STATEMENT BY PAUL-MARIE GONDJOUT. LA DÉCLARATION DE PAUL-MARIE GONDJOUT







English Version

Here is the statement recently delivered by Mister Paul-Marie Gondjout, in response to an article published by the newspaper Douk Douk. We publish it below in its original French.



Version française

Voici la déclaration récemment livrée par Monsieur Paul-Marie Gondjout, en réponse à un article publié par le journal Douk Douk.



Dans sa parution n°37 du lundi 23 mars 2015, le journal le Douk Douk publie un article intitulé qui est le père de la fille de Chantal Myboto. Nous n’aurions jamais prêté attention à la livrée de ce torchon ou serpillère, c’est selon, si des amis outrés par son contenu ne nous avaient alerté sur le fond de cet article qui cite pèle mêle un ami Marcel SANDJA, le Général LIKASSA oncle de mon épouse, M. Zacharie MYBOTO, mon épouse et moi.

Sur ce qui est dit de mon épouse que penser de telles inepties ramassées dans le marigot pollué des arcanes du palais du bord de mer et de ceux qui l’occupent. Le journal le Douk Douk semble connaitre mon épouse mieux qu’elle-même en écrivant sur elle des choses aussi sordides qu’invraisemblables. S’il s’agissait de la salir et la faire passer pour ce qu’elle n’est pas, ce journal devrait se mettre beaucoup plus à l’ouvrage avec la forte présomption qu’il meurt un jour sans jamais pouvoir y arriver.

Je suis fière de mon épouse, fière de la femme et de la mère qu’elle est, fière de ce qu’elle a accompli dans ce pays, fière de son vécu, et fière de ce qu’elle représente d’espoir et de valeurs pour de très nombreuses personnes.

Pour revenir aux très graves accusations de cette presse de caniveau qui écrit : « dans la famille, le secret est toujours gardé sauf que la famille ne sait pas que ceux qui savent sont parfaitement au courant que le deuxième enfant de Chantal n’est pas de Paul-Marie GONDJOUT, mais plutôt, pour ne pas dire toujours, de Marcel SANDJA. Et que c’est pour ne pas l’avoir accepté, que Zacharie et les siens l’ont tué par étouffement avant de simuler la noyade dans la piscine de leur château à la Sablière… » .



Jugez vous-même de la gravité de telles accusations. Pour mémoire, Monsieur Zacharie MYBOTO et son épouse étaient à Mounana quand ils ont appris le décès de notre fils. Ils ont précipité leur arrivée à Libreville par vol spécial, ce 26 aout 2003. Alors que mon épouse et moi étions à nos divers lieux de travail au moment de cette tragédie.

Bref, Mesdames Messieurs, vous comprendrez bien que derrière les accusations de cette feuille de choux se cachent une ou plusieurs mains noires qui ont décidé qu’il fallait faire mal à mon épouse et à sa fille Onaida, après que les articles du journal en ligne Mediapart ont révélé les dessous de la succession d’Omar BONGO ONDIMBA, et la procédure judiciaire pendante devant les tribunaux français sur cette question et sur le flou régnant autour de la situation administrative de Monsieur Ali BONGO ONDIMBA

