ALI BONGO AND THE ENVIRONMENT (2): THE AGRESSION OF THE COASTAL ESTUARY BY THE CHAMP TRIOMPHAL PROJECT. ALI BONGO ET L’ENVIRONNEMENT (2): L’AGRESSION DU LITTORAL DE L’ESTUAIRE PAR LE PROJET CHAMP TRIOMPHAL

The Champ Triomphal Project
Le projet Champ Triomphal
(Photo: ANGT)



English version


On its website, the National Agency for Major Works (ANGT) describes the Champ Triomphal project as having three main objectives:
- To become one of the main attractions of the Central and West African region and participate in stimulating the local economy by creating job opportunities.
- To provide a place for joint celebration open to the public with this new extension of the waterfront.
- To improve the quality of life of Libreville.


But what you will not find on that website is the environmental impact study of that project on the coastline of Libreville, which many experts already decry the vulnerability. You will not find either of the details of how this Champ Triomphal would become this big magnet for jobs. As usual, Ali Bongo and company are happy to announce and the Gabonese people are not entitled to any detailed explanation of the underlying mechanisms of these projects.


On the same website, it is said that the work was to begin 1 October 2011 and end on 31 December 2013, but as you know, the work at almost the end of 2014, remains in its infancy; but the dangers of that infancy on the coast of Libreville, however, are real. What do Ali Bongo’s supporters say of this? Nothing! Where is their environmental impact study on the coast of Libreville? Nowhere, because even if they promise to deliver that study for download on the website of the ANGT, it cannot be found!


What is a coastline? The encyclopedia tells us that it is the meeting place between land and sea; we will not give you an exhaustive technical explanation because you can easily find it on the internet; however we will invite you as regards the coast of Libreville, to the reading of a study by Mr. Magloire-Desire Mounganga, whose title is: " Érosion côtière et risques littoraux face aux changements climatiques ; essai d’analyses comparatives des indicateurs de vulnérabilité à Libreville (Gabon) et Pointe-Noire (Congo)”, which will tell you a lot about the risks on the Libreville coastline.


This document which available on the internet tells us clearly that the uncontrolled exploitation of coastal areas contributes to the rapid amplification of the phenomenon of coastal erosion. Specifically, the coastline is already heavily weakened by human activity causing a significant reduction in sediment inputs which the coastline needs to regenerate itself and stay balanced. The beaches are described as sedimentary accumulations stored for millennia. Sandy stocks of Libreville have been provided by fluvial deposits in sediment coming from the hinterland. It is all the direct and indirect tributaries flowing into the estuary that have made these deposits. But the document also tells us that the different form of works and various buildings and development along the coastline have seriously jeopardized this balance.


These constructionss significantly reduce the transport of sediment by preventing the migration of large stocks of sand that must be deposited normally on the shorelines and they prevent beach nourishment, this is resulting in a worsening of erosion of the coast of Libreville as in attempting to recreate a stock of sediments, currents swoop strongly on land, amplifying the erosion process by seeking sedimentary stocks on the shore for beach nourishment. This type of erosion is already highly visible along the coastline of Libreville.


What would the artists of ANGT answer to this study? What precautions have they taken? Why won’t they publish their study and have it openly debated! What are they afraid of? That we are going to expose them as charlatans? We already know this!


In France and Europe, protecting biodiversity and promoting sustainable development have led legislators to vote the law of coastal protection, with a mission to preserve coastal land areas, natural heritage, biodiversity, biological and woodlands balance. This law regulates the buildings; guides and limit urbanization in coastal areas. In essence, this law limits the construction that should be made in a continuation of existing settlements; it prohibits new construction in the following terms:


"Construction of facilities on the coast in a band of 100 meters from the shore is prohibited"


What does the Ali Bongo "emergent" jurisprudence say about coastal protection in Gabon? What credibility can he enjoy as he is the first to destroy this coastline that is so valuable?




Version française


Sur son site internet, l’Agence Nationale des Grands Travaux (ANGT) décrit le projet Champ Triomphal, comme ayant 3 objectifs principaux:
- Devenir une des principales attractions de la région d'Afrique Centrale et de l'Ouest et participer à la stimulation de l'économie locale en créant des possibilités d'emplois.
- Offrir un lieu de célébration commune ouvert au public avec cette nouvelle extension du front de mer.
- Améliorer la qualité de vie de Libreville.


