LA LETTRE DU CONTINENT ANALYSES THE REHABILITATION OF THE UNION NATIONALE. LA LETTRE DU CONTINENT ANALYSE LA RÉHABILITATION DE L’UNION NATIONALE




English Version

In its latest issue, La Lettre du Continent opines that in rehabilitating the Union Nationale party, Ali Bongo aims to weaken the opposition by fanning the individual appetites of its different leaders and pushing them to oppose each other, on the eve of the 2016 election.

So for La Lettre du Continent, although the Gabonese opposition remains partially disorganized, the prohibition of the Union Nationale caused some focus and virulence which have grown overtime and it is to calm these trends that Ali Bongo decided in late February to rehabilitate that party, counting on the fact that its reintroduction within the political legality would allow the regime to better control its activities; mainly those of Jean Ping, who has become the presumptive presidential candidate.

La Lettre du Continent also said that Ali Bongo has established an opposition neutralization scheme in all provinces. Thus, in the provinces of Ngounié, Ogooué-Lolo and Ogooué-Maritime, the mission of neutralizing the opposition belongs to Yves Fernand Manfoumbi, the head for Ali Bongo of the National Agency of Great Infrastructure Works (ANGTI). He would be assisted by Pacôme Moubelet Boubeya a Nzebi of Ogooué-Lolo who is Minister of Higher Education. The Upper Ogooué would be under the supervision of the Secretary General of the government, Ali Akbar Onanga Y'Obegue, a Teke of Akiéni and Jean-Pierre Oyiba, an Obamba of Franceville, who is the Minister of Health. It would seem that to deal with the Fang, Ali Bongo would rely on Alain Claude Bilié Bi Nzé, from Ogooué-Ivindo and who has newly been appointed head of presidential communication. He replaces at this function Ounaïda Bongo Ondimba, Ali’s sister. But more specifically, in the Woleu-Ntem province that is considered a den of opponents, the regime would rely on the Prime Minister Daniel Ona Ondo, a native of Oyem, to counter the actions of Raymond Ndong Sima and those of René Ndemezo'o Obiang who recently joined the United Front of the Opposition. La Lettre du Continent also announced that Raymond Ndong Sima would soon declare his entry into the opposition.

La Lettre du Continent also reveals that it is in a revanchist logic that Ali Bongo has recently reorganized some of the Department of Foreign Affairs. Thus, many diplomats judged by the regime to be too close to the opposition have been replaced. Were particularly targeted, diplomats being close to Jean Ping. These score settlings involved fifteen Gabonese embassies abroad: in Senegal, Ambassador Guy Nambo Wezet, a close relative of Jean Ping, was fired and replaced by Michel Regis Onanga Mamadou Ndiaye. In Ethiopia and the African Union, Marie-Edith Tassyla-ye-Doumbeneny replaced André William Anguilé who was considered by Ali Bongo as a pro-Ping. In Brazil, Jerome Angouo was replaced by Jacques Michel Moudoute-Bell. In Germany, it is someone close to Ali Bongo, Jean-Marie Maguena who replaces Jean-Claude Bouyobart, suspected of having sympathies for the opposition. In Congo-Brazzaville, René Makongo replaced Barthélémy Ongayi. In London, Aïchatou Aoudou, an intimate of Sylvia Bongo, was appointed Ambassador, certainly to keep her company since she lives there.

La Lettre du Continent also informs us of the construction project by the Vamed group of new hospitals in the cities of Oyem and Mouila. The Vamed Gabon group is led by Roberto Tomasini Grinover, who is simultaneously Special Advisor to Ali Bongo and CEO of that company, which had already built the Armies Instruction Hospital of Libreville. It is significant to note that the Chairman of the Board of Directors of that company is none other than Maixent Accrombessi, the Director of the Presidential Cabinet. For this project, Gabon took a loan to the tune of 80 billion CFA francs from the Czech bank Ceska Bank.



Version française

Dans sa dernière livraison, La Lettre du Continent émet l’avis qu’en réhabilitant l’union nationale, Ali Bongo pense fragiliser l’opposition en attisant les appétits individuels des différents leaders et en les poussant à s’opposer les uns aux autres, au seuil du scrutin de 2016.

