A DISASTROUS RESULT FOR GABON! UN RÉSULTAT DÉSASTREUX POUR LE GABON !
English version
Ivindo Iron is the company created specifically to develop and exploit the Bélinga iron deposit, located in the province of Ogooué-Ivindo. It is a joint venture between the Gabonese state and a major industrial partner, the Australian group Fortescue, which is a global mining giant.
The Bélinga deposit is considered one of the largest unexploited high-content iron deposits in the world. The Gabonese state is betting heavily on this project to hope to industrialize the country and create local jobs in the technical trades (mines, geology, metallurgy).
Ivindo Iron has therefore launched a program to train the local technical elite. The idea was to select the best young Gabonese talents (scientists) and send them to train in Australia (seat of the Fortescue partner) so that they return to occupy the positions of executives and engineers in the mine.
This is where the disaster lies because Ivindo Iron selected these young Gabonese on the basis of their Gabonese diplomas. This is embarrassing in many ways:
It is first of all an observation of systemic failure of Gabonese national education because it is an alarming fact that students ranging from the Scientific Terminal class to Master II have all failed. This means that a Gabonese Master II diploma (theoretically a Bac+5 level) is not considered sufficient to pass the entry criteria of an Australian university, even after an upgrade in English. This is the demonstration of the devaluation of Gabonese diplomas.
It is a dark situation that goes beyond the simple failure of a few students. It reveals a profound structural crisis. This is a direct debasement of the quality of education in Gabon.
This result also demonstrates the bankruptcy of selection criteria in Gabon. How can we send about thirty to the other side of the world, without making sure they have the competency? Who selected them? The fact that they have all failed shows that the selection process has not been able to detect the real talents or, worse, that they have been selected by convenience.
This result is disastrous because it breaks a mirror. It shows that the internal perception of success (having a Master’s degree in Gabon, being selected by a large company) is totally disconnected from external reality (international standards).
Version française
Ivindo Iron est la société créée spécifiquement pour développer et exploiter le gisement de fer de Bélinga, situé dans la province de l'Ogooué-Ivindo. C'est une joint-venture entre l'État gabonais et un partenaire industriel majeur, le groupe australien Fortescue, qui est un géant minier mondial.
Le gisement de Bélinga est considéré comme l'un des plus grands gisements de fer à haute teneur non encore exploités au monde. L'État gabonais mise énormément sur ce projet pour espérer industrialiser le pays et créer des emplois locaux dans les métiers techniques (mines, géologie, métallurgie).
Ivindo Iron a donc lancé un programme pour former l'élite technique locale. L'idée était de sélectionner les meilleurs jeunes talents gabonais (scientifiques) et de les envoyer se former en Australie (siège du partenaire Fortescue) pour qu'ils reviennent occuper les postes de cadres et d'ingénieurs dans la mine.
C'est là que réside le désastre car, Ivindo Iron a sélectionné ces jeunes Gabonais sur la base de leurs diplômes gabonais. Mais une fois arrivés au portillon des universités australiennes, ils ont été jugés inaptes à suivre le cursus, non seulement à cause de la langue, mais surtout à cause de lacunes en sciences fondamentales (maths, physique), révélant un fossé entre le niveau académique local et les standards internationaux requis pour les études que nos étudiants étaient supposés entreprendre. Ceci est embarrassant á bien des égards:
C’est d’abord un constat d'échec systémique de l'éducation nationale gabonaise car on constate un fait alarmant que des étudiants allant de la classe de Terminale Scientifique jusqu'au Master II aient été tous recalés. Cela signifie qu'un diplôme de Master II gabonais (théoriquement un niveau Bac+5) n'est pas jugé suffisant pour franchir les critères d'entrée d'une université australienne, même après une mise à niveau en anglais. C’est la démonstration de la dévaluation des diplômes Gabonais.
C’est une situation sombre qui dépasse le simple échec de quelques étudiants. Elle révèle une crise structurelle profonde. C'est un désaveu direct de la qualité de l'enseignement au Gabon.
Ce résultat démontre aussi la faillite des critères de sélection au Gabon. Comment peut-on envoyer une trentaine à l'autre bout du monde, sans s’assurer qu’ils aient le niveau? Qui les a selectionnés? Le fait qu'ils soient tous recalés montre que le processus de sélection n'a pas su détecter les vrais talents ou, pire, qu'ils aient été sélectionnés par complaisance.
Ce résultat est désastreux car il brise un miroir. Il montre que la perception interne de la réussite (avoir un Master au Gabon, être sélectionné par une grande entreprise) est totalement déconnectée de la réalité externe (les standards internationaux).

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