THE OMNIPRESENT NATURAL GALOP OF RITUALS OF CRIMES IN GABON. L’OMNIPRÉSENT GALOP NATUREL DES CRIMES RITUELS AU GABON








English version

"Chase away what is natural, it comes back galloping" says popular wisdom. Because words and phrases make sense, we consulted the dictionary to better understand the meaning of that sentence. The dictionary tells us that this expression of the current language is used to indicate that it is impossible to totally get rid of natural tendencies and even futile to try to hide them, because the nature of things will inevitably reveal itself openly and to all.

This is the case for ritual crimes in Gabon, which are the means by which people in power and some who aspire to become like them, supply themselves in human organs needed to make their fetish preparations meant to open the social ladder to them. In the past, under the single party system, these crimes were kept under a martial silence. Then came the multi-party system and people began to talk. But the regime remained in its silence. The creation of the NGO "Association for the Fight Against Rituals Crimes (ALCR)" a few years ago was literally the trigger needed by the Gabonese people for their collective awareness of the possibility and even the mandatory responsibility to take a stand against this infamous scourge. First timid and then more courageous, the commitment of many compatriots such as journalist Jonas Moulenda once writing for L’Union, sometimes at the price of their well-being and safety, was instrumental in creating a climate of indignation in the country and the diaspora which forced the dictatorship out of its denial of the phenomenon.

But instead of really fighting this scourge and seeking its eradication, the dictatorship merely developed a strategy to coopt the most visible representatives of the fight against ritual crimes to ultimately silence them and allow the drinkers of human blood to continue to quench their thirst with impunity, proving another popular adage "who drank, will drink!"

Thus, with the complicity of the Catholic and Protestant clergy, and the Mohammedans Imams, thanks to the kind collaboration of the ALCR, which we had once known more cautious; Sylvia Bongo was made godmother and messenger of the fight against ritual crimes in Gabon, the time of a march allowing bloodsuckers of all kinds to come out and also declare their abjection before these crimes they were nevertheless the sponsors. We had touched the bottom of hypocrisy for some and of social unconsciousness for others. Thinking Gabonese people were aware of the fact that the regime had no intention of stopping the slaughter it had orchestrated for its own supply. The solution was a huge public relations operation led by Sylvia Bongo, flanked by people in cassocks and jellabiyas, fingering rosaries while praying to a God they do not care about.

The march organized by Sylvia Bongo was beautiful. They were all there, the same hypocrites who speak of the need to secure the Gabonese streets while they are terrorizing it. Those same people who when faced with the scandal of the human organs bag found in an educational center, were eager to make these organs be pachyderm meat. They proudly marched, these people for whom the enemy is not the sponsor who needs fresh bodies, but Jonas Moulenda who has the audacity to talk about these crimes in his reporting. For this, Moulenda must die so that quietness can return. Do they not say that drunks will drink? Glasses of blood must be regularly filled. But that blood, where does it come from? But from the veins and arteries of men, women and children just like you and your families, dear readers. The sponsors of these crimes walked with Sylvia Bongo and those who agreed to cooperate with them in exchange for what? Only God and they know the answer!

At the finish line, the results are there, open and gaping before us. The ritual crimes continue to fester, in the indifference of a regime that needs human organs and an opposition whose objectives are a disappointing minimalism. So the sponsors can go quietly about their task, as evidenced by the video above. Who will stop this scourge because we know the regime will not? The nature of things is here among us, and it is galloping!



Version Française

« Chassez le naturel, il revient au galop » nous dit la sagesse populaire. Comme les mots et les expressions ont un sens, nous avons consulté le dictionnaire pour mieux appréhender le sens de cette phrase. Le dictionnaire nous apprend que cette expression de la langue courante soit utilisée pour exprimer qu’il soit impossible de se débarrasser totalement de tendances naturelles et même futile d’essayer de les camoufler, car la nature des choses se dévoilera inévitablement au vu et au su de tous.

