LA LETTRE DU CONTINENT IS AFFIRMING THE MEETING BETWEEN ALI BONGO ET JEAN EYEGHE-NDONG. LA LETTRE DU CONTINENT AFFIRME LA RENCONTRE ALI BONGO ET JEAN EYEGHE NDONG

Jean Eyeghe-Ndong (photo: RFI)







English version


It is the turn of La Lettre du Continent to say that at the request of Ali Bongo, a meeting was recently held between him and Jean-Eyeghe Ndong. It is quite possible that when La Lettre du Continent went to press, the passage of Jean-Eyeghe Ndong on TV channel owned by the Bongos, TéléAfrica, was unknown to them. Still, La Lettre du Continent made the announcement of a meeting and goes even further by saying that Ali Bongo would support the candidacy of Jean-Eyeghe Ndong for mayor of Libreville.


This blog respects its audience and strives to present analyzes that tap into the logic of facts. That is why without reservation we return to this subject that continues to keep people talking. Some would argue that La Lettre du Continent could be in this case one of the links of misinformation trying to discredit Jean-Eyeghe Ndong with the electorate. That is possible, anything is possible in politics, but this blog will use the facts on the ground to analyze the situation and leave to the discretion of our readers, the choice of its conclusions.


The first thing to do is to explain and present our position in relation to the supposed negotiations or discussions between Bongo and Jean-Eyeghe Ndong. This blog is aware that it does not have the power to prohibit Jean-Eyeghe Ndong to meet whoever he wants. He is a free man who makes his own choices and does not have to consider our opinions. But by the same logic, we Gabonese citizens are not obliged either to support a particular political actor, as we may decide that a political actor no longer embodies the essence of our aspirations and therefore we could remove all support to them. This blog believes that if we want Gabon to make progress, we must break with the habit of supporting politicians emotionally or even sentimentally. It is out of the question to ignore the facts that seem to be happening on the ground, under the pretext that we liked a particular person. No, we must be logical to the end and know how to call a spade a spade!


We also want to remind our readers that because history shows that the fiercest political opponents are eventually expected to meet to negotiate way outs; in principle, a meeting between Ali Bongo and Jean-Eyeghe Ndong could be trivial if and only if everyone played fair and put their cards on the table clearly telling Gabonese what happens. Indeed, dear readers, Mandela had successfully negotiated with De Klerk; Sadat did the same with Begin; Rabin negotiated with Arafat! In fact, an old political adage says that one does not negotiate with his friends, but with his enemies. On this blog, we understand that! But you will notice, dear readers, that the negotiations between the aforementioned political rivals had the distinction of being well defined with specific objectives. Mandela and De Klerk negotiated the end of apartheid, Sadat and Begin negotiated an agreement of non-aggression and a "cold" peace between the two nations, Arafat and Rabin negotiated autonomy for the occupied territories. But when Ali Bongo meets a member of the Gabonese opposition, what is there to negotiate outside jobs and placements? Do they speak of the departure of Ali Bongo from power? We doubt it. The history of Gabon shows that these negotiations are often the beginning of a possible surrender of opponents in exchange for a prestigious position with limited powers. But on the ground, where it counts, nothing changes because the country is frozen and nothing moves.


Dear readers, we are not saying that Jean-Eyeghe Ndong has compromised himself by meeting with Ali Bongo because we still do not know the whole truth. We have his denials made on TéléAfrica and we have to stick to them. But the issue of the turning of members of the opposition by the regime remains one of the most obvious in enabling the Bongo’s longevity in power mechanisms. We refuse to play the game consisting of ignoring the warning signs of a future "accommodation", which is why we are watching the political actors with a magnifying glass.


To be continued




Version Française


C’est au tour de la Lettre du Continent d’affirmer qu’à la demande d’Ali Bongo, une rencontre aurait récemment eu lieu entre ce dernier et Jean Eyeghe-Ndong. Il est fort possible qu’au moment où La Lettre du Continent mettait sous presse, le passage de Jean Eyeghe-Ndong sur les antennes de la chaine propriété des Bongo, Teleafrica, était inconnu de cette rédaction. Toujours est-il que La Lettre du Continent fait sienne cette annonce d’une rencontre et va même plus loin en affirmant qu’Ali Bongo soutiendrait la candidature de Jean Eyeghe-Ndong à la mairie de Libreville.


