ALI BONGO, CE N’EST PAS LA PEINE D’ALLER EN CHINE, IL SUFFIT DE REGARDER AU GHANA

Obama et sa famille sur le tarmac de l'aéroport d'Accra


De retour de Chine, des suites à une énième sortie, Ali Bongo déclare, après avoir rappelé aux Gabonais que c’était son 16ième voyage en Chine, vouloir faire du Gabon un pays à l’image de la Chine. Mais la plupart des gabonais n’ayant pas accès à un avion présidentiel, pour les trimballer ça et là, n’en demandent pas tant aux généreux rondouillard président. La Chine on veut bien, mais ce serait vraiment vous donner trop de peine. Vu les difficultés qui accablent les Gabonais, nous nous contenterons bien d’un petit Ghana.

1. Le Ghana, contrairement au Gabon, est un pays où l’on puisse parler de démocratie et de liberté, sans clin d’œil ni sourire en coin!
Le Ghana est désormais une référence africaine en termes de stabilité politique (la vraie stabilité pas la fausse à la gabonaise où on tire sur la population sans qu’une enquête ne soit ouverte et tout journaliste osant en parler est menacé); de stabilité des institutions et d'alternance réussie du pouvoir. Alors qu’au Gabon nous baignons dans la continuité familiale du pouvoir, avec la sœur du président comme représentant personnel, son parent comme directeur de cabinet, son cousin germain comme conseiller en matière de sécurité, son beau frère comme ministre des affaires étrangères, sa belle mère comme président de la cour constitutionnelle etc., etc. ; au Ghana, on ne retrouve pas ce genre d’exercice incestueux du pouvoir. L’élection de John Atta-Mills en janvier 2009 à la tête du Ghana à la place de John Kufuor a définitivement confirmé la bonne marche de la démocratie dans ce pays. Contrairement au Gabon, il n’y a pas eu là bas :
a) Intimidations diverses des partis d’opposition. L’armée n’a bastonnée ni tuée personne, ni avant, ni après, ni pendant les élections.
b) Parodie de recomptage du vote. Le recomptage des bulletins de vote a eu lieu avant la proclamation définitive des résultats dans le calme et selon les dispositions de la loi. Le ministère de l’intérieur n’a pas unilatéralement déclaré la victoire du parti au pouvoir tout en envoyant l’armée dans la rue et déclarant un couvre feu.
c) Une liste électorale surréaliste. La liste électorale a été préparée à temps et sous le contrôle des partis en compétition et n’a enduré aucune contestation.
d) Des réseaux occultes. Il n’a pas fallut qu’un chef d’état occidental envoie son Bourgi, ou son Joyandet s’assurer que les résultats officiels soient ceux voulus par cette nation occidentale.
e) Passation de service familiale. En effet, John Atta-Mills, le candidat de l’opposition, a succédé à John Kufuor, qui a laissé le pouvoir après deux mandats, conformément à la Constitution Ghanéenne (au Gabon le président a combien de mandats? Même Mborantsuo ne saurait vous le dire).

2. Il est de toute évidence que la bonne évolution du processus démocratique au Ghana a des effets plus que positifs sur son économie.
Le Ghana a une vraie économie diversifiée et dynamique avec un taux de croissance constant. L’économie Ghanéenne a atteint une maturité à telle enseigne que ce pays ne figure plus dans le box des pays dont les dirigeants se manifestent par des comportements économiques pervers. Je vous prévient que sur ce plan le Gabon tient encore le haut du pavé avec l’enquête des biens mal acquis en France, dont le non lieu est tout simplement honteux pour la justice française, ou l’enquête du sénat américain qui venait encore de nous démontrer comment Ali Bongo et son père faisaient du blanchiment d’argent. Donc on peut voir que pendant que les Bongo pillaient tranquillement le Gabon, et que les Gabonais voyaient leur pouvoir d’achat diminuer, les Ghanéens ont obtenu sous John Kufuor un taux de croissance moyen de 5% par an. Pendant les 8 années de Kufuor à la présidence, eh oui dans les démocraties les mandats sont limités, alors que les ghanéens étaient en croissance, les gabonais ont vu leur économie se contracter de -5%, tout à l’inverse du Ghana. Les indices d’espérance de vie démontrent qu’au Ghana on vit 59,85 ans en moyenne tandis qu’au Gabon c’est 53,11 ans. Donc si vous êtes Ghanéens, vous avez 8 ans en plus sur les gabonais qui exportent le pétrole et se prennent pour des émirs depuis des lustres. L’agriculture compte pour 37% dans l’économie ghanéenne qui est mieux diversifiée que celle du Gabon qui ne compte que sur les minerais. Au Gabon l’agriculture ne compte même pas pour 6% de l’économie. Au Ghana il y a le tourisme qui d’après l’organisme « Euromonitor International » a reçu 1 million de visiteurs en 2007. Le Gabon n’arrive même pas à recevoir 5000 touristes par an. Avec son économie déjà bien diversifiée, le Ghana va aussi devenir un grand producteur de pétrole. La combinaison agriculture, tourisme et minerais en ferait un pays au sein duquel on pourra vraiment se targuer d’avoir un Ghana vert qui est déjà agricole et écologique, un Ghana industriel avec le pétrole, l’or etc., et un Ghana des services avec le tourisme. Le Ghana a déjà la démocratie et les réalités économiques que les Gabonais sloganisent à qui mieux mieux. La cerise sur le Gâteau, le Ghana a organisé 2 CAN en l’espace de 10 ans sans problèmes. Le Gabon, avec tout son fric, peine à organiser une demi CAN.

C'est plutôt gênant pour les bongoïstes de constater que de manière générale, la fameuse « paix et stabilité » de Bongo n’a pas comblé les attentes des populations qui aspirent depuis longtemps à autre chose. Il ne s’agit plus de nier les réalités et de continuer à subir les "vérités formatées" de la RTG1 ou de L’Union. Quelqu’un de tres écouté par le pouvoir Bongo au Gabon avait dit : « les africains ne sont pas mûrs pour la démocratie ». Heureusement que les Ghanéens ne parlent pas Français et ne subissent pas, comme les gabonais, le joug de la France. La patrie de Kofi Annan, a prouvé que les africains étaient plus que mûrs pour la démocratie. Elle représente aujourd’hui un pays sur la droite voie de la démocratie et de la bonne gouvernance. Mais chez nous au Gabon, dans ce bouillon françafricain, la dictature héréditaire continue sous le regard bienveillant de Jean Didier Roisin qui apprécie l’évolution politique au Gabon avec le sentiment du devoir accompli. Pauvres africains francophones. Nous avons été colonisés par des vrais corniauds! Combien de fois avez vous vu ou entendu que Gordon Brown ou Tony Blair se rendait en Afrique soutenir un dictateur? Combien de fois avez-vous vu ou entendu qu’Angela Merkel a visité plusieurs pays Africains avec des chefs d'entreprises allemands dans ses bagages? Pourtant l'Allemagne reste la première puissance économique en Europe et l’Angleterre la première place financière! Et les français? Que des minus !

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