Concernant la procédure judiciaire, il est important de comprendre ce qui la justifie et ce qu’elle a entrainé de révélations. Il faut savoir qu’à la mort d’une personne tous ses héritiers légaux, s’il en a, deviennent ensemble et à part définie les propriétaires dans une indivision des biens laissés par le défunt tant que ses biens ne sont pas partagés. Ce qui est ici l’origine du problème, c’est qu’en découvrant de nombreuses incohérences dans la gestion du dossier de la succession d’Omar Bongo et les dissimulations d’informations à certains héritiers, mon épouse alors tutrice de sa fille mineure jusqu’en 2011 a décidé de la sortir de l’indivision par la voie amiable qui est une procédure tout à fait légale pour un héritier qui ne souhaite pas y rester en recevant de la succession ce à quoi il a droit. Cela nécessitait préalablement qu’en tant que co-héritière elle ait connaissance de toutes les informations relatives à l’évaluation des biens successoraux ainsi que de sa part relativement à celle de tous les autres héritiers dans la succession. Les ainés ayant été réfractaires à une solution amiable, mon épouse s’est vue obligée de prendre des avocats pour défendre les droits de sa fille car c’est d’elle et uniquement d’elle dont il s’agit dans ce dossier de l’héritage d’Omar Bongo et personne d’autre. N’était-ce pas normal pour une mère de protéger sa fille que de le faire ? Qui ne l’aurait pas fait pour son enfant et pourquoi refuser qu’elle accédât aux informations les plus élémentaires sur ses droits ? Que cela cachait-t-il ? Les avocats se sont ainsi rendus compte en compilant les dossiers de la succession qu’un héritier, M. Ali Bongo revendiquant à lui seul 25% de la succession, n’avait jusqu’à lors fourni aucun document officiel de naissance en l’occurrence un acte de naissance qui le lierait naturellement à Omar Bongo. D’où la demande faite au procureur de la République de Nantes en France d’obtenir du service central de l’état civil qui archive tous les actes de naissance des africains francophones nés avant 1960, l’état-civil de M. Ali Bongo. C’est ainsi qu’est apparu dans ce dossier le problème de l’acte de naissance de M. Ali Bongo pour comprendre pourquoi il n’avait, 6 ans après, toujours pas fourni, contrairement aux autres, ses papiers de naissance après avoir promis de le faire devant notaire. Rien que ça !

Fallait-il alors pour cela que ce journal et les mains noires derrières lui en vinssent à violer l’intimité de la mort de notre fils et sa mémoire en se risquant à raconter d’aussi grossiers mensonges sur les circonstances de son décès. Ces pisses copies et leurs inspirateurs sont-ils donc des animaux au point de perdre la raison et de n’avoir pas ce minimum de dignité humaine en parlant d’un enfant arraché à l’affection de ses parents et de sa famille dans un déchirement que peuvent bien comprendre ce qui l’ont aussi vécu.

J’ai de la peine à revenir sur un épisode aussi douloureux dans la vie de mon épouse et la mienne. Monsieur Ali BONGO, son épouse Sylvia, sa mère Joséphine, et certains de ses frères et sœurs ne sont-ils pas venus à notre domicile de la sablière nous manifester leur compassion en cette circonstance ? dois-je croire que c’était une mise en scène ? Leur père Omar BONGO en voyage en Espagne ne nous avait-il pas fait parvenir un message de condoléances pour exprimer sa solidarité avec notre deuil. Que signifie alors cette abomination macabre ? Est-ce seulement pour faire mal ? Car je vois déjà ceux qui tapis dans l’ombre se délectent en pensant nous avoir porté un coup. Quelle grosse erreur. Oui mon épouse et moi, comme les membres de nos familles, des amis, et bien d’autres personnes ont été choqués, outrés, révulsés qu’on en vienne à tomber si bas.

Mais nous avons surtout mal pour le Gabon, nous souffrons de constater que la morale ait foutu le camp dans notre pays si je puis m’exprimer aussi trivialement. Rien plus rien, ne retient nombre de ceux qui ont la responsabilité d’apporter l’information à ceux qui ont besoin de la connaitre. Oui, l’information libère l’esprit mais elle ne doit pas le corrompre et encore moins l’insulter. L’information est une lumière vivifiante dans la pénombre de l’ignorance. Mais lorsque l’infamie, l’abjection, la saleté, et le mensonge sont élevés en oppression contre la vérité, la paix et la concorde et présentés comme information, il y a tout lieu de craindre que la société, notre communauté de vie, soit appelée à vivre des moments sombres qui augure du pire quand cela est inspiré du plus haut sommet de la pyramide.

Je voudrais vous partager ce passage tiré du livre de Job : « concevoir l’oppression s’est mettre au monde le mal, c’est faire sortir de son ventre la tromperie ».

