DES JOURNÉES DE RÉFLEXION QUI RESSEMBLENT AUX AGONIES DE PARTIS COMMUNISTES SOUS LE SIGNE D’UN INEXORABLE DÉCLIN




Le PDG des Bongo tient ce week-end, ce qu’il appelle « des journées de réflexion ». Ce sont là les soubresauts d’une formation politique qui tente de recoller les morceaux brisés d’une maison en ruines. Il n’y a pas si longtemps de cela, une réunion du PDG était un événement au Gabon, tant ce parti envahissait la quasi totalité de l’espace politique gabonais. Du temps du parti unique, dans les années soixante-dix et quatre-vingt, ces grand-messes rassemblaient des milliers de délégués. Aujourd’hui le PDG n’est plus qu’un parti maigrichon dont les derniers flagorneurs n’y restent que pour des prébendes conséquentes. Aujourd’hui, une réunion du PDG ressemble plus à un conseil de famille veillant sur un moribond. Invariablement, au premier rang de ce genre de réunions sont les héritiers Bongo qui, tout sourire, gardent jalousement le bien que leur a légué papa, c’est à dire le pays qu’est le Gabon.

1. Le PDG n’est plus que l’ombre de lui-même.
À la dernière présidentielle, même en nous basant sur les chiffres fictifs publiés par Mborantsuo, Ali Bongo n’a obtenu officiellement qu’environ 40% des soit disant suffrages. En réalité, si Mborantsuo n’a pu donner à son beau fils que ce chiffre dérisoire, c’est que la vérité doit être encore plus catastrophique ; comme en 1993 quand de toute évidence Omar Bongo aurait eu du mal à avoir 20% des voix, mais Mborantsuo a réglé ça avec un 51% sorti tout droit de son arrière train. Cette élection a permis de révéler toutes les faiblesses du PDG qui, malgré les moyens d’état énormes, n’a pu mobiliser personne hors de sa zone de prédilection qui est la région du Gabon que ce blog appelle « l’ambidextrie », et qui réuni le Haut-Ogooué et l’Ogooué-Lolo. Dans les autres localités, Ali Bongo et le PDG ont mordu la poussière ; et de quelle manière ! En dépit du passage de Mamboundou dans le camp Ali Bongo, l’officialisation de ce passage n’est qu’une question de temps, le PDG reste profondément affecté depuis la dernière élection. Pour preuve, tant que le Parti des Bongo sera en situation électorale défavorable, les élections continueront à être truquées au Gabon. Quand les Bongo autoriseront des élections libres et transparentes, c’est qu’ils auraient converti suffisamment de Gabonais à leur cause et que la peur de perdre aux élections deviendrait quasi inexistante. Mais ce n’est pas demain la veille du jour où cela arriverait.

2. Qui milite au PDG ?
Le PDG n’existe que pour une et unique cause, l'idée de la perpétuation du pouvoir Bongo. Personne au PDG ne se pose la question de savoir comment le peuple gabonais peut il remettre çà pour des décennies, avec cette lignée de prédateurs! Le PDG ne se pose pas ce genre de question, car dans ce parti, l'individu n'existe pas. Il n’y a que collectivisme de soutient à la dynastie Bongo. Que ceux qui en doutent encore examinent le traitement fait aux dissidents internes à Ali Bongo, sous la férule de Nzouba-Ndama et Boukoubi, lors de la présidentielle 2009. En termes purement politiques, le PDG est un champ de ruines avec pour unique logique le passage du témoin de Bongo en Bongo. Devant ce constat on peut se demander qui milite encore dans ce parti ? Le PDG est le seul parti politique au Gabon auquel l’adhésion soit à but lucratif. A cause du monopole des Bongo sur les revenus du Gabon, les adhérents du PDG ont pour but ultime d’être casé dans l’administration gabonaise, et si possible gérer un crédit ou deux, et le cas échant, devenir riche afin d'améliorer leur condition sociale, et celle de leur proches. Là est la constante au sein du PDG. Malgré toutes les journées de réflexion, malgré tous les discours des conférenciers PDGistes, force est de constater l’incapacité du PDG à se réformer. Par des journées comme celles de ce weekend, le PDG tente de souder les dernières troupes qui lui restent, mais c’est peine perdue, car la logique d’adhésion au PDG est pécuniaire et comme tout le monde ne peut être satisfait, il y aura forcement des mécontents. Alors, ce n’est pas parce que quelques PDGistes se seraient enfermés dans une salle à écouter les délires de quelques trissotins, que ce parti trouverait un peu d’air dans ce Gabon. Le PDG échouera car l’espérance de vie des adhérents dans ce parti est très éphémère, et ne dépend que de la volonté des Bongo à donner un poste ou pas. Il n’y a aucune idéologie, aucun plan à court, moyen ou long terme. Tout le monde n’attend que sa nomination en conseil des ministres. Ceux qui encore aujourd’hui choisissent de répandre l'évangile PDGiste, malgré les nombreuses évidences de la banqueroute de ce parti, ne le font plus que de manière purement mécanique. Sans même penser à ce qu’ils disent car il faut bien justifier l’injustifiable, sinon on perd son emploi. L’objectif des PDGistes est l’accès à la vie aisée. La liste de ces larbins est longue, bien longue, trop longue.

