OUR RESISTANCE IS AND WILL BE EFFECTIVE, AS HAVE BEEN THOSE OF OTHERS. NOTRE RÉSISTANCE EST ET SERA EFFICACE, COMME L’ONT ÉTÉ CELLES DES AUTRES

The silent protest parade in New York City in 1917
LA marche de protestation silencieuse à New York en 1917





Gabonese at Jean Ping’s arrival

Les Gabonais à l’arrivée de Jean Ping




English version

One hundred years ago, on the 28th of July 1917, ten thousand Black Americans demonstrated in silence in the street of New York City to protest against racial inequality.

On the afternoon of Saturday, 28 July 1917, nearly 10,000 Blacks marched down Fifth Avenue, in silence, to protest racial violence and white supremacy in the United States. New York City and the USA, had never before witnessed such a remarkable scene.

This “Silent Protest Parade,” was the first mass Black American demonstration and marked a watershed moment in the history of the civil rights movement. These protesters marched against the brutal treatment of black people; they indicted the United States as an unjust nation.

This 1917 “Silent Protest” marked the beginning of a new era in the long black freedom struggle. While adhering to a certain politics of respectability, the protest, within its context, constituted a radical claiming of the public sphere and a powerful affirmation of black humanity. It declared that a “New Negro” had arrived and launched a black public protest tradition that would culminate to the civil rights movement of the 1960s.

Similarly, in Gabon, through the resistance, we are witnessing the emergence of a new Gabonese who refuses henceforth to excuse the exactions of the tyrant.

The new Gabonese is a resistant and refuses the infantilism of the old order which consisted in identifying with the tyrant, and waiting in laziness and cowardice. The new Gabonese wants to register and settle henceforth in a logic of reason, conquest of his sovereignty and its construction. The new Gabonese is responsible for his citizenship that he wants to cultivate it relentlessly.

Laziness and cowardice are what explain why unfortunately too many Gabonese, after nature has freed them for a long time, nevertheless remain willingly subjected to the tyrant. These big children are afraid of freedom and refuse the exercise of reason. They do not want to use their thinking and do not have the courage to be themselves.

The new Gabonese does not run away from freedom; for who flees from liberty? But the one who proves incapable of courage, for preferring to live under the tutelage of others and give mandate to someone else to think of their place. The coward fears liberty in general; and the new Gabonese is not cowardly.

Dear reader, it is this courage and thirst for liberty that engendered the awareness that enabled: the 18th century Toussaint Louverture, a freed slave, to demand freedom for the Haitian people; this black protest in New York in 1917; Nelson Mandela, to fight against South African apartheid and spend more than 25 years in prison.

Consciousness, we see, is not a thing, but an act. Thus, it is fundamentally impossible to disconnect from liberty; because it is an inalienable good, it is even the very first of the goods and the rights of people.


We will not give up!




Version française

Il y a cent ans, le 28 juillet 1917, dix mille Américains Noirs manifestèrent en silence dans les rues de New York pour protester contre les inégalités raciales.

Dans l'après-midi du samedi 28 juillet 1917, près de 10000 Noirs marchèrent sur la cinquième avenue, en silence, pour protester contre les violences raciales et la suprématie blanche aux États-Unis. New York City et les États-Unis n'avait jamais été témoins d'un évènement aussi remarquable.

Cette "protestation silencieuse", fut la première manifestation américaine de masse et marqua un moment décisif dans l'histoire du mouvement des droits civiques. Ces manifestants protestaient contre le traitement brutal des personnes Noires ; et accusèrent les États-Unis d'être une nation injuste.

Cette «protestation silencieuse» de 1917 marqua le début d'une nouvelle ère dans la longue lutte de libération des Noires. Tout en adhérant à une certaine politique de respectabilité, la protestation dans son contexte, constituait une revendication radicale de la sphère publique américaine et une puissante affirmation de l'humanité Noire. Elle démontra qu'un «nouveau nègre» était né et lança une tradition de protestation publique Noire qui aboutira au mouvement des droits civiques des années 1960.

De manière similaire, au Gabon, par la résistance, nous assistons à l’éclosion d’un Gabonais nouveau qui refuse dorénavant d’excuser les exactions du tyran.

Le Gabonais nouveau est résistant et refuse l’infantilisme de l’ordre ancien qui consiste à s’identifier au tyran, et attendre dans la paresse et la lâcheté. Le Gabonais nouveau veut s’inscrire et s’installer désormais dans une logique de raison, de conquête de sa souveraineté et de sa construction. Le Gabonais nouveau se veut responsable de sa citoyenneté qu’il veut cultiver sans relâche.

La paresse et la lâcheté sont ce qui explique qu’un malheureux trop grand nombre de Gabonais, après que la nature les ait affranchis depuis longtemps, restent cependant volontiers leur vie durant, assujettis au tyran. Ces grands enfants ont peur de la liberté et refusent l’exercice de la raison. Ils ne veulent pas se servir de leur entendement et n’ont pas le courage d’être eux-mêmes.

Le Gabonais nouveau ne fuit pas la liberté ; car qui fuit la liberté ? Mais celui qui s’avère incapable de courage, car préférant vivre sous la tutelle de l’autre et donner mandat à autrui de penser à sa place. Le lâche redoute la liberté en général ; et le Gabonais nouveau n’est pas lâche.

Chers lecteur, c’est ce courage et cette soif de liberté qui engendra la prise de conscience qui permit au XVIIIe siècle à Toussaint Louverture, esclave noir affranchi, de réclamer la liberté pour le peuple haïtien; à ces Noirs de protester à New York en 1917 ; à Nelson Mandela, de se battre contre l’apartheid Sud-Africain et de passer plus de vingt-cinq ans en prison.

La conscience, nous le voyons, n’est pas une chose, mais un acte. Sur ce, il est fondamentalement impossible de se démettre de la liberté ; parce qu’elle est un bien inaliénable, c’est même le tout premier des biens et des droits de l’homme.


On ne lâche rien !

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