HAVE THE PDG INTELLECTUALS READ DE CONDORCET? LES INTELLECTUELS DU PDG ONT-ILS LU DE CONDORCET ?







English Version

This blog is looking at the moment at these last of the Mohicans that some Gabonese intellectuals are now (we call them that, even if among our readers many prefer that we call them graduates), who still choose the politics of the ostrich and miserably defend Ali Bongo on a non-existent base that is made of superficial analyzes.

But these Gabonese academics who choose to defend Ali Bongo, do they even know what they are doing and how history will judge them? No one in 50 or 100 years will remember the resounding titles of each other, but posterity will remember those who have worked or for the good of the country, or for its bad. This is how history works.

We believe that PDG’s intellectuals would benefit from meditating on the life of Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat, Marquis de Condorcet; and here's why:

When the revolution was starting to appear on the horizon, the Marquis de Condorcet was in a privileged position in society which was governed by a despotic monarchy. He was an aristocrat, a famous mathematician, the secretary of the Academy of Sciences, a member of the French Academy and a coins inspector. He was one of the last encyclopedists; he had much to lose if the revolution succeeded in toppling the monarchy.

Yet this aristocrat would choose to become a staunch Republican, and to engage with passion in the Constituent Assembly. Although he was not a member of that Assembly, he founded the 1789 Society, a gathering the liberal-minded nobility, whose role was to guide public opinion and facilitate the transition from the despotic regime in France to ward a regime of freedoms. He would decide, being so much ahead his time, to be for the rights of women, of blacks, of Protestants, of Jews, and to be for education and against the death penalty. He was against the miscarriages of Justice of the end of the monarchy. He fought against slavery and the slave trade.

During the Constituent Assembly, he is among the first in favor of the Republic; he offers his famous public education plan that will inspire a century later the founders of the French republican school which is now called public education. A parliamentarian at the Convention, he wrote the most democratic constitution ever drawn at the time. Supporter of the union of Republicans, he moved away from his friends the Girondins but without rallying the Montagnards.

But four years later, on 8 July 1793, De Condorcet who believes strongly in the power of reason, will be the victim, like so many others, of the blind madness and terror of those who believe in the way of totalitarianism. He is denounced by Chabot and decreed for an arrest under the accusation of conspiring against the unity and indivisibility of France. This means in these times, the guillotine. But he managed to escape and until March 1794, goes into hiding in Paris. Despite the discouragement, despite the fear, and the guillotine which worked around the clock, it is in this atmosphere of absolute terror that Condorcet wrote for posterity one of his most beautiful texts, "Sketch for a Historical Picture of the Progress of the Human Spirit. He remains firmly committed to the freedom of man and resistant to any injustice.

But he was finally arrested and found death in his cell on 29 March 1794. Such was the life of this committed intellectual who experienced physical death for his political ideas, but whose thoughts and influence, according to the posthumous words of Jean Jaurès, are the heritage of the French Republic.

It is De Condorcet who, in the revolutionary atmosphere in France, put his life at risk by defending the idea that reason was universal; it is the same everywhere; that all men and women are the same as beings capable of forming reasoning and acquiring moral ideas. There are moral truths applicable to all mankind, upon which societies must base their existence.

It is De Condorcet who the first in France, postulated that the freedom of higher education should be complete, and that the teaching profession should be protected against interference by governments in education whose only role is to only "spread the lights".

If we take this example, it is to demonstrate to the PDG’s intellectuals that there is another way to do things; and others have shown the way, even near us in Africa. Do the PDG’s intellectual spread lights? We think not. Is there a PDG’s intellectual who could present us with a well-argued sketch of the social, economic and political progress in Gabon under Ali Bongo, without us laughing? We think not. Obviously we do not ask anyone to sacrifice their lives, but we invite our fellow intellectuals of the PDG, to respect the intelligence of Gabonese and we tell them that to support tyranny is a dead end and also that history will remember their unflattering role and judge them accordingly.



Version française

Ce blog se penche en ce moment sur ces derniers des mohicans que sont désormais certains intellectuels Gabonais (nous devons les appeler ainsi, même si parmi nos lecteurs beaucoup préfèrent qu’on les appelât diplômés), qui choisissent encore la politique de l’autruche et lamentablement défendent Ali Bongo sur une base argumentaire non existante et faite d’analyses superficielles.

Mais ces universitaires Gabonais qui choisissent de défendre Ali Bongo, savent-ils seulement ce qu’ils font et comment l’histoire les jugera ? Personne dans 50 ou 100 ans ne se souviendra des titres ronflants des uns et des autres, mais la postérité retiendra ceux qui ont œuvré ou pour le bien du pays, ou pour son mal. C’est ainsi que fonctionne l’histoire.

