MOUKAGNI IWANGOU: “ALI BONGO IS DISQUALIFIED!”. MOUKAGNI IWANGOU : «ALI BONGO EST DISQUALIFIÉ ! »

Moukagni-Iwangou (photo: Gabonreview)




English Version (Translation by PMc)

HE DOES NOT DESERVE MORE OF OUR NATION

Ali Bongo Ondimba shall forthwith submit his resignation to the nation, because he broke the Republican Pact.

Here is why.

In Article 2, paragraph 2, the Constitution provides, and I quote: "The Gabonese Republic ensures the equality of all citizens before the law, without distinction of origin, race, sex, opinion or religion" .

In Article 3, the Organic Law No. 49/2010 determining the composition and functioning of the High Court of Justice and of the procedure before it says, and I quote, "the magistrate judges are appointed for three years by the Higher Judicial Council among judges outside the hierarchy of the judiciary still in duty. They shall be replaced using the same procedures. "

In Article 9 in fine, the Organic Law No. 2/93, as amended by Organic Law No. 8/94 establishing the composition, organization and functioning of the Higher Judicial Council says, and I quote: "Decisions of the Higher Judicial Council on integrations, appointments (...) are materialized by decree of the President of the Republic. "

Article 4 of the Act obliges each Parliament body to elect separately within them, three deputies and three senators, for the same purpose and for the same duration.

In Article 78 paragraph 4, the Constitution states, and I quote: "During the sessions, the Parliament writ (to impeach the head of state) will be exceptionally taken by the Prime Minister. »

To ensure impunity, Ali Bongo Ondimba has never taken a decree appointing judges to serve on the High Court.

To ensure all conveniences for the President of the Republic, the Parliament bodies representing the nation, deliberately chose not to appoint parliamentarians to serve on the High Court.

To ensure all conveniences for the President of the Republic, the Prime Minister has deliberately chosen not to convene Parliament to vote the impeachment of the President of the Republic.

For this posture, Ali Bongo Ondimba proclaimed himself outlaw.

For this posture, Parliament has declared itself outlaw.

For this posture, the Prime Minister has declared himself outlaw.

For this posture, the regime in power has instituted a rogue state, an outlaw state, in GABON, in which he can plunder at will, without fear.

For this posture, the regime has interrupted the regular functioning of the constitutional public authorities.

"When the government violates the rights of the people, insurrection is for the people the most sacred and the most indispensable of duties. »

Today, I make a citizen plea, so that the head of state takes by himself, the initiative to submit his resignation to the nation.

Otherwise, as soon as next week, I take the responsibility to consult opposition groups such as UNITED FRONT, UFA and ACR, Unions such as UNITED DYNAMIC (Dynamique Unitaire) and RESPONSIBLE UNITED DYNAMIC, and all actors of civil society, in order to call for a wider protest in the whole country, so that the People descend to the streets to demand an end to the outlaw state in Gabon.

I seek the imprimatur of the Executive Bureau of the Gabon People's Union (Union du Peuple Gabonais, opposition) this morning as part of our weekly meeting.

My name is MOUKAGNI-IWANGOU.

I was born in Mouila.

I live in the Akanda riding (in Libreville).

I am ready to be responsible of all of my actions.





Version française

IL NE MERITE PLUS DE LA NATION

Ali BONGO ONDIMBA doit, sans délai, présenter sa démission à la Nation, parce qu’il a rompu le Pacte républicain.

En voici la trame.

En son article 2 alinéa 2, la loi fondamentale dispose, je cite : « La République gabonaise assure l'égalité de tous les citoyens devant la loi, sans distinction d'origine, de race, de sexe, d'opinion ou de religion ».

En son article 3, la loi organique n°49/2010 déterminant la composition et le fonctionnement de la Haute cour de justice ainsi que la procédure applicable devant elle dispose, je cite : « les juges magistrats sont nommés pour trois ans par le conseil supérieur de la magistrature parmi les magistrats hors hiérarchie de l’ordre judiciaire exerçant au siège. Il est pourvu à leur remplacement dans les mêmes formes ».

En son article 9 in fine, la loi organique n°2/93, modifiée par la loi organique n°8/94 fixant la composition, l’organisation et le fonctionnement du Conseil supérieur de la magistrature dispose, je cite : « les décisions du conseil supérieur de la magistrature relatives aux intégrations, nominations (…) sont matérialisées par décret du Président de la République ».

L’article 4 de la même loi fait obligation à chacune des chambres du Parlement d’élire distinctement en leur sein, 3 députés et 3 sénateurs, pour le même objet et pour la même durée.

En son article 78 alinéa 4, la constitution dispose, je cite : « Pendant l'intersession, le décret de convocation du Parlement (pour mettre en accusation le chef de l’état) sera exceptionnellement pris par le Premier Ministre. »

Pour se garantir une impunité, Ali BONGO ONDIMBA n’a jamais pris de décret nommant des magistrats devant siéger au sein de la Haute cour de justice.

Pour garantir les convenances du Président de la République, les chambres du Parlement qui représentent la Nation, ont délibérément choisi de ne pas nommer de parlementaires devant siéger au sein de la Haute cour de justice.

Pour garantir les convenances du Président de la République, le Premier Ministre a délibérément choisi de ne pas convoquer le Parlement pour voter la mise en accusation du Président de la République.

Par cette posture, Ali BONGO ONDIMBA s’est mis hors la loi.

Par cette posture, le Parlement s’est mis hors la loi.

Par cette posture, le Premier Ministre s’est mis hors la loi.

Par cette posture, le régime en place a institué un Etat hors la loi au GABON, dans lequel il peut piller à volonté, sans la moindre crainte.

Par cette posture, le régime en place a interrompu le fonctionnement régulier des Pouvoirs publics constitutionnels.

« Quand le gouvernement viole les droits du peuple, l'insurrection est pour le peuple le plus sacré et le plus indispensable des devoirs. »

A partir de ce jour, je lance un appel citoyen, afin que le chef de l’état prenne de lui-même, l’initiative de présenter sa démission à la Nation.

Faute de quoi, dès la semaine prochaine, je prends la responsabilité de consulter le FRONT, l'UFA, l'ACR, la DYNAMQUE UNITAIRE, la DYNAMIQUE UNITAIRE RESPONSABLE, et l'ensemble des acteurs de la société civile, en vue d’appeler à un rassemblement le plus large, sur toute l'étendue du territoire, afin que le Peuple descende dans la rue pour exiger la fin de l’état hors la loi au Gabon.

Je sollicite l'imprimatur du Bureau Exécutif de l'Union du Peuple Gabonais, ce matin, dans le cadre de la réunion hebdomadaire.

Je m’appelle MOUKAGNI-IWANGOU.

Je suis né à Mouila.

J’habite la commune d’AKANDA.

Je suis prêt à répondre de l'ensemble de mes actes.

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