THE BONGO DICTATORSHIP HAS TO UNDERVALUE EDUCATION. LA DICTATURE BONGO DÉVALORISE FORCÉMENT L’ÉDUCATION







English version

It is the turn of Marcel Libama to know Ali Bongo’s jails. His crime? Trade union activities in the field of education; just that!

Marcel Libama succeeds to Jean Remi Yama, as a trade union leader in the field of education invited in Ali Bongo’s jails. But why?

Dear readers, because in a dictatorship the first enemy is free thought. In Gabon, which has become a breeding ground for social suffering, professional declassification and bleak horizons for young people, how can they make people accept this sad fate? But by making them so uneducated and thoughtful that they became indifferent to their own suffering. To achieve this, education and intelligence must be killed.

So, for the regime, it is necessary to demonize those who see clearly and want to convey this clarity of judgment to young people. Who is being persecuted at the university? Those who say things should be better like Albert Ondo Ossa; And who is rewarded? Those who say that everything is great in the best of all worlds like Rossatanga-Rignault.

How can they prevent the people from clearly identifying the evil and perverse entity that hinders their happiness and development? By cultivating ignorance, it is simple.

By sabotaging mass education, that is to say national education, the regime ensures that the intellectual precariousness will prevent the population from making projections in the future, take a step back from measuring its social progress to that of previous generations which had, to some extent, job security, etc. The regime ensures that the people will lack know-how and this will lead to a form of social despair that will gnaw away national solidarity, for it will suffice to give to this people from time to time some bags of rice and wings of Poultry, to make them accept anything.

Dear readers, Marcel Libama has been arrested, and not a single one of our dialoguers has said a word. They know that the regime wants to freeze the people into submission, and because they want some crumbs, they are silent while waiting for their appointment at the next council of ministers. They have accepted that Gabon continues to be a country governed by relations of filiation and clientelism that prevent the establishment of elites devoted to the state, to the public good and the exercise of free thought.

The regime wants a Gabon without intellectual guides, without elites who open the way, without social shock absorbers; where economic imbalances add to cultural disorientations, leaving only visions of despair to the populations.

But we will not let step all over us, for we will not give up!







Version française

Au tour de Marcel Libama de connaitre les geôles d’Ali Bongo. Son crime ? Des activités syndicales dans le domaine de l’éducation ; rien que ça !

Marcel Libama succède donc à Jean Remi Yama, comme leader syndical dans le domaine de l’éducation à être invité dans les geôles d’Ali Bongo. Mais pourquoi donc ?

Chers lecteurs, parce que dans une dictature, l’ennemie premier est la libre pensée. Dans ce Gabon qui est devenu un terreau de souffrance sociale, de déclassement professionnel et d’horizons bouchés pour la jeunesse, comment faire accepter à la population qu’elle mérite ce triste sort ? Mais en la rendant si peu instruite et réfléchie qu’elle devienne indifférente à ses propres souffrances. Pour y arriver, il faut tuer l’éducation et les intelligences.

Alors, il faut pour le régime, procéder à la diabolisation de ceux qui voient clairs et veulent transmettre cette clarté de jugement aux jeunes pousses. Qui persécute-t-on à l’université ? ceux qui disent que les choses devraient être meilleures comme Albert Ondo Ossa ; et qui récompense-t-on ? Ceux qui disent que tout baigne dans le meilleur des mondes comme Rossatanga-Rignault.

Comment empêcher que le peuple n’identifie clairement l’entité maléfique et perverse qui fait obstacle à son bonheur et à son développement ? En cultivant l’ignorance, c’est simple.

En sabordant l’éducation de masse, c’est-à-dire l’éducation nationale, le régime s’assure que la précarisation intellectuelle empêchera que la population fasse des projections dans l’avenir, prenne le recul de mesurer son progrès social par rapport aux générations précédentes qui avaient, dans une certaine mesure, une sécurité de l’emploi etc. Le régime s’assure que le peuple manquera de savoir-faire et cela le conduira à une forme de désespérance sociale qui rongera la solidarité nationale, car il suffira de donner à ce peuple de temps à autre quelques sacs de riz et d’ailes de volailles, pour lui faire accepter n’importe quoi.

Chers lecteurs, Marcel Libama a été arrêté, et pas un seul de nos dialogueurs n’a dit le moindre mot. Ils savent que le régime veut figer le peuple dans la soumission et comme ils veulent quelques miettes, ils se taisent en attendant leur nomination au prochain conseil des ministres. Ils ont accepté que le Gabon continue à être un pays dirigé par le truchement de rapports de filiation et de clientèle qui empêchent la constitution d’élites dévouées à l’Etat, au bien public et à l’exercice de la pensée libre.

Le régime veut d’un Gabon sans guides intellectuels, sans élites qui ouvrent le chemin, sans amortisseurs sociaux ; où les déséquilibres économiques s’ajoutent aux désorientations culturelles, ne laissant que des visions de désespoir aux populations.

Mais nous ne nous laisserons pas faire, car nous ne lâcherons rien !

Comments

Popular posts from this blog

ARGUMENTS AS WEAK AND WITHOUT SUBTANCE AS THE PERSON ENOUNCING THEM. DES ARGUMENTS AUSSI BIDONS ET SANS CONTENANCE QUE CELUI QUI LES ÉNONCE

THIS IS WHY CENTRAL AFRICA HAS SUCH A LACK OF DEMOCRACY. VOICI POURQUOI L’AFRIQUE FRANCOPHONE EST SI PEU DÉMOCRATIQUE