Mais ce que vous ne trouverez pas sur ce site, est l’impact environnemental du dit projet sur le littoral de Libreville, dont plusieurs spécialistes décrient déjà la vulnérabilité. Vous ne trouverez pas non plus des explications détaillées du comment ce Champ Triomphal deviendrait ce grand pôle d’attraction et d’emplois. Comme à son habitude, Ali Bongo et compagnie se contentent d’annoncer et les Gabonais n’ont droit à aucune explication détaillée des mécanismes sous-jacents de ces projets.


Sur ce même site internet, il est dit que les travaux devaient débuter le 1 Octobre 2011 et s’achever le 31 Décembre 2013. Mais comme vous le savez, ces travaux à presque la fin de l’année 2014, n’en restent qu’au stade du balbutiement; mais les dangers de ces balbutiements sur le littoral de Libreville, eux, sont bien réels. Qu’en disent les partisans d’Ali Bongo ? Rien ! Où est leur étude d’impact environnemental sur le littoral de Libreville ? Nulle part, car même s’ils promettent de vous livrer cette étude en téléchargement sur le site de l’ANGT, elle y demeure introuvable!


Qu’est-ce qu’un littoral ? Le dictionnaire encyclopédique nous dit que c’est le lieu de rencontre entre la terre et la mer. Nous ne vous donnerons pas une explication technique exhaustive car vous la trouverez aisément sur internet ; par contre nous vous inviterons en ce qui concerne le littoral de Libreville, à la lecture d’un document d’étude de Monsieur Magloire-Désiré Mounganga, dont le titre est : « Érosion côtière et risques littoraux face aux changements climatiques ; essai d’analyses comparatives des indicateurs de vulnérabilité à Libreville (Gabon) et Pointe-Noire (Congo) », qui vous en dira long sur les risques que courent le littoral librevillois.


Ce document, disponible sur internet, nous dit clairement que l’exploitation incontrôlée des littoraux concourt à une amplification rapide du phénomène d’érosion côtière. Plus précisément, que le littoral est déjà fortement fragilisé par une activité humaine qui occasionne une diminution importante des apports en sédiments dont le littoral a besoin pour se régénérer et rester équilibré. Les plages nous sont décrites comme des accumulations sédimentaires emmagasinées durant des millénaires. Les stocks sableux de Libreville ayant été fournis par les apports fluviaux en sédiments venants de l’hinterland. Ce sont tous ces affluents directs et indirects se jetant dans l’Estuaire, qui ont constitués ces dépôts. Mais le document nous dit aussi que les différentes formes d’aménagement le long du littoral, consécutifs à divers constructions et exploitations, mettent gravement en péril cet équilibre.


Ces constructions réduisent considérablement le transit sédimentaire en empêchant la migration de stocks importants de sable qui doivent alimenter normalement les rivages et empêchent le rechargement des plages, d’où une aggravation du phénomène d’érosion de la côte de Libreville, car pour tenter de recréer un stock de sédiments, les courants s’abattent avec fracas sur les terres, amplifiant le processus d’érosion en recherchant des stocks sédimentaires sur le rivage, pour le rechargement des plages. Ce type d’érosion est déjà fortement visible le long du littoral librevillois.


Que répondront les artistes de l’ANGT à cette étude ? Quelles précautions ont-ils pris ? Qu’ils publient leurs études et qu’on en débatte ouvertement ! De quoi ont-ils peur ? Que nous les exposions comme étant des charlatans ? Ça nous le savons déjà !


En France et en Europe, la protection de la biodiversité et la promotion du développement durable ont fait que les législateurs votent la loi de protection des littoraux, qui a pour mission de préserver les espaces terrestres côtiers, le patrimoine naturel, la biodiversité, les équilibres biologiques ainsi que les espaces boisés. Cette loi réglemente les constructions; oriente et limite l’urbanisation dans les zones littorales. En substance, cette loi limite les constructions qui doivent se faire dans la continuité des agglomérations existantes; elle interdit les nouvelles constructions dans les termes suivants :


« Interdiction de construire sur le littoral dans une bande de 100 mètres à compter du rivage »


Que dit la juridiction « émergente » d’Ali Bongo à propos de la protection du littoral Gabonais ? De quelle crédibilité peut-il jouir quant-il est le premier à détruire ce littoral si précieux ?

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