Ainsi, pour La Lettre du Continent, même si l’opposition gabonaise reste partiellement désorganisée, l’interdiction de l’Union Nationale a provoqué une certaine focalisation et virulence qui a pris de l’ampleur, et c’est pour calmer ces tendances qu’Ali Bongo aurait décidé en fin février, de réhabiliter ce parti en tablant sur le fait que sa réintroduction dans la légalité politique, permettrait au régime de mieux contrôler ses activités; principalement celles de Jean Ping qui fait désormais figure de candidat présomptif à la présidence.

La Lettre du Continent dit par ailleurs qu’Ali Bongo a mis sur pied un dispositif de neutralisation de l’opposition dans toutes les provinces. C’est ainsi que dans les provinces de la Ngounié, de l’Ogooué-Lolo, et de l’Ogooué-Maritime, la charge de neutralisation de l’opposition revient à Yves Fernand Manfoumbi, qui dirige pour Ali Bongo l'Agence Nationale des Grands Travaux d’Infrastructures (ANGTI). Il serait secondé par Pacôme Moubelet Boubeya, un Nzébi de l’Ogooué-Lolo qui lui est Ministre de l’Enseignement Supérieur. Le Haut-Ogooué aurait été placé sous la supervision du Secrétaire Général du gouvernement, Ali Akbar Onanga Y’Obegue, un Téké d’Akiéni, et de Jean-Pierre Oyiba, un Obamba de Franceville, qui est Ministre de la Santé. Il paraitrait que s’occuper des Fang, Ali Bongo compterait sur Alain Claude Bilié Bi Nzé, originaire de l’Ogooué-Ivindo et nouvellement nommé responsable de la communication présidentielle. Il y remplace à ce poste Ounaïda Bongo Ondimba, la sœur d’Ali du même nom. Mais plus précisément, dans la province du Woleu-Ntem qui est considérée comme un repaire d’opposants, le pouvoir compterait sur le Premier Ministre Daniel Ona Ondo, un natif d’Oyem, pour faire échec aux actions de Raymond Ndong Sima et de celles de René Ndemezo'o Obiang qui vient de rallier le Front Uni de l’Opposition. La Lettre du Continent annonce par ailleurs que Raymond Ndong Sima devrait très prochainement déclarer son entrée dans l’opposition.

La Lettre du Continent révèle aussi que c’est dans une logique revancharde qu’Ali Bongo vient de procéder à des remaniements dans le département des Affaires Etrangères. Ainsi, de nombreux diplomates jugés par le régime trop proches de l’opposition ont été remplacés. Etaient particulièrement visés, les diplomates ayant des rapports avec Jean Ping. Ces règlements de compte ont été faits dans une quinzaine de chancelleries gabonaises à l’étranger: au Sénégal, l’Ambassadeur Guy Nambo Wezet, un proche parent de Jean Ping, a été remercié et remplacé par Michel Régis Onanga Mamadou Ndiaye. En Ethiopie et a l’Union Africaine, Marie-Edith Tassyla-ye-Doumbeneny a remplacé André William Anguilé qui était considéré par Ali Bongo comme un pro-Ping. Au Brésil, Jérôme Angouo a été remplacé par Jacques Michel Moudoute-Bell. En Allemagne, c’est un proche d’Ali Bongo, Jean-Marie Maguena qui remplace Jean-Claude Bouyobart, soupçonné d’avoir des simpathies pour l’opposition. Au Congo-Brazzaville, c’est René Makongo qui remplace Barthélémy Ongayi. A Londres, Aïchatou Aoudou, une intime de Sylvia Bongo, y été nommée Ambassadrice, certainement pour lui tenir compagnie puisqu’elle y vit.

La Lettre du Continent nous informe aussi du projet de construction par le groupe Vamed, de nouveaux hôpitaux dans les villes d’Oyem et de Mouila. Le groupe Vamed Gabon est dirigé par Roberto Tomasini Grinover, qui est simultanément Conseiller Spécial d’Ali Bongo et DG de cette entreprise qui avait déjà construit l’Hôpital d'Instruction des Armées de Libreville. Il n’est pas négligeable de mentionner que le Président du Conseil d’Administration de cette entreprise n’est autre que Maixent Accrombessi, le Directeur du Cabinet Présidentiel. Pour ce projet, le Gabon se serait endetté à hauteur de 80 milliards de francs CFA auprès de la banque tchèque Ceska Bank.

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