ALI BONGO’S UNDENIABLE FAILURE. L’INDÉNIABLE ÉCHEC D’ALI BONGO

Ali Bongo (photo: Afro1)


English version


Dear readers, many of you wonder why the Gabonese people now seem to wake up and express their dissatisfaction with Ali Bongo’s governance. Why students regularly take to the streets, why civil servants, including those working in the financial sector who we thought were better accommodated, systematically express their being fed-up; why unions despite the brutal repression, continue to shout their dissatisfaction? Why all this now? For this blog, there is only one reason to explain this widespread malaise: the obvious failure of Ali Bongo’s governance, and all along the line!


If we already know that an archaic, paternalistic and dictatorial understanding of power, added to the disease, did not allow Omar Bongo to say goodbye by preparing an intelligent succession, as did Senghor in Senegal; we can also say with regard to Ali Bongo’s performance at the head of the country for 5 years, that hereditary succession appears to have been a disaster for the country. The Gabonese people would certainly have a different attitude if Ali Bongo had proved competent and consistent with the Gabonese people in his governance in the country. In 2009, Ali Bongo and the supporters of hereditary succession had justified their position by arguing that peace, tranquility and unity of the country would be in danger if someone else than Ali Bongo (specifically André Mba Obame) were to gain power. Ali Bongo and his supporters spoke to supporting and protecting the people and ensure peace. But the problem is that Ali Bongo has neither the charisma nor the political acumen (though of a detestable kind) of his father. Whatever could be said about Omar Bongo and on this blog we have never been kind to him; he was a political animal who could get back on its feet after each collapse (I must say that the Gabonese opposition has greatly helped in this.) But Ali Bongo, is failing miserably after five years in power, unable both to reassure his own supporters and be heard by the public at large which continues to reject him. Watching him, one sometimes has the impression that Ali Bongo operates in a bubble, believing his own propaganda, as if the problems of Gabon do not exist.


Yet, problems in Gabon under Ali Bongo are multiplying and worsening every day. First, there are shortages of water and electricity, which have become the symbol of Ali Bongo’s bad governance. He promised hydroelectric dams and to increase the supply of drinking water; but five years later, we still have more power cuts and water shortages. Ali Bongo promised to invest in agriculture to increase food security for the Gabonese people. Five years later, Gabon which once was a country of agriculture is still importing today almost everything. The famous agricultural investments by Olam are only mirages like all other promises made by Ali Bongo. Gabon has never been so dependent on oil, despite the speeches made by Ali Bongo talking about diversification, five years later, the resources of the State are fed at 80% by oil revenues. Imports depending on customs control, are still subject to discretionary allowances, which promotes schemes. State resource management is now even more plagued by mismanagement because they are concentrated in the hands of incompetent friends and relatives; which promotes and encourages corruption and bad governance which are the main reasons for the economic crisis. Under Ali Bongo, crime has never been so present. The number of homicides for ritual purposes remains a terrifying indicator; without forgetting burglaries, robberies, assaults etc. Education is now in an even worse state and no sign indicates the end of the bleeding.


Dear readers, all the factors that are mentioned above are now leading to a cumulative effect: after five years in power and the evidence of a miserable failure, Ali Bongo cannot shirk. All these factors are the main fuel of the protests, which previously had found a detonator and a catalyst in the student movement, and is now widespread in all sectors of the country. Apart from the difficulties of today, the youth also expressed concern about the future. What are the prospects and opportunities that could be offered to them by a battered economy, subject to the irrationality and looting?


So dear readers, we ask this question to the regime: for 2016, what assessment could Ali Bongo propose of his term?



Version française


Chers lecteurs, vous êtes nombreux à nous demander pourquoi les Gabonais semblent maintenant se réveiller et exprimer leur insatisfaction face à la gouvernance d’Ali Bongo? Pourquoi les étudiants descendent régulièrement dans les rues, pourquoi les fonctionnaires, y compris ceux exerçant dans les régies financières qu’on croyait logés à meilleure enseigne, expriment systématiquement leur ras-le-bol, pourquoi les syndicats malgré la brutalité de la répression, continuent à crier leur insatisfaction? Pourquoi tout cela maintenant ? Pour ce blog, il n’y a qu’un motif pour expliquer ce malaise généralisé: l’échec patent de la gouvernance d’Ali Bongo, et ce sur toute la ligne!