La tromperie, oui, c’est bien ce dont il s’agit ici. Tromper les gabonais pour masquer ses faiblesses, fuir la réalité, et détourner l’attention des citoyens des vrais problèmes. Nous n’allons pas tomber dans le piège que l’on veut nous tendre ici. Nous ne sommes pas dupes et encore moins naïfs. Le lion qui dort n’est pas mort, et le fleuve est devenu grand à cause des petites rivières. Qu’on ne s’y méprenne pas et il est encore temps M. Ali BONGO ONDIMBA que vous appeliez à la retenue les vôtres car chacun d’eux et vous avec avez une histoire lourde, très lourde, trop lourde à dépasser l’entendement. Le Gabon mérite bien mieux que toutes ces saletés.

Si cette polémique perdure c’est parce que Ali Bongo Ondimba refuse de faire la lumière sur ses vrais documents de naissance. Cela empoisonne le climat politique national, il empoisonne maintenant sa vie privée dans le cadre de la succession de son père tellement sa vie publique pour ne parler que de celle-là est truffée de mensonges, contre-vérités et dissimulations. En tergiversant autant, nous sommes fondés de croire à une véritable imposture à moins que profitant de l’opportunité que lui offre le procureur de la république de Nantes il en vienne à nous sortir encore un autre acte car en lisant bien le rendu de la décision du procureur il dit : « je regrette de pouvoir donner suite à votre demande de copie de l’acte de naissance de Monsieur Ali BONGO ONDIMBA ou Alain Bernard BONGO né le 10 février 1959 à Brazzaville… le cas échéant sur mandat exprès de personnes autorisées par la loi ou des autres légataires universels, le notaire chargé de la succession pourra obtenir la délivrance de cet acte… » Cette fois Alain Ali Bongo serait né le 10 février 1959 et non plus le 9 février 1959, décidemment !

Aujourd’hui il est temps d’arrêter le flottement ridicule d’une affaire qui aurait pu se régler autrement. C’est la raison pour laquelle Onaïda Maïsha Bongo Ondimba, la fille de mon épouse, par le biais de son avocat demande qu’un test ADN soit effectué pour tous les enfa nts de son père en dehors de ceux qu’il a officiellement adoptés. La procédure est bien entendu possible en France et elle est maintenant encadrée au Gabon avec la loi 1/2011 du 25 septembre 2011 relative à la protection des données à caractère personnel.

Que Monsieur Ali BONGO ONDIMBA sache qu’il n’y aura pas de gabonais pour le défendre s’il n’arrive pas à faire la preuve de sa naissance. Qu’il ne se cache pas derrière des argumentaires de pseudo xénophobie pour convaincre ceux qui ne connaissent pas le Gabon et les Gabonais que lui Ali Bongo Ondimba fait l’objet dans son pays d’une campagne xénophobe. C’est implicitement reconnaitre ce qu’il ne veut pas reconnaitre. Les personnes avisées ne pourront croire que le Gabon, qui a une histoire séculaire d’accueil et d’immigration de tous les continents serait devenu subitement xénophobe.

Mesdames Messieurs, j’aurais pu arriver ce matin et vous annoncer que nous intenterions un procès contre le journal le Douk Douk et ses responsables, mais la mémoire de notre fils et ce qu’il représente pour nous ne mérite pas qu’il soit l’objet du folklore d’une justice à qui on fait jouer le mauvais rôle. Je ne veux pas être le juge de ce journal et de ses soutiens tapis au bord de mer. Une autre justice, une justice intemporelle et sans limite, la vraie, s’appliquera à eux. Ils pourront continuer à écrire, à vilipender, à mentir, cela nous rendra encore plus fort dans notre détermination pour en finir avec ce régime décadent, méchant, égoïste, qui n’a d’autre ambition que de se servir du Gabon pour ses intérêts ludiques et d’enrichissements scandaleux. S’il n’a que la violence d’état pour nous contraindre comme il le fait depuis 2009 ne devrait-on pas alors l’inviter à tuer chacun de nous peut-être aurait-il ainsi la paix ? mais j’en doute. Dans le cas contraire, il pourra compter sur notre obstination pour lui barrer la route. Sa fin est inéluctable, elle est écrite et elle se presse d’arriver.

Je vous remercie.

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