WHAT ARE THE AIMS OF THE PROPOSED INCLUSIVE AND WITHOUT TABOOS DIALOGUE? QUELS SONT LES OBJECTIFS DU PROPOSÉ DIALOGUE INCLUSIF ET SANS TABOUS?

Members of the opposition
Des membres de l’opposition
Photo : Gabonreview



English version

Inclusive dialogue without taboos; the term is certainly attractive, but it is empty or full of meaning? The answer needs to be found, because dialogue is good, but still we need to know what we are talking about when we dialogue! What are the objectives of the various parties and what resolutions do they want to produce as a result of this dialogue that would be done without taboos. At this point, dear readers, the shadows are too numerous to inspire confidence.

For this blog, the only dialogue that deserves attention is the one that would take place to achieve the conditions that can lead Ali Bongo to accept to be led into a decisive corridor which outcome would be to create the necessary and sufficient conditions for his removal from power. At present, we are aware that such a compromise to safeguard the peaceful future of Gabon, is impossible with the Ali Bongo dictatorship that does not conceive to ever be separated from power.

Because facing a tyrannical family regime for generations, the Gabonese are unfortunately accustomed to passive attitude of submission that makes them believe that any concessions by the regime is a gain that can lead to freedom. No, experience shows us that dealing with the dictatorship without first defining the contours of this interaction always ends in the sale of the aspirations of the Gabonese people at the altar of compromise and small personal arrangements. Without a realistic content that is clearly presented to the Gabonese opinion for approval, the option of an inclusive dialogue empty of content, can for now only attractive to those who would like to soon accede to power sharing with the regime in place, but to whom the goal of a genuine democratic liberation of our country, is less stimulative. For years, many parties that were once of the opposition have eventually joined the tyrannical regime in which they have occupied important positions; for what result?

But now all of a sudden, Ali Bongo, who was not elected "as normally understood", after submitting a false birth certificate within his candidacy application in 2009, who cannot govern the Republic satisfactorily; situation causing his growing unpopularity which he would like to contain and earn some credibility and even increase the little legitimacy he still has in some corners, finally has decided to organize a national consultation 6 months before the presidential election. To solve and discuss what, with whom?

At this stage of the political situation of the country, must we still agree to go to a dialogue to simply define the principles of another future discussion? Or should we confine any discussion on modalities to constrain the regime to abdicate?

There are unfortunately still many compatriots who naively think that a dictatorship could accept to leave power upon discussion around a table. But we have never seen a dictatorial regime leave power following a national dialogue. Ali Bongo does not inspire good faith and he would abdicate only under very strong pressure indicating that his skin would be in danger if he persisted in power.

So the inclusive dialogue only makes sense if Ali Bongo and his constitutional court and his CENAP officially accept that the conditions of his perjury and the strict respect of the Constitution do not allow him to run in a new election. The rest is waste of time, in our opinion.





Version française

Le dialogue inclusif et sans tabous ; le terme est attrayant certes, mais est-il vide ou plein de sens ? La réponse reste à trouver, car dialoguer c’est bien, mais encore faut-il savoir de quoi parle-t-on quand on dialogue ! Quels sont les objectifs des différents interlocuteurs et que veulent-ils produire comme résolutions à la suite de ce dialogue qui serait extirpé de tout tabou. A ce point, chers lecteurs, les zones d’ombre restent trop nombreuses pour nous inspirer confiance.

Pour ce blog, le seul dialogue qui mérite notre attention est celui qui interviendrait pour aboutir aux modalités pouvant conduire Ali Bongo à accepter d’être conduit dans un couloir décisif dont l’issu serait de créer les conditions nécessaires et suffisantes à sa sortie. À l’heure actuelle, nous sommes conscient qu’un tel compromis pour la sauvegarde de l’avenir apaisé du Gabon, soit impossible avec la dictature Ali Bongo qui ne conçoit point être séparée du pouvoir.

Parce que confrontés à un régime familial et tyrannique depuis des générations, les Gabonais se sont accoutumés malheureusement à une attitude de soumission passive qui leur fait croire que la moindre concession du régime soit un gain pouvant aboutir à la liberté. Non, l’expérience nous prouve que composer avec la dictature sans au préalable définir les contours de cette interaction reviens toujours à aller vendre les aspirations du peuple Gabonais à l’autel de la compromission et des petits arrangements personnels. Faute d’un contenu réaliste et clairement présenté à l’opinion Gabonaise pour approbation, cette option d’un dialogue dit inclusif mais vide de contenu, ne peut pour l’instant que séduire ceux qui voudraient vite adhérer au partage du pouvoir avec le régime en place, mais que l’objectif d’une réelle libération démocratique de notre pays, stimule moins. Depuis des années, nombreux sont les partis se disant jadis de l’opposition qui ont finalement rejoint le régime tyrannique au sein duquel ils ont occupé d’importants postes ; Pour quel résultat ?

Mais voilà qu’Ali Bongo, qui n’a pas été élu « comme on l’entend », après avoir introduit un faux acte de naissance dans son dossier de candidature en 2009, qui n’arrive pas à gouverner la République de manière satisfaisante; situation lui causant une impopularité grandissante qu’il voudrait endiguer et gagner un peu en crédibilité et au besoin accroître le peu de légitimité qui lui est imparti, se décide enfin à organiser une concertations nationales à 6 mois de l’élection présidentielle. Pour résoudre quoi et discuter avec qui ?

A ce stade de la situation politique du pays, doit-on encore accepter d’aller au dialogue pour simplement définir les balises d’une autre future discussion ? Ou alors faut-il circonscrire toute discussion autour des modalités devant contraindre le pouvoir à abdiquer?

Il y a malheureusement encore de nombreux compatriotes qui pensent naïvement qu’une dictature pourrait accepter de se retirer sur simple injonction autour d’une table. Mais jamais a-t-on vu un régime dictatorial quitter le pouvoir suite à un dialogue national. Ali Bongo n’est pas de bonne foi et il n’abdiquera que sous une très forte pression lui indiquant que sa peau serait en danger s’il s’entêtait au pouvoir.

Donc, le dialogue inclusif n’aura de sens que si Ali Bongo et sa cour constitutionnelle et sa CENAP acceptaient officiellement que les conditions de son parjure et le strict respect de la Constitution ne lui permettent pas de se présenter à une nouvelle élection. Le reste n’est que perte de temps, à notre avis.

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