ONCE AGAIN, ALI BONGO SENDS THE SECURITY FORCES TO ASSAULT THE STUDENTS. UNE FOIS DE PLUS, ALI BONGO ENVOIE LES FORCES DE L’ORDRE Á L’ASSAUT DES ÉTUDIANTS

Photos: Medang





English version


In Gabon which is being announced to become an emerging country in just 12 years, the greatest intellectual center of the country was transformed into a war field, the time for Ali Bongo forces to invade the campus of the University of Libreville, to quell students’ legitimate discontent.

Indeed, clashes took place this week on the campus of the University of Libreville between elements of the security forces and students. In fact, to be clear, it is the security forces which charged the students and not the opposite. At the basis of student discontent, the feeling that an intellectual genocide is being committed on these students.

Intellectual genocide? You would think that the terminology is an exaggeration, but no it is not. Explanation: students have the strong feeling that the regime has begun of process to under educate them. Yes, to under educate, dear readers. It all began with the steep cuts in scholarships, even to deserving students. Then it was decreed that scholarships would not be awarded to students over 27 years old. Then we saw stratospheric exam failure rates. The explanation of the regime was always that students were not able. Able compared to whom and to what, the regime alone knows! Anyway! Then we saw that teachers' salaries remained unpaid; premiums remained unpaid; promised classroom facilities were still not built etc. And the apotheosis, the catalyst of recent events was the announcement of the catastrophic results, the tsunamic results at the Law and Economics Schools. The failure rate was nearly 100%. For both Master 1 in Economics, and the two Degrees in law, the number of students is about 1,000 and of these 1,000 students, only two have passed the examinations. A success rate of 0.02%.

Is it with failure rates of this order that the regime thinks that it would make Gabon into an emerging country in 12 years? But this blog rather thinks that these academic failures are a weapon that the regime is currently using to under educate the elements it considers undesirable. This debacle is in front of us all. From start to finish, the Gabonese education system is sick. But who suffers? Who are the children being under educated? When they decide that among some 1,000 university students, only two can get promoted to the next level, what message do they want to send to students and their parents? Especially since in statistical terms, this failure rate cannot be explained as law and economics should not be a mystery for nearly 100% of students who are regularly enrolled in these fields in Gabon. In addition, there are Gabonese students who succeed in these fields in other African countries and the rest of the world; therefore, knowing that the University of Libreville does not dispense a special kind of curriculum, if these students who fail in Gabon, can succeed elsewhere, in countries that have a much higher education standard than Gabon, this means that the authorities do not want some Gabonese students to succeed in Gabon. Let’s not be afraid to say so. Why do we see this kind of aberration only in Gabon?

By subjecting them to failure, they want the mass of Gabonese students to get discouraged and abandon their studies before completing their cycle. They want the Gabonese students to think that life is too hard, that education, well that is not obvious ... They want them to give up and go sit in a bar and wait for Ali Bongo or his son tomorrow, to come and give them a t-shirt, a turkey wing or a promise of employment that will never come. They do not want the Gabonese people to stand on their own feet.

In other countries, education is encouraged, in Gabon it is discouraged. In other countries, students are told to persevere in their studies because it is enough to believe and work hard and voila, but in Gabon they put students in front of failure and when they get angry, they sends the security forces to beat them up.

Gradually, the irreparable is happening in Gabon. The destruction of an entire people is initiated; it is a deliberate act, an intellectual genocide. They want to condition the young Gabonese citizens to a culture of failure and dumbness and this is unacceptable and inadmissible!




Version Française


Dans le Gabon qu’on annonce émergent dans à peine 12 ans, le plus grand centre intellectuel du pays a été transformé en champ de guerre, le temps pour les forces de l’ordre du régime Ali Bongo d’aller investir le campus de l’Université de Libreville, pour mater un mécontentement étudiant, somme toute légitime.

