LA LETTRE DU CONTINENT IS AFFIRMING THE MEETING BETWEEN ALI BONGO ET JEAN EYEGHE-NDONG (PART II). LA LETTRE DU CONTINENT AFFIRME LA RENCONTRE ALI BONGO ET JEAN EYEGHE NDONG (DEUXIÈME PARTIE)

Jean Eyeghe-Ndong (photo: L'Express)




English version


If it is easy and even lapidary to see that the Gabonese distrust towards politics and its consequences has reached a record level; it is less obvious to discern the causes and explain them in a thoughtful, logical and concise manner. The Jean Eyeghe-Ndong series gives us, through the mail we receive, the opportunity to measure how deep is the gap between the Gabonese people and their politicians. But this blog today asks: who is to blame if our politicians are behaving in such volatile manner? Do not we all have our share of responsibility by supporting people who show us that they do not have the same ambitions as us, for the country?


In preparation for this post, we submitted to about a hundred of our readers, a small easy questionnaire to enable us to gauge the confidence that our readers have in the institutions that were supposed to guarantee the governance, in all forms, of the country. We are also aware that some people may rightly say that our sample is not representative of the whole of the Gabonese population. We accept that. Nevertheless here are the results of our survey:


Do you trust the following Gabonese institutions?


The Presidential institution and the person who symbolizes it: 92% no, 8% yes.


The National Assembly: 100% no.


The Government: 86% no, 14% yes.


Municipal Councils: 100% no for Libreville, 77% no for Port-Gentil, 61% no for Oyem, 72% no for Mouila, 93% no for Franceville.


Electoral institutions (the Constitutional Court and the CENAP): 100% no


The judicial system: 94% no


When you look at these results which we firmly believe to be reproducible to about a few percent, for any individual wishing to probe the Gabonese people, we can then ask the question of who are they kidding when we hear Gabonese candidates to a puppet election, present themselves by claiming to be "the candidate of trust." Meeting after meeting, these candidates say that they want to "give confidence to the Gabonese people." But it is clear that in general, the Gabonese politicians have failed to strengthen the impression of a symbiosis between the people and their leaders, as seen in other countries. The measure of political trust in Gabon has never been as low as it is today. We believe that we, the people, have our share of responsibility because we have not always been rigorous against these men and women politicians. We let them do anything and we are paying the price for that today.


Unfortunately the truth is that the Gabonese political class has often taken advantage of the naivety of the mindset of the people, to lead them into catastrophic political pits, without in return, the people taking them to task. Consequently, we now observe the moral degradation of the Gabonese public who says today to be conquered by "distrust", "gloom" and "disappointment" when faced with anything related to politics. Not only is the lack of political change in Gabon unable to stop the spread of "distrust" vis-à-vis those in power, but many Gabonese believe, not without reason, that politicians of all stripes, are not concerned with them; that their leaders in power and in the opposition ignore their advice. If nothing seems to be able to immunize the Gabonese people against political disenchantment, there are nevertheless attitude and behavior corrections that people could take to make it clear to politicians that the comedy has run for a long time and must now end:


1. Since alternation in power does not exist, why play the game and pretend that alternation is possible by way of accommodation, when we know that all the levers of Gabonese politics suggest otherwise? Any politician unable to answer this question should be disregarded.


2. Since voting does not change anything and the dictatorship continues, why vote? Any politician unable to explain coherently why they ask you to vote when they know that the institutions responsible for managing elections in Gabon are not trustworthy, should be disregarded.


We believe on this blog that by operating with such rigor, people will be able to push the politicians into a corner and force them not to take the Gabonese people for an amorphous mass, unable to understand the comedy juggling going on at the moment in Gabonese politics.




Version Française


S’il est facile et même lapidaire de constater que la défiance des Gabonais envers la politique et ses corollaires a atteint un niveau record, il est moins évident d’en discerner les causes et de les exposer de manière réfléchie, logique et succincte. Le feuilleton Jean Eyeghe-Ndong nous donne, grâce au courrier que nous recevons, l’opportunité de mesurer à quel point est profond le fossé entre les populations Gabonaises et les acteurs politiques. Mais ce blog demande aujourd’hui : à qui la faute, si nos politiciens se conduisent de manière aussi volatile ? N’avons-nous pas tous notre part de responsabilité en soutenant des gens qui nous prouvent qu’ils n’ont pas les mêmes ambitions que nous, pour le pays?


