THE REQUIREMENT OF RESTITUTION OF STOLEN FUNDS TO GABON. L’EXIGENCE DE LA RESTITUTION DES FONDS VOLÉS AUX GABONAIS

M Bengone Nsi, Zacharie Myboto, Moukagni Iwangou (photo : J.P. Rougou)



English Version

There are subjects too serious to be discussed lightly or left to people with no depth and other jokers who unfortunately roam the space of inter-Gabonese debate on the future of the country. When we talk about a country like Gabon, the way it has been ruled for nearly 50 years, the duty of remembrance should not cover only the elections, who was appointed to a particular post, etc.; who has children with whom...; but a profound examination of the bloody dictatorship that has oppressed the Gabonese people for decades with the support of some well-identified forces. The duty of remembrance, our duty to remember, must be accompanied by a strong support of social and political movements that launch republican actions against the spoliation of the country in general and in particularly for the recovery of funds stolen from the population. That is why this blog supports the call of the Front to include the repatriation of funds amassed by the Bongos in the agenda of the process of destitution of the Ali Bongo regime. It is possible, we must do it!

On behalf of all Gabonese who are suffering; in the name of all Gabonese who continue to perish for lack of adequate health services; on behalf of all Gabonese who are under educated because the public education system is left to fester; on behalf of all Gabonese who are unemployed because the strengthening of job creation mechanisms are not adequately funded; in the name of Gregory Ngbwa Mintsa who first showed us the way; we must today ask in all international bodies, the freezing of the assets of the Bongo family, and their legal assistance for the repatriation of these funds into the Gabonese public purse. After undergoing nearly 50 years of looting, with the recent, added to the old, press revelations, we must be able to carry out criminal proceedings that would meet the minimum requirements for a proper international prosecution.

Dear readers, on this subject, you will see appearing conjurers, bards, valets to the cause of their masters, who will suggest that we bury the issue of the Bongos fortune on the grounds that some members of the opposition have also embezzled with total impunity. We will answer them by saying that all acts must be on the table and sifted through justice and that everyone should be accountable for their actions, and we will see who stole more than the Bongos. They also tell you that digging up this issue could destabilize the country to the extent that many Gabonese have been showered by the Bongos, and if the Bongos ‘assets are frozen, those of all beneficiaries should be frozen too. What we will answer unambiguously is that the freezing should be extended to any person whose assets come from the state coffers, without exception or ambivalence; that the justice system should examine all cases. Their last argument would be to say that this approach is futile because the main beneficiaries of the Bongos investments abroad, are the economies of important countries such as France, the USA, Portugal, Switzerland; and tax havens like Monaco, the Virgin Islands, etc.; and that these countries have too much to gain by keeping the money at home than to return it to the Gabonese people. Our response will be that despite these realities, we saw Switzerland recently, return to the Nigerian government, the sum of 380 million dollars (about 190 billion CFA francs) diverted by the late dictator Sani Abacha; before that Liechtenstein had returned to Nigeria 167 million euros (111 billion CFA francs), and the US, $ 480 million (about 240 billion CFA francs) embezzled by the former dictator. Dear readers, so it is a total of 541 billion CFA francs which has been returned to Nigeria by the three countries. Although we know that this is not the whole jackpot accumulated by Abacha and his family, but it is nevertheless a sizable amount that may be used for the building of Nigeria. Similarly, there is no reason why the Gabonese people could not get this kind of result, given the revelations in the press about the seized accounts, Delta Synergie, BGFI, the succession of Omar Bongo etc.

Dear readers, the collaborators who are crumb pickers under the Bongos’ table, should not prevent us from doing our republican duty. The procedure might be long and winding, but it is imposed upon us. The duty of remembrance and the restitution of the rights of the Gabonese, impose that upon us.