Ce blog respecte son lectorat et s’efforce de lui présenter des analyses qui vont puiser dans la logique des faits exposés. C’est pourquoi sans langue de bois nous voulons revenir sur ce sujet qui n’en finit plus de faire couler encre et salive. D’aucuns diront que La Lettre du Continent pourrait être dans cette affaire, un des maillons de la désinformation essayant de discréditer Jean Eyeghe-Ndong auprès de son électorat. C’est possible, tout est possible en politique, mais ce blog va se servir des faits sur le terrain pour analyser la donne et laisser au libre arbitre de nos lecteurs, le choix de ses conclusions.


La première chose à faire est de situer et présenter notre position par rapport aux supposées négociations ou discussions entre Ali Bongo et Jean Eyeghe-Ndong. Ce blog est conscient du fait qu’il n’ait pas le pouvoir d’interdire à Jean Eyeghe-Ndong de rencontrer qui il veut. C’est un homme libre qui fait ses choix et n’est pas forcé de tenir compte de nos avis. Mais par la même logique, nous citoyens gabonais ne sommes pas non plus obligés de soutenir tel ou tel acteur politique, vu que nous pouvons décider qu’un acteur politique n’incarne plus l’essence de nos aspirations et par conséquent, lui retirer tout soutient. Ce blog pense que si nous voulons que le Gabon fasse des progrès, il nous faut rompre avec la manie qui consiste à soutenir les politiciens de manière émotionnelle ou même affective. Il n’est pas question ici d’ignorer les faits qui semblent se dessiner sur le terrain, sous prétexte que nous aimions bien telle ou telle personne. Non, il faut être logique jusqu’au bout et savoir appeler un chat, un chat !


Nous voulons aussi rappeler à nos lecteurs que parce que l’histoire prouve que les adversaires politiques les plus farouches soient tôt ou tard appelé à se rencontrer pour négocier des voies de sortie, dans le principe, une rencontre Ali Bongo et Jean Eyeghe-Ndong pourrait être banale, si et seulement si tout le monde jouait franc jeu et mettait ses cartes sur table en disant clairement aux gabonais ce qui se passe. En effet chers lecteurs, Mandela avait bien négocié avec De Klerk; Sadate avec Begin ; Arafat avec Rabin ! En fait, un vieil adage politique dit qu’on ne négocie pas avec ses amis, mais avec ses ennemis. Sur ce blog, nous comprenons tout ça ! Mais vous remarquerez, chers lecteurs, que ces négociations entre les rivaux politiques précités avaient la particularité d’être très bien définie avec des objectifs bien précis. Mandela et De Klerk négocièrent la fin de l’apartheid ; Sadate et Begin négocièrent un accord de non-agression et une paix dite « froide » entre leurs deux nations ; Arafat et Rabin négocièrent l’autonomie des territoires occupés. Mais quand Ali Bongo rencontre un membre de l’opposition gabonaise, qu’y a-t-il à négocier en dehors des postes et des placements ? Parlent-ils du départ d’Ali Bongo du pouvoir ? Nous en doutons. L’histoire du Gabon démontre que ces négociations sont souvent le début d’une éventuelle reddition des opposants en échange d’un poste de prestige avec des pouvoirs limités. Mais sur le terrain, là où ça compte, rien ne change car le pays reste figé; rien ne bouge.


Chers lecteurs, nous ne disons pas que jean Eyeghe-Ndong s’est compromis avec Ali Bongo car nous ne connaissons toujours pas toute la vérité. Nous avons les démentis présentés par ce dernier sur Teleafrica et nous nous en tenons à eux. Mais la problématique de la cooptation des membres de l’opposition par le pouvoir reste un des mécanismes les plus évidents de la longévité des Bongo au pouvoir. Nous refusons de jouer le jeu d’ignorer les signes avant-coureur d’un futur politique « convivial », c’est pourquoi nous tenons les acteurs politique à la loupe.


A suivre

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