THE QUIET GOLD RUSH IN MAYIBOUTH. LA SILENCIEUSE RUÉE VERS L’OR DE MAYIBOUTH


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Le Gabon cherche des revenus dans l'exploitation minière artisanale de l'or
Par AFP

Dans la nature primaire des montagnes de Belinga dans le nord du Gabon, des hommes pelles à la main, creusent du matin au soir, remplissant des brouettes de terre contenant ce qu'ils recherchent: l’or.

La clairière située dans la forêt équatoriale est couverte de dizaines de trous, d’environ quatre mètres (13 pieds) de profondeur.

"Nous arrivons vers sept heures du matin, et terminons à 18h00 ... la production n’est pas très bonne», dit Aboubakar Coulibaly, un Malien aux bras musclés qui déplace autour de lui, 200 brouettes de terre aurifère par jour.

Les bons jours, son équipe recouvre environ entre neuf ou 10 grammes d'or.

La production est peut être minuscule, mais maintenant le gouvernement gabonais exige que ces hommes cherchant l’or doivent vendre tout ce qu'ils trouvent à l'Etat- une situation que les mineurs artisanaux d'or n'aiment pas particulièrement, dans un contexte de concurrence croissante avec des entreprises minières chinoises.

William M'bouma emploie cinq ou six travailleurs pour environ 10000 francs CFA (15 euros) par jour.

"Nous n’avons pas le choix, c’est difficile, mais on s’adapte," dit le Gabonais de 31 ans, qui est revenu dans son village natal après tenté sa chance - en vain - dans la capitale Libreville.

A la ville comme à la campagne, "il n'y a pas de sociétés qui peuvent former ou embaucher des jeunes. Si vous ne voulez pas rester à ne rien faire, vous devez trouver quelque chose à faire comme l'orpaillage," dit-il, car le chômage des jeunes est de plus de 30 pour cent,

Mais en 2014 le gouvernement a décidé de s’attaquer à «l’anarchie» de la situation des chercheurs artisanaux d'or et a mis en place un système d’achat et de collecte de leur petite production.

L'objectif déclaré était d'avoir "une meilleure visibilité et un contrôle de l'activité», explique Wesbert Moussounda, directeur de la branche gabonaise de la collecte de l'or, une filiale de la Société Equatoriale des Mines (SEM) chargée de développer les ressources minières du Gabon.

L'année dernière, la CGCO a recueilli 55 kilogrammes (121 livres) d'or, une quantité modeste vu que près de 10000 personnes travaillent dans l'orpaillage à l'échelle nationale, selon le Fonds Mondial pour la Nature (WWF) au Gabon.

Le management par l'état de cette production d'or "permettra d'améliorer les conditions de vie de notre peuple" avec le développement des «petites mines mieux organisées et semi-automatisées », dit Moussounda.

- «Question de survie» -

Mais les chercheurs d'or face à la demande du gouvernement d’obtenir leur production, disent qu'ils sont les perdants dans cette affaire.

"Avant nous recevions environ 20000 francs CFA par gramme ; mais maintenant, depuis qu’ils (les fonctionnaires) sont venus, on est tombé à 17000," explique Simon Pierre Matamaya, chef du village camp 6.

Il dit que les fonctionnaires justifient ce prix par les conditions du marché, "mais nous ne savons pas". Une once d'or sur le marché international se vend actuellement à environ 1200 dollars l'once (une once = 28,35 grammes; donc un gramme devrait rapporter 1200:28,35 = 42,33 dollars soit 21164 Francs CFA).

"Ça c’est du business, c’est une question de survie», ajoute Matamaya, pointant vers les abris de fortune dans le camp, sans eau, sans électricité, et des familles qui dorment sur le sol.

L’extraction de l'or a commencé au Gabon dans les années 1940, à l'époque coloniale française et l'orpaillage aujourd'hui a lieu sur les anciens sites.

Mais il y a quelques mois, des engins ont ouvert une nouvelle grande section de la forêt. La société minière gabonaise SEM, qui espère découvrir de nouvelles réserves d'or, a signé un partenariat avec la société chinoise Myanning pour explorer la région.

Le Gabon abrite de nombreuses richesses minières, y compris le manganèse, le fer, l'uranium et le diamant, qui restent encore à être exploités et attirent de plus en plus d'entreprises chinoises, déjà impliquées dans le pétrole, le bois et les travaux publics.

Les montagnes de Belinga contiennent également un des plus grands gisements de minerai de fer dans le monde, estimé à plus d'un milliard de tonnes. Ce projet minier avait été attribué à un autre groupe chinois - China Machinery Engineering Corporation, bien qu'il ne soit jamais entré en activité depuis 2008.

Dans les districts miniers, Myanning est censé engager des orpailleurs locaux, mais au camp 6, ils sont sceptiques.

"Depuis qu’ils (chinois) sont ici ... nous ne savons pas grand-chose de ce qu'ils font", a déclaré l'un des orpailleurs. "Qui peut nous assurer qu'ils ne vont pas simplement prendre l’or et partir?"


Nota Bene de ce blog : La SEM (Société Equatoriale des mines) du Gabon est contrôlée par Maixent Accrombessi, avec Fabrice Nzé Békalé comme faire valoir.

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