Si on sait déjà qu’une conception archaïque, paternaliste et dictatoriale du pouvoir, ajoutée à la maladie, n'ont pas laissé à Omar Bongo le soin de faire ses adieux en préparant une succession intelligente, comme le fit Senghor au Sénégal; on peut aussi affirmer au regard des performances d’Ali Bongo à la tête du pays depuis 5 ans, que la succession héréditaire se révèle avoir été une catastrophe pour le pays. Le peuple Gabonais aurait certainement eut une attitude différente si Ali Bongo s’était révélé compétent et en phase avec les Gabonais dans sa gouvernance du pays. En 2009, Ali Bongo et les partisans de la succession héréditaire avait justifié leur position en arguant que la paix, le calme et l’unité du pays seraient en danger si quelqu’un d’autre qu’Ali Bongo (plus spécifiquement André Mba Obame) venait à accéder au pouvoir. Ali Bongo et ses partisans parlaient d’accompagner et protéger le peuple et garantir la paix. Mais le problème est qu’Ali Bongo n'a ni le charisme, ni le flair politique (quoique d’une qualité détestable) de son père. Quoiqu’on dise sur Omar Bongo et sur ce blog nous ne lui avons jamais fait de cadeau; il était un animal politique capable de retomber sur ses pieds après chaque déconfiture (il faut dire que l’opposition gabonaise l’a grandement aidé en cela). Mais Ali Bongo, lui, est lamentablement après cinq ans de pouvoir, incapable à la fois de rassurer ses propres partisans et de se faire entendre de l'opinion en général qui continue de le rejeter. A l'entendre, on a parfois l'impression qu’Ali Bongo évolue dans une bulle, croyant sa propre propagande, comme si les problèmes du Gabon n’existaient pas.


Et pourtant, des problèmes au Gabon sous Ali Bongo, se multiplient et s’aggravent tous les jours. D'abord, il y a les pénuries en eau et électricité qui sont devenues le symbole de la mal gouvernance d’Ali Bongo. Il avait promis des barrages hydroélectriques et un accroissement de la fourniture en eau potable; mais cinq ans après, nous avons encore plus de délestages et de coupures d’eau. Ali Bongo avait promis d’investir dans l’agriculture pour augmenter la sécurité alimentaire des Gabonais. Cinq ans après, le Gabon qui jadis fut un pays d'agriculture, importe toujours aujourd'hui presque tout. Les fameux investissements agricoles d’Olam ne sont plus que des mirages comme toutes les autres promesses d’Ali Bongo. Le Gabon n'a jamais été aussi dépendant du pétrole, malgré les discours d’Ali Bongo parlant de diversification, cinq ans après, les ressources de l’Etat restent alimentées à 80% par les recettes pétrolières. Les importations dépendent du contrôle des douanes, restent encore aujourd’hui soumises à des abattements discrétionnaires; ce qui favorisent les combines. La gestion des ressources de l’Etat est plus encore aujourd’hui en proie à la gabegie d'une gestion concentrée dans des mains incompétentes d’amis et de parents; ce qui favorise et encourage la corruption et la mal gouvernance qui sont les principales raisons de la crise économique. Sous Ali Bongo, l'insécurité n’a jamais été si présente. Le nombre d’homicides à des fins rituelles reste un indicateur terrifiant; sans oublier les cambriolages, les braquages, les agressions etc. L’éducation est aujourd’hui dans un état encore plus lamentable et aucun signe n’indique la fin de l’hémorragie.


Chers lecteurs, tous les facteurs que nous énonçons ci-dessus aboutissent aujourd’hui à un effet cumulatif: après cinq années de pouvoir et le constat d’un lamentable échec, Ali Bongo ne peut plus se dérober. Tous ces facteurs sont les principaux carburants des manifestations, qui au préalable avaient trouvé dans le mouvement étudiant un détonateur et un catalyseur, et se généralisent désormais à toutes les composantes du pays. Outre les difficultés du présent, la jeunesse exprime aussi son inquiétude concernant l'avenir. Quelles perspectives et débouchés peut lui offrir une économie exsangue, soumise à l'irrationalité et au pillage ?


Alors chers lecteurs, nous posons cette question au régime: pour 2016, quel bilan pourrait proposer Ali Bongo de son septennat?

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