L’affirmation du PDG d'être le parti de masse du Gabon, est une totale imposture, car sa promesse de créer une société égalitaire aboutit à une société de deux classes ; où la grande majorité forme la classe des exploités, des victimes, ou des cobayes, et le reste forme la nouvelle aristocratie du parti-état, la classe des bourreaux, celle des prédateurs. Ces prédateurs qui font des promesses pour les «idiots utiles». Promesses qui n'engagent que ceux qui les écoutent et y croient.

Comments

  1. Vous pouvez faire un effort de rester objectif en maitrisant la passion.

    ReplyDelete
  2. Cher compatriote,

    La passion de notre blog est peut être à la mesure des insanités qui sévissent dans notre cher pays. Ne ne nous en excuserons jamais.

    Bon Dimanche

    Charlie

    ReplyDelete
  3. Tu n'auras pas le courage de tenir le même langage si vous n'étiez pas inconnu derrière un écran d'ordinateur. Il est souvent arrivé que les passionnés se révèlent par la suite plus dangereux que ceux qu'ils ont combattu une fois sur le terrain.

    ReplyDelete
  4. Oh, comme vous êtes amusant !

    Charlie

    ReplyDelete
  5. oui c'est plus facile de parler derrière un ordinateur ,mais n'est il pas le lieu encore libre ou nous pouvons discuter comment comprendre que des gabonais porte confiance à des comportement pareille une cour constitutionnelle qui agit dans l'illégalité depuis 2005 et certains protège encore l'indéfendable NON MAIS....veuillez continuez M. Charlie

    ReplyDelete
  6. Cher Lepoko,

    Vous avez bien compris l'enjeu. Merci du soutient.

    Charlie

    ReplyDelete
  7. Bien sur qu'il faut profiter de cette liberté et respecter aussi l'approche de ceux qui ont le courage de confesser leur positionnement en public et à l'intérieur du pays de surcroit. Je ne défend pas le PDG. Le que Charlie veuille s'en prendre si souvent à PMM me fera toujours réagir. Il est facile de jouer les radicales en cachette et de s'en prendre à ceux qui confessent publiquement leur opposition aux Bongos. J'aurais aimé voir la réaction de Charlie quand au communiquée de l'UPG de Pierre Mamboundou qu'il affirme vouloir de la vice-présidence en même temps qu'il demande sa suppression. Où était Charly depuis longtemps, au PDG? Il dit "En dépit du passage de Mamboundou dans le camp Ali Bongo". J'ai du mal à comprendre l'acharnement de Charly contre Mamboundou, alors qu'il est le défenseur des principaux responsables du malheur de ce pays. C'est un radicalisme et une passion ambiguë tout de même.

    ReplyDelete
  8. Acharnement CONTRE Mamboundou ? Mais vous manquez de sérieux. Nous traitons les sujets d’actualité impliquant Mamboundou comme nous traitons tous les autres, c'est-à-dire sans faux semblant. Si Mamboundou se place dans une posture qui nous paraisse suspecte, nous le disons clairement et sans détour. Nous n’attaquons pas Mamboundou, et même vous seriez incapable de démontrer « l’acharnement » dont vous parlez. Apprenez à prendre du recul et examiner le contenu de nos posts avec acuité. Si vous le faites, vous verrez que n’avons rien a priori contre Mamboundou mais examinons la politique gabonaise avec l’œil le plus critique qui soit car nous pensons que ce filtre est indispensable. Le temps du béni oui-ouisme est pour nous révolu. Quand Mamboundou dit à Paris que « le Gabon va bien ! », que voulez vous que nous en déduisions au vu de la situation que nous connaissons du pays en ce moment ? Alors cher compatriote, pas d’inutiles polémiques pour rien.

    Charlie

    ReplyDelete
  9. Vous savez moi je respecte vos propos et je ne fait pas dans Le mange tout car voyez ceci c'est de l'information qui me sert d'analise vous avez encore confiance en des gens comme mamboundou c'est bien votre choix,d'ailleurs pour moi l'opposition est comme une feuille volante qui navigue dans le sens du PDG aussi faut il dire les choses parsque cela inquiète.... l'upg qu'est ce que c'est?UN qu'est ce que c'est? Des parties qui ne trouve leur sens que envers ces fondateurs et guide qui pour ma part sont comme des gourou spirituelle qui n'accepte pas d'être contredit et impose toujours une ligne de conduite,mamboundou est homme qui a lutte pour le pays u
    Grand respect j'ai pour l'homