MOODY’S AGENCY DOWNGRADES GABON’S RATING: ITS REPORT DEMONSTRATES THAT THE GABONESE ECONOMY IS IN AGONY. L’AGENCE MOODY’S ABAISSE LA NOTE DU GABON : SON RAPPORT DEMONTRE QUE L’ECONOMIE DU GABON AGONISE




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Traduction françaises de l’article

Note: Moody’s abaisse la note de République du Gabon à B1, perspective négative

Recherche de Crédit Globale- 29 avril 2016


New York, 29 Avril, 2016 - Moody Investors Service a abaissé aujourd'hui la valeur des obligations de l’Etat du Gabon de Ba3 à B1. La perspective est négative. Ceci arrive en conclusion de la révision d’abaissement amorcée le 4 Mars 2016 dont le but était d'évaluer l'ampleur de l'impact du choc du prix du pétrole sur la balance de paiement de l’Etat, les risques sur les liquidités du pays, et le soutien au crédit assuré par son appartenance à la Zone franc.

L’abaissement d'aujourd'hui reflète deux facteurs clés:

(I) Moody’s projette que les ratios de la dette publique vont se détériorer d’avantage en 2016 et se stabiliser dans le futur à des niveaux d’endettement plus élevés que ceux de ses pairs notés à Ba3.

(Ii) Dans les mêmes temps, les besoins élevés de financement de l’Etat et les options de financement limitées ont augmenté les risques de non solvabilité de l’Etat.

Moody continue d'évaluer l'adhérence du Gabon à la Zone franc comme étant un support de crédit important. Par conséquent, en dépit de la croissance des déséquilibres extérieurs et de la diminution du niveau des réserves de devises, la dégradation de la notation a été limitée à un cran.

Parallèlement, Moody’s a abaissé la République du Gabon et plafonné ses capacité de dépôt de Baa3 à Ba1. La dégradation de la notation a conduit au changement des plafonds.

JUSTIFICATION DE LA NOTE

ABAISSEMENT DE LA NOTE A B1

LES MESURES DE LA DETTE DE L’ETAT SE DETERIORERONT DAVANTAGE EN 2016 ET SE STABILISERONT PAR LA SUITE

Les premiers éléments justifiant l’abaissement de la note de la République Gabon à B1 sont les conclusions de Moody’s disant que les finances publiques vont continuer à se détériorer en 2016 et seulement se stabiliser par la suite. Une dette plus élevée et plus coûteuse, ainsi qu'une baisse continue des recettes publiques et du PIB nominal, sont à l'origine d'une détérioration de tous les indicateurs associés au fardeau de la dette. Vu que la dette publique devrait atteindre 51% du PIB en 2016 selon les calculs de Moody’s, et 44% sur une base nette, les paramètres de la dette du Gabon vont dépasser les niveaux de ses pairs notés à Ba3, qui ont un niveau de dette médian de 41% pour 2016. La dette nette est égale à la dette brute par rapport aux réserves budgétaires de l’Etat, qui sont les dépôts faits à la banque centrale, la BEAC, et dans un fond d'amortissement à la Banque Mondiale.

Moody intègre dans sa projection les mesures d'assainissement budgétaire adoptées et / ou mises en œuvre par le gouvernement - dans le cadre de la loi budgétaire 2016 et sa décision plus récente de réformer la réglementation des prix du carburant, ce qui porte à une baisse des subventions de 1% du PIB- ainsi que d'autres ajustements fiscaux prévus, potentiellement par une révision de la loi des finances. Pendant que l’Etat ajuste ses finances à la nouvelle norme des revenus pétroliers, le choc du prix du pétrole est trop grand pour être amorti entièrement par l’Etat et éviter une détérioration matérielle de sa balance de paiement.

Les efforts des autorités visant à consolider la situation financière du pays portent et continueront à se concentrer sur l'élargissement des recettes non pétrolières via la modernisation des systèmes fiscaux, la suppression des exonérations fiscales telles que l'inclusion des bonus fonctionnaires dans la PIT. Du côté des dépenses, le gouvernement envisage d'aborder l’épineuse question d'une masse salariale importante, d’effectuer de nouvelles réductions de dépenses non prioritaires, tels que les frais d'administration et de transferts qui seront aussi probablement explorés. Moody’s projette également que le gouvernement va continuer à procéder à l'apurement des arriérés, ce qui a un coût financier, conformément à la stratégie du gouvernement de continuer à soutenir l'économie non pétrolière privée à l'avenir.