En effet, des accrochages ont eu lieu cette semaine sur le campus de l’Universités de Libreville entre les éléments des forces de l’ordre et les étudiants. En fait, pour être clair, ce sont les forces de l’ordre qui ont chargés les étudiants et non l’inverse naturellement. A la base du mécontentement étudiant, le sentiment qu’un génocide intellectuel soit en train d’être perpétré à leur dépend.

Génocide intellectuel ? Vous penserez que le terme est exagéré, mais rien ne s’en faut. Explication: les étudiants ont le fort sentiment que le régime a entrepris de les déscolariser. Oui, les déscolariser, chers lecteurs. Tout commença avec les coupures abruptes des bourses d’études, même aux étudiants méritants. Ensuite on a décrété que les bourses ne seront plus octroyées aux étudiants de plus de 27 ans. Puis on a vu des taux d’échec stratosphériques aux examens. L’explication du régime restait que les élèves n’étaient pas au niveau. Au niveau de qui et de quoi, seul le régime sait ! Soit ! Puis on a vu des salaires des professeurs qui demeuraient impayés, des primes qui demeuraient impayées, des salles de classes promises qui n’étaient toujours pas construites etc. Et l’apothéose, le catalyseur des récents évènements, fut l’annonce des résultats catastrophiques, tsunamiques, de la Faculté de Droit et de Sciences Economiques. Le taux d’échec y est de près de 100%. Pour les deux Master 1 en économie, et les deux Licences en droit, l’effectif est d’environ 1000 étudiants et sur ces 1000 étudiants, seules deux ont réussi aux examens. Un taux de réussite de 0,02%.

C’est avec des taux d’échec de cet ordre que le régime pense faire du Gabon un pays émergent dans 12 ans ? Mais ce blog pense plutôt l'échec scolaire est une arme que le régime est en train d’utiliser pour la déscolarisation des éléments jugés indésirables. Le constat de cette déperdition est devant nous. De bout en bout, l’enseignement au Gabon est malade. Mais qui en souffre ? Quels sont les enfants qu’on déscolarise ? Quand on décide que sur 1000 étudiants du supérieur, seuls 2 peuvent passer en classe supérieure, quel message veut-on envoyer aux étudiants et à leurs parents ? Surtout qu’en termes statistiques cet échec ne s’explique pas car le droit et les sciences économiques ne devraient pas être un mystère pour près de 100% des étudiants qui sont régulièrement inscrits dans ces filières au Gabon. En plus, il y a des étudiants gabonais qui réussissent dans ces filières dans d’autres pays d’Afrique et du reste du monde ; par conséquent, sachant que l’Université de Libreville ne dispense pas un enseignement spécial, si les étudiants qui échouent au Gabon, réussissent ailleurs, dans des pays qui ont un enseignement du supérieur bien plus relevé qu’au Gabon, c’est que les autorités ne veulent pas que certains étudiants gabonais réussissent au Gabon. Il ne faut pas avoir peur de le dire. Pourquoi ne voit-on ce genre d’aberration qu’au Gabon?

En les soumettant à l’échec, on veut que la masse des étudiants gabonais se décourage et abandonne les études avant de terminer leur cycle. On veut que les étudiants Gabonais se disent que la vie est trop dure, que les études et bien ce n’est pas évident... On veut qu’ils abandonnent pour aller s’assoir au bar du coin à attendre qu’Ali Bongo ou son fils demain, vienne leur donner un t-shirt, une aile de dinde ou une promesse d’emploi qui ne viendra jamais. On ne veut pas que le Gabonais se prenne en main.

Dans les autres pays, on encourage les études, au Gabon, on les décourage. Dans les autres pays, on dit aux étudiants de persévérer dans les études car il suffit d’y croire et travailler dur et le tour est joué ; mais au Gabon on met les étudiants face à l’échec et quand ils se mettent en colère, on envoie les forces de l’ordre les bastonner.

Petit à petit, l’irréparable est en train de se produire au Gabon. La destruction de tout un peuple est amorcée ; c’est un acte délibéré, un génocide intellectuel. On veut conditionner les jeunes gabonais à la culture de l’échec et de la nullité ; c’est inacceptable et inadmissible !

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