IT IS AGAIN JEAN GASPARD NTOUTOUME-AYI WHO WAS RIGHT. C’EST ENCORE JEAN GASPARD NTOUTOUME-AYI QUI AURA EU RAISON










English version

A few weeks ago, on RFI, Alain Foka invited Emmanuel Issoze-Ngondet, Ali Bongo’s Prime Minister; René Ndemezo'Obiang, who has become once more an Ali Bongo’s bard; and Jean-Gaspard Ntoutoume-Ayi the spokesman of Jean-Ping.

During this program, as you can see from the 27th minute, Mr. Jean-Gaspard Ntoutoume-Ayi said the following:

"Everything that happened in Gabon in 2016 is documented. When we say that there were massacres in 2016, it is documented ... In 2016, the Gabonese government brought in international observers, their conclusions on the elections are constant and do not contradict what I say ... In a state it is the law. Human beings and their goodwill do not replace the law ... When I speak of a coup, this has its consequences. You see Gabon today has an interim National Assembly, because the mandate of the parliamentarians has ended since December 2016, and that this regime refuses to organize legislative elections. The National Communication Council, which is a constitutional institution in Gabon, is now in an interim, because this regime refuses, or is unable, to renew the mandate of communication regulators in Gabon. We find ourselves as if in the day after a military coup where all the institutions become in an interim ... What law will be voted today by a National Assembly that has had no legitimacy for 7 months? This is Gabon as it has become today and as we denounce it. "

To which Mr. René Ndemezo'Obiang replied:

"The interim parliament has had its mandate extended by the institution which has the right to extend it, that is to say the Constitutional Court. It is a prerogative of the Constitutional Court. So there is no legal vacuum. "

Mr. Emmanuel Issoze-Ngondet added:

"When political and social situations arise and may affect the regular functioning of the institutions, the Constitutional Court may be called upon to assess the regular functioning of these institutions and either extend their mandates or take contrary decisions and so on. The current Assembly has been extended until July 2017. "

Mr. Jean-Gaspard Ntoutoume-Ayi came back:

"I want to tell Mr. Issoze the following: what the Constitution says is that the electoral law is not touched in the year before the elections and not the other way around. When we understand this, we understand that what is happening in Gabon at this moment is dangerous ... The Constitutional Court which these gentlemen profess to respect, has made a decision that the legislative elections must be held not later than July 29th; therefore in less than a month. Ask the Prime Minister if they will be held before July 29th. "

Reply by Mr. Emmanuel Issoze-Ngondet:

"Listen, the decisions of the Constitutional Court are executed. I even find the question rather strange. How can you ask a Prime Minister if the decision taken by the Constitutional Court will not be applied? "

Mr. Jean-Gaspard Ntoutoume-Ayi comes back to the charge:

"What is said is that the electoral college is convened not later than one month before the election. This means that if there were legislative elections to be held before 29 July, they would have already been convened; and the Prime Minister knows that he has not presented decrees to the Council of Ministers to convene the electoral college. Be honest at least with your fellow citizens! The obligation for each Gabonese, each Gabonese official, is to respect the Constitution in the decisions they take. There, Mr. Issoze is telling me: we will violate the constitution; you cannot deny it. "

Mr. René Ndemezo'Obiang tries to save Issoze who is drowning, by saying:

"The Constitutional Court found that the elections could not be held at the end of the mandate of the current parliamentarians, which should have been in December of last year, it appreciated this situation, and it made a prolongation to say that these elections must be organized in July 2017. Simply, meanwhile, the wheel continued to turn ... We had this discussion during the dialogue, will the legislative elections take place in July? The political actors who were involved in the dialogue do not have the power to set the time limit; on the other hand, they have to report to the Head of State who convened this dialogue, and hence to the Constitutional Court, that these are the results to which the dialogue has led. From that moment on, I suppose the Constitutional Court will make an assessment of all this which will enable it to see how soon the elections can be convened. "

In conclusion, Mr. Jean-Gaspard Ntoutoume-Ayi administered the following rhetorical stroke:

"I am obliged to tell you one thing. Let my compatriots who are in front of me realize this: nothing is built on lies and the Gabonese people cannot accept these lies. Whether they like it or not, the little trick will fool no one! "


We will not give up!




Version française

Il y a quelques semaines, sur RFI, Alain Foka invitait Emmanuel Issoze-Ngondet, le Premier ministre d’Ali Bongo ; René Ndemezo’Obiang, redevenu chantre d’Ali Bongo ; et Jean-Gaspard Ntoutoume-Ayi le Porte-parole de Jean-Ping.