Version française

Il est des sujets trop sérieux pour être abordés avec légèreté ou laissés à des gens manquant de recul et autres plaisantins qui écument malheureusement l’espace du débat gabono-gabonais sur l’avenir du pays. Quand on parle d’un pays comme le Gabon, de la manière dont il a été gouverné depuis bientôt 50 ans, le devoir de mémoire ne concerne pas uniquement les élections, qui été nommé à tel ou tel poste, etc. ; qui a fait des enfants avec qui… ; mais un examen profond de la dictature sanglante qui a opprimé le peuple Gabonais durant des décennies avec le soutien de certaines forces bien identifiées. Le devoir de mémoire, notre devoir de mémoire, doit s’accompagner d’un soutien robuste aux mouvements sociaux et politiques qui lancent des actions républicaines contre la spoliation du pays en général et plus particulièrement pour la récupération des biens volés à la population. Voici pourquoi ce blog soutient l’appel du Front d’inscrire le rapatriement des fonds amassés par les Bongo au registre des ordres du jour devant suivre le processus de destitution du régime Ali Bongo. C’est possible, nous devons le faire !

Au nom de tous les Gabonais qui souffrent, au nom de tous les Gabonais qui continuent de périr faute de services sanitaires adéquats ; au nom de tous les Gabonais sous éduqués parce que le système d’éducation publique est laissé en jachère ; au nom de tous les gabonais au chômage car le renforcement des mécanismes de création d’emplois ne sont pas adéquatement financés; au nom de Gregory Ngbwa Mintsa qui le premier nous montra la voie ; nous devons demander des aujourd’hui à toutes les instances internationales, le gel des avoirs de la famille Bongo, ainsi que l’entraide judiciaire pour le rapatriement de ces fonds dans l’escarcelle publique Gabonaise. Après avoir subi près de 50 ans de pillage, avec les récentes, ajoutées aux anciennes, révélations de la presse, nous devront être en mesure de mener à bien une procédure pénale qui remplirait les exigences minimales d’une poursuite judiciaire internationale correcte.

Chers lecteurs, sur ce sujet, vous verrez apparaitre des troubadours, des bardes, des valets à la cause de leurs maitres, qui viendront nous suggérer d’enterrer le dossier de la fortune des Bongos, au motif que certains membres de l’opposition aient aussi commis des détournements dans l’impunité totale. Nous leur répondrons que tous les dossiers doivent être mis sur la table et passés au tamis de la justice et que chacun réponde de ses actes et on verra qui plus volé que les Bongo. Ils vous diront aussi que déterrer ce dossier risque de déstabiliser le pays dans la mesure où nombreux sont les Gabonais qui ont été arrosés par les Bongo, et que si on gèle les avoirs des Bongo, on devrait geler ceux de tous les arrosés aussi. Sur quoi nous répondrons sans ambigüité que ce gèle doit être élargi à toute personne dont les avoirs proviennent des caisses de l’Etat, sans exclusive ni ambivalence ; que la justice statu sur tous les cas. Leur dernier argument serait de vous dire que cette démarche est vaine car les principaux bénéficiaires des placements des Bongo à l’étranger, sont les économies des grands pays comme la France, les USA, le Portugal, la Suisse; et les paradis fiscaux comme Monaco, les Iles vierges, etc.; et que ces pays ont trop à gagner en gardant ces fonds chez eux, que de les restituer au peuple Gabonais. Notre réponse sera qu’en dépit de ces réalités, on a bien vu la Suisse récemment, remettre au gouvernement Nigérian, la somme de 380 millions de dollars (environ 190 milliards de francs CFA) détournées par feu le dictateur Sani Abacha ; avant cela le Liechtenstein avait restitué au Nigeria 167 millions d’euros (soit 111 milliards de francs CFA), et les USA, 480 millions de dollars (environ 240 milliards de francs CFA) détournés par l’ancien dictateur. Chers lecteurs, c’est donc un total de 541 milliards de francs CFA qui a été restitué au Nigeria par ces trois pays. Même si nous savons que cela ne constitue pas la totalité du pactole accumulé par Abacha et sa famille, mais c’est déjà une coquète somme qui peut servir à la construction du Nigeria. Similairement, il n’y a pas de raison que le peuple Gabonais ne puisse pas obtenir ce type de résultat, vu les révélations publiées dans la presse à propos des comptes saisies, de Delta Synergie, de la BGFI, de la succession d’Omar Bongo etc.


Chers lecteurs, les collabos ramasseurs de miettes sous la table des Bongos, ne devraient pas nous empêcher de faire notre travail républicain. La procédure sera peut être longue et sinueuse, mais elle s’impose à nous. Le devoir de mémoire et la restitution des droits des Gabonais nous l’imposent.

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