Nous pensons que les intellectuels du PDG gagneraient à méditer sur la vie de Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat, Marquis de Condorcet; et voici pourquoi :

Lorsque la Révolution commence à pointer à l’horizon, le marquis de Condorcet occupe une situation privilégiée dans la société qui est dirigée par un régime monarchique despotique. C’est un aristocrate, mathématicien célèbre, secrétaire de l'Académie des Sciences, membre de l'Académie Française et inspecteur des Monnaies. C’est un des derniers encyclopédistes; il a beaucoup à perdre si la révolution réussissait à faire tomber la monarchie.

Cet aristocrate fera pourtant le choix de devenir un fervent républicain, et de s’engager avec passion dans la constituante. Bien qu'il n'ait pas été membre de cette Assemblée, il fonda la Société de 1789, regroupant les nobles d'esprit libéral, dont le rôle était d’orienter l'opinion et faciliter la transition de la France du régime despotique au régime des libertés. Il se prononcera de manière avant-gardiste, pour les droits des femmes, des Noirs, des Protestants, des Juifs, et pour l’éducation et ainsi que contre la peine de mort. Il s'élève contre les erreurs judiciaires de la fin de la monarchie. Il lutte contre l'esclavage et la traite des noirs.

Sous la Constituante, il se prononce parmi les premiers en faveur de la République ; il propose son célèbre plan d'instruction publique qui inspirera un siècle plus tard les fondateurs de l'école républicaine française qui est appelée aujourd’hui l’éducation publique. Député à la Convention, il rédige le projet de Constitution le plus démocratique jamais élaboré jusqu'alors. Partisan de l'union des républicains, il se détache de ses amis Girondins sans pour autant rallier les Montagnards.

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Mais 4 ans plus tard, le 8 juillet 1793, De Condorcet qui croit fermement dans la force de la raison, sera la victime, comme tant d’autres, de la folie aveugle et de la terreur de ceux qui croient en la voie du totalitarisme. Il est dénoncé par Chabot et décrété d'arrestation comme prévenu de conspiration contre l'unité et l'indivisibilité de la France. Ce qui veut dire en ces temps, la guillotine. Mais il réussit de justesse à s’échapper et jusqu’en mars 1794, va vivre caché à Paris. Malgré le découragement, malgré la peur, et alors que la guillotine exécute sans relâche, c’est dans cet atmosphère de terreur absolue que Condorcet va rédiger pour la postérité un de ses plus beaux textes «Esquisse d'un tableau historique des progrès de l'esprit humain.» Il reste résolument attaché à la liberté de l’homme et réfractaire à toute injustice.

Mais il sera finalement arrêté, et trouvera la mort dans sa cellule le 29 mars 1794. Telle fut la vie de cet intellectuel engagé qui connut la mort physique pour ses idées politiques, mais dont la pensée et l’influence, selon le mot posthume de Jean Jaurès, font partie du patrimoine de la République Française.

C’est De Condorcet qui dans l’atmosphère révolutionnaire en France, mettra sa vie en péril en défendant l’idée selon laquelle la raison soit universelle ; qu’elle soit la même partout ; que tous les hommes et femmes soient identiques en tant qu'êtres capables de former des raisonnements et d'acquérir des idées morales. Qu’il y ait des vérités morales applicables à l'humanité entière, sur lesquelles doivent être fondées les sociétés.

C’est de Condorcet qui le premier en France, postula que la liberté de l'enseignement supérieur doive être complète, et qu’il faille protéger le corps enseignant contre toute ingérence des gouvernants dans l'éducation dont le seul rôle soit de « répandre les lumières ».

Si nous prenons cet exemple, c’est pour démontrer aux intellectuels du PDG qu’il y ait une autre façon de faire ; et que d’autres ont montré la voie, même près de nous en Afrique. Les intellectuels du PDG répandent-il des lumières? Nous pensons que non. Y a-il un intellectuel du PDG capable de nous faire l’esquisse argumentée du progrès social, économique et politique du Gabon sous Ali Bongo, sans que nous n’en riions? Nous pensons que non. Il est évident que nous ne demandons à personne de sacrifier leur vie, mais nous convions nos compatriotes intellectuels du PDG, à respecter l’intelligence des Gabonais et nous leur faisons savoir que soutenir la tyrannie soit une voie sans issue et que l’histoire retiendra leur rôle peu flatteur et les jugera en conséquence.

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