Moody’s prévoit que le déficit budgétaire du gouvernement en termes de trésorerie qui correspond au déficit qu’il devra financer, augmentera en 2016 à 6% du PIB, contre 5% en 2015 et 1% en 2014. Considérant le recours du gouvernement à la dette non-concessionnelle au cours des dernières années, Moody’s prévoit que l'intérêt croissant payé par le gouvernement contribuera à l'accroissement du déficit budgétaire. En outre, comme le niveau des recettes publiques est en baisse, les paiements d'intérêts engloutiront une part plus importante de ses revenus, 11% en 2016 contre 5% en 2014.

AUGMENTATION DU RISQUE D’INSOLVABILITE DE L’ETAT

Les seconds éléments justifiant le déclassement de la République du Gabon tiennent de l'augmentation du risque d’insolvabilité du Gabon. Dans le scénario de référence de Moody’s, l’Etat continuera à faire face à de grandes contraintes en matière d’engagement par rapport à ses options de financement à moyen terme. Les besoins de financement de l’Etat, à savoir le déficit qu’il doit financer, plus la dette qu'il doit rembourser, a augmenté à près de 10% du PIB en 2015 et devrait rester à ce niveau en 2016 et 2017. Cependant, les sources de financement potentielles de l’Etat n'ont pas augmenté en parallèle.

Alors que le gouvernement a prévu 5% du PIB par an, en prêts engagés, principalement concessionnels, en 2016 et 2017 pour ses dépenses d’investissement, le reste du financement devrait provenir d'autres sources. Celles-ci comprennent potentiellement de ponctionner les réserves financières de l’Etat, de recourir aux marchés régionaux et / ou internationaux de capitaux ou à des sources extraordinaires qui offrirait une garantie de liquidité (semblable à un programme du FMI). Moody’s remarque que les marchés financiers régionaux risquent d’être particulièrement surchargés en 2016 et 2017, car cinq des six pays membres de l'Union Economique et Monétaire des Etats d'Afrique Centrale (CEMAC) sont exportateurs de pétrole et sont donc aussi confrontés à d’énormes besoins de financement.

En l'absence d'une garantie de liquidité, le gouvernement risque de puiser dans ses réserves fiscales pour combler tout déficit de financement qui pourrait survenir en 2016 et 2017. En 2015, le gouvernement a prelevé sur ses dépôts à la banque centrale pour financer une partie de son déficit, résultant en une baisse de 15% du niveau de cette réserve.

PERSPECTIVE

La perspective est négative et reflète l'incertitude liée au financement à moyen terme de l’Etat.

CE QUI POURRAIT STABILISER LA PERSPECTIVE

Moody’s considèrerait de stabiliser la perspective si la part des besoins de financement garantis obtenu par l’Etat pour les années à venir s’améliorait. Cela pourrait arriver si les résultats budgétaires s’avèrent meilleurs que prévu, ou s’il obtenait d’autres financements externes, y compris sous la forme d'un mécanisme de garantie de liquidités.

CE QUI POURRAIT ENCORE ABAISSER LA NOTE

Moody’s envisagerait d’abaisser la note de la République du Gabon de plus belle, si les pressions sur les liquidités s’intensifient et / ou si la détérioration des finances publiques dépasse de loin ce qui est envisagé par Moody’s dans son scénario de référence.

PIB par habitant (en PPA, US $): 17996 (2014) (également appelé revenu par habitant)

Croissance du PIB réel (variation en %): 3,9% (estimation 2015) (également appelé croissance du PIB)

Taux d'inflation (IPC, variation en % Dec / Dec): 0,1% (2015)

Balance Financière Generale du Gouvernement / PIB: -1,1% (2015) (également appelé équilibre fiscal)

Solde du compte courant / PIB: -0,2% (2015) (également appelé balance externe)

La dette extérieure / PIB: 43,6% (2015)

Niveau de développement économique: Faible niveau de résilience économique

Historique: Au moins un événement d’incapacité de paiement (sur les obligations et / ou les prêts) a été enregistré depuis 1983.

Le 26 Avril 2016, un comité de notation a été appelé pour discuter des évaluations de la République du Gabon. Les principaux points soulevés au cours de la discussion ont été: la santé fiscale ou financière de l'émetteur, y compris son profil de dette, qui s’est sensiblement détériorée. L'émetteur est devenu de plus en plus sensibles aux risques. Autres points soulevées comprenaient: les fondamentaux économiques de l'émetteur, y compris sa force économique, n'ont pas changé. La force du cadre institutionnelle de l'émetteur, n'a pas sensiblement changé.

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