WHAT IS GOING ON IN GABON? (2) QUE SE PASSE-T-IL AU GABON ? (2)








English version

At first was the devastating tweet by Siobhán O'Grady which said the following:

“Hearing rumors that Ali Bongo Ondimba died this morning. Thus far, two Gabonese officials in the US have told me that's not true. But there have been longstanding rumors that he's in poor health.”

Who is Siobhán O'Grady? She is a Washington Post reporter, one of the most influential daily newspapers in the world. She announced this news on her Washington Post official Tweeter account, thus giving it all its ethical legitimacy.

To dissect the events, this blog has approached our contacts in the world of journalism asking them to explain how a veteran journalist like Siobhán O'Grady could officially publish such a news, if this news was not true. We spoke to Africans, French and Americans professionals. All tell us that it is impossible for this journalist to publish this news without ensuring the basic principle that 3 independent sources of high quality and reliability, have confirmed the news. On this point, we can comfortably say that at the time we write these lines on Monday, November 5, 2018, none of our contacts in the world of journalism considers that Ali Bongo will ever again be seen at the head of Gabon, in full possession of his senses.

Another significant fact, according to our journalistic contacts, is that if Siobhán O'Grady had approached Gabonese government authorities only as a last resort, it is because it is not these authorities who could confirm such news; it is not to them that she would turn to seek the truth as a first resort. She knew she did not expect anything from them. Her sources are certainly numerous in American diplomatic circles in their various Embassies, including that of Riyadh.

Finally, our journalistic contacts point out that neither Siobhán O'Grady, nor the Washington Post, nor even Gabonese diplomatic circles have denied the news. The Gabonese regime’s communication was content to disguise the worst by making it appear as a temporary situation. On this point, our contacts think that it’s over because if the doctors thought that Ali Bongo would come back, the presidential communication would have been more robust. The wait and see of this communication proves to us that the announcement of the inevitable is being delayed for reasons of political logistics. It is necessary to install the next president behind the scenes before presenting them publicly to the Gabonese in what will inevitably be another constitutional theater with Mborantsuo holding the baton.

Dear readers, our journalistic sources are unanimous, the succession is already in progress and it will be done within the regime. The question we must ask ourselves is whether we will let them do it.


We should not give up!


To be continued…





Version française

Au début fut le tweet dévastateur de Siobhán O’Grady dont la traduction littérale est la suivante :

« Nous avons entendus des rumeurs selon lesquelles Ali Bongo Ondimba serait décédé ce matin. Jusqu'ici, deux responsables gabonais aux États-Unis m'ont dit que ce n'était pas vrai. Mais il y a des rumeurs de longue date disant qu'il est en mauvaise santé »

Qui est Siobhán O’Grady? C’est une journaliste du Washington Post, quotidien classé parmi les plus influents dans le monde. Elle a annoncé cette nouvelle sur son compte officiel du Washington Post, donc lui conférant toute sa légitimité déontologique.

Pour décortiquer les évènements, ce blog s’est rapproché de nos contacts dans le monde journalistique leur demandant de nous expliquer comment une journaliste chevronnée comme Siobhán O’Grady, pouvait publier officiellement une telle nouvelle, si cette nouvelle n’était pas vraie. Nous avons parlé a des Africains a des Français et a des Américains. Tous nous disent qu’il est impossible que cette journaliste ait publié cette nouvelle sans s’assurer du principe fondamental voulant que 3 sources indépendantes de très haute qualité et fiabilité, lui aient confirmé la nouvelle. Sur ce point, nous pouvons confortablement dire qu’au moment où nous écrivons ces lignes en ce lundi 5 Novembre 2018, aucun de nos contacts dans le monde journalistique n’estime qu’on reverrait Ali Bongo à la tête du Gabon, en pleine possession de ses moyens.

Autre fait non négligeable, d’après nos contacts journalistiques, si Siobhán O’Grady ne s’est rapprochée des autorités gouvernementales gabonaises qu’en dernier recours, c’est parce que ce ne sont pas ces autorités qui pourraient confirmer une telle nouvelle ; ce n’est pas vers eux qu’elle irait chercher la vérité en premier recours. Elle savait bien qu’elle n’en attendait rien. Ses sources sont certainement nombreuses dans les milieux diplomatiques Américains dans leurs différentes Ambassades, dont celle de Riyad.

Finalement, nos contacts journalistiques font remarquer que ni Siobhán O’Grady, ni le Washington Post, ni même les milieux diplomatiques gabonais n’ont démenti la nouvelle. La communication Gabonaise s’est contentée de maquiller le pire en le faisant apparaitre comme étant une situation passagère. Sur ce point, nos contacts pensent que les carottes sont cuites car si les docteurs pensaient qu’Ali Bongo reviendrait, la communication présidentielle n’y serait pas allée de main morte. L’expectative dans laquelle se trouve cette communication nous prouve à suffisance que l’annonce de l’inévitable est en train d’être retardée pour des raisons de logistique politique. Il faut installer le prochain président en coulisse avant de le présenter publiquement aux gabonais dans ce qui sera inévitablement un autre théâtre constitutionnel avec Mborantsuo à la baguette.

Chers lecteurs, nos sources journalistiques sont unanimes, la succession est déjà en cours et elle se fera au sein du régime. La question que nous devons nous poser est celle de savoir si nous les laisserons faire.

Nous ne devons rien lâcher !

A suivre…

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