Au cours de cette émission, comme vous pouvez vous en rendre compte à partir de la 27ième minute, Monsieur Jean-Gaspard Ntoutoume-Ayi dit ce qui suit :

« Tout ce qui s’est passé au Gabon en 2016 est documenté. Quand on dit qu’il y a eu massacres en 2016, c’est documenté… En 2016, le gouvernement Gabonais a fait venir des observateurs internationaux, leurs conclusions sur les élections sont constantes et ne contredisent pas ce que je dis… Dans un Etat de droit, c’est la loi. Les êtres humains et leur bon vouloir ne remplacent pas la loi… Quand je parle de coup d’Etat, ça a ses conséquences. Voyez-vous le Gabon a aujourd’hui une Assemblée Nationale intérimaire, parce que le mandat des députés a pris fin depuis le mois de Décembre 2016, et que ce pouvoir se refuse à organiser des élections législatives. Le conseil National de la Communication qui est une institution constitutionnelle au Gabon, est désormais intérimaire, parce que ce pouvoir refuse, ou se retrouve en incapacité de renouveler le mandat des régulateurs de la communication au Gabon. Nous nous retrouvons comme au lendemain d’un putsch militaire où toutes les institutions deviennent intérimaires… Quelle loi va être votée aujourd’hui par une Assemblée Nationale qui n’a plus aucune légitimité depuis 7 mois? Voilà le Gabon tel qu’il est devenu aujourd’hui et tel que nous le dénonçons. »

Ce à quoi Monsieur René Ndemezo’Obiang a répondu :

« Le parlement intérimaire a eu son mandat prolongé par l’institution qui a le droit de le prolonger, c’est-à-dire la Cour Constitutionnelle. C’est une prérogative de la Cour Constitutionnelle. Donc il n’ y a pas un vide juridique. »

Monsieur Emmanuel Issoze-Ngondet ajouta :

« Lorsque des situations politiques et sociales surviennent et peuvent affecter le fonctionnement régulier des institutions, la Cour Constitutionnelle peut être saisie pour apprécier le fonctionnement régulier de ces institutions et soit proroger les mandats, soit prendre des décisions contraires et ainsi de suite. L’Assemblée actuelle a vu son mandat être prorogé jusqu’au mois de Juillet 2017.»

Monsieur Jean-Gaspard Ntoutoume-Ayi de renchérir :

« Je veux dire à Monsieur Issoze la chose suivante : ce que dit la Constitution c’est qu’on ne touche pas à la loi électorale l’année qui précède les élections et pas l’inverse. Quand on a compris ça, on comprend que ce qui se passe en ce moment au Gabon est dangereux… La Cour Constitutionnelle dont se réclament ces Messieurs, a rendu une décision disant que les législatives doivent se tenir au plus tard le 29 Juillet ; donc dans moins d’un mois. Demandez à Monsieur le Premier Ministre si elles se tiendront avant le 29 Juillet. »

Réponse de Monsieur Emmanuel Issoze-Ngondet :

« Ecoutez, les décisions de la Cour Constitutionnelle s’exécutent. Je trouve même la question assez étrange. Comment pouvez-vous demander à un Premier Ministre si la décision prise par la Cour Constitutionnelle ne sera pas appliquée ? «

Monsieur Jean-Gaspard Ntoutoume-Ayi revient à la charge :

« Ce qui est dit est qu’on convoque le collège électoral au plus tard un mois avant le scrutin. Cela veut dire que s’il y avait des élections législatives qui devaient se tenir avant le 29 Juillet, elles auraient déjà été convoquées ; et Monsieur le Premier Ministre sait qu’il n’a pas présenté en Conseil des Ministres des décrets pour convoquer le collège électoral. Soyez honnête au moins avec vos concitoyens ! L’obligation faite à chaque Gabonais, à chaque responsable Gabonais, c’est de respecter la Constitution dans les décisions qu’il prend. Là, Monsieur Issoze est en train de me dire : nous allons violer la constitution ; vous ne pouvez pas le nier. »

Monsieur René Ndemezo’Obiang tente de sauver Issoze qui se noie en disant :

« La Cour Constitutionnelle ayant constaté que les élections n’ont pas pu se tenir à la fin du mandat des députés actuels, ce qui aurait donc dû être en Décembre de l’année dernière, elle a apprécié cette situation, et elle a fait une prolongation pour dire que ces élections doivent être organisées en Juillet 2017. Simplement, entretemps, la roue a continué à tourner… Nous avons eu cette discussion au cours du dialogue, Est-ce que les élections législatives auront lieu au mois de Juillet ? Les acteurs politiques qui étaient là au dialogue n’ont pas compétence à fixer le délai ; par contre, ils ont à rendre compte au Chef de l’Etat qui a convoqué ce dialogue, et partant à la Cour Constitutionnelle du fait que voilà les résultats auxquels le dialogue a conduit. A partir de ce moment-là, je suppose que la Cour Constitutionnelle va faire une appréciation de tout ceci qui va lui permettre de voir dans quels délais les élections peuvent être convoquées. »

En conclusion, Monsieur Jean-Gaspard Ntoutoume-Ayi assena le coup de massue rhétorique qui suit :

« Je suis oblige de vous dire une chose. Que mes compatriotes qui sont en face de moi retiennent cela : on ne construit rien sur le mensonge, et le mensonge insupporte les Gabonais. Qu’ils le veuillent ou non, le petit tour de passe-passe ne passera pas ! »


On ne lâche rien !

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