En préparation à ce billet, nous avons soumis comme ça, pelle mêle en quelques heures, à environ une centaine de nos lecteurs, un petit questionnaire facile pour nous permettre de jauger la confiance que nos lecteurs avaient dans les institutions supposées garantir la gouvernance, dans toutes ses formes, du pays. Nous sommes aussi conscients que d’aucuns pourront dire avec raison que notre échantillonnage n’est pas représentatif de l’ensemble de la population Gabonaise. Nous acceptons cela. Néanmoins voici le résultat de notre questionnaire :


Avez-vous confiance dans les institutions Gabonaises suivantes ?


L’Institution Présidentielle et la personne qui l’incarne : 92% non ; 8% oui.


L’Assemblée Nationale : 100% non.


Le Gouvernement : 86% non ; 14% oui.


Les Conseils Municipaux : 100% non pour Libreville ; 77% non pour Port Gentil ; 61% non pour Oyem ; 72% non pour Mouila ; 93% non pour Franceville.


Les institutions électorales (la Cour Constitutionnelle et la CENAP) : 100% non


Le système judiciaire : 94% non


Quand on regarde de tels résultats dont nous avons la ferme conviction de penser être reproductibles à quelques pourcentages près, par n’importe quel individu désireux de sonder les Gabonais, on est endroit de se demander de qui se moque-t-on, quand on entend des candidats Gabonais se présenter a des élections fantoches en se déclarant être: " le candidat de la confiance." Meeting après meeting, ces candidats déclarent vouloir: "redonner confiance aux Gabonais." Mais force est de constater que dans leur ensemble, les politiciens gabonais ont échoué a solidifier l’impression d’une symbiose entre la population et ses dirigeants, comme on le voit dans d’autres pays. Le baromètre de la confiance politique au Gabon n’a jamais été aussi bas qu’il l’est de nos jours. Nous pensons que nous, la population, avons notre part de responsabilité car nous n’avons pas toujours tenu rigueur à ces hommes et femmes politiques. Nous les avons laissé faire n’importe quoi et nous en payons le prix aujourd’hui.


La vérité malheureusement est que les politiques Gabonais ont souvent usés de la naïveté de l'état d'esprit des Gabonais, pour les mener dans des voies politiques catastrophiques, sans qu’en retour, le peuple ne leur tienne rigueur. Par voie de conséquence, nous observons aujourd’hui la dégradation du moral des Gabonais qui se disent gagnés par la "méfiance", la "morosité", et la "déception", face à tout ce qui touche à la politique. Non seulement le manque d'alternance politique au Gabon ne permet pas d'enrayer la progression de la "défiance" vis-à-vis du pouvoir, mais de nombreux Gabonais estiment non sans raison que les responsables politiques de tout bord, ne se préoccupent pas d'eux; que leurs dirigeants du pouvoir et de l’opposition ne tiennent pas compte de leur avis. Si rien ne semble en mesure d’immuniser les Gabonais contre le désenchantement politique, il y a néanmoins des corrections d’attitude et de comportement que les populations pourraient adopter pour faire comprendre aux acteurs politiques que la comédie a assez durée :


1. Puisque l'alternance n’existe pas, pourquoi jouer le jeu et prétendre que l’alternance est possible par les voies accommodationistes, quand on sait que tous les leviers politiques au Gabon suggèrent le contraire? Tout politicien incapable de répondre à cette question devrait être mis de côté.


2. Puisque voter ne change rien et que la dictature continue, pourquoi aller voter ? Tout politicien incapable de vous expliquer de manière cohérente pourquoi il vous demande d’aller voter alors qu’il sait que les institutions responsables de gérer les élections au Gabon ne sont pas dignes de confiance, devrait être mis de côté.


Nous pensons sur ce blog qu’en opérant avec une telle rigueur, les populations seront en même de mettre les politiciens au pied du mur et de les contraindre à ne plus prendre les populations pour des masses amorphes, incapables de comprendre les jongleries de la comédie politique en vigueur au Gabon.

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