parlement et la suspension des lois qui les autorisent. Voyez-vous, chers lecteurs, Ali Bongo n’a pu opérer à cette suspension que parce que le Gabon est une république bananière n’obéissant qu’à la volonté du prince. A quoi servent les textes si Ali Bongo peut les outrepasser à tout moment ? Voici pourquoi les Gabonais prennent les missions régaliennes de l’Etat pour des actes de charité des Bongo.

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