Il en va des crimes rituels au Gabon, qui sont le moyen par lequel les gens de pouvoir et certains qui aspirent à le devenir, s’approvisionnent en organes humains nécessaires à la confection de leurs préparations fétichistes à l’ouverture de l’ascenseur social. Par le passé, sous le parti unique, ces crimes étaient simplement tenus sous le silence martial. Puis vint le multipartisme et les langues commencèrent à se délier. Mais le régime restait dans son mutisme. La création de l’ONG « Association de Lutte Contre Les Crimes Rituels (ALCR)» il y a quelques années fut littéralement le déclic dont avait besoin les gabonais pour collectivement prendre conscience de la possibilité et même l’impérativité de se dresser contre cet infâme fléau. D’abord timide puis plus courageux, l’engagement de nombreux compatriotes tels que le journaliste Jonas Moulenda jadis à L’Union, fut-ce au prix de leur bien-être et de leur sécurité, déterminant dans la création d’un climat d’indignation dans le pays et la diaspora qui força la dictature à sortir de sa négation du phénomène.

Mais au lieu de vraiment combattre le fléau et chercher à l’éradiquer, la dictature se contenta de développer une stratégie consistant à récupérer dans son escarcelle les représentants les plus visibles de cette lutte contre les crimes rituels pour qu’en définitive ils se taisent et laissent les buveurs de sang humain continuer à étancher leur soif en toute quiétude; donnant raison à un autre adage populaire qui dit : «qui a bu, boira!»

C’est ainsi qu’avec la complicité du clergé Catholique et Protestant, et de celui des Imams Mahométans; grâce à la bienveillante collaboration de l’ALCR qu’on avait connu jadis plus prudente, Sylvia Bongo fut faite marraine estafette de la lutte contre les crimes rituels au Gabon, le temps d’une marche permettant aux buveurs de sang de tout poil de venir eux aussi déclarer leur abjection devant ces crimes dont ils sont pourtant les commanditaires. On venait de toucher le fond de l’hypocrisie pour les uns et de l’inconscience sociale pour les autres. Les Gabonais pensants savaient pertinemment que le régime n’avait aucune intention d’arrêter la boucherie qui est orchestrée en son propre sein et pour son propre ravitaillement. La solution était une vaste opération de relation publique cornaquée par Sylvia Bongo flanquée de gens en soutanes et djellabas, égrenant des chapelets en priant un Dieu dont ils se moquent.

La marche organisée par Sylvia Bongo fut belle. Ils étaient tous là; les mêmes hypocrites qui nous parlent de la nécessité de sécuriser les rues gabonaises tout en y semant la terreur. Ceux-là même qui face au scandale du sac d’organes humains découvert dans un centre éducatif, s’empresseront d’en faire de la viande de pachyderme. Ils ont fièrement marché, ces gens pour qui l’ennemi n’est pas le commanditaire qui a besoin d’organes frais, mais Jonas Moulenda qui a l’outrecuidance de parler de ces crimes dans ses reportages. Pour cela, Moulenda doit mourir pour que le calme revienne. Ne dit-on pas: qui a bu, boira ? Les verres de sang doivent être régulièrement remplis. Mais ce sang, il vient d’où ? Mais des veines et artères d’hommes, femmes et enfants comme vous et vos familles, chers lecteurs. Les commanditaires ont marché avec Sylvia Bongo et ceux qui ont accepté de collaborer avec eux; en échange de quoi? Seul dieu et eux savent!

A la ligne d’arrivée, le constat est là, ouvert et béant devant nous. Les crimes rituels continuent de plus belle; dans l’indifférence d’un régime qui a besoins d’organes humains et d’une opposition dont les objectifs sont d’un minimalisme décevant. Alors, les commanditaires peuvent allez tranquillement a la besogne comme le prouve la vidéo ci-dessus. Qui les arrêtera vu que le pouvoir c’est eux ? Le naturel est bien là parmi nous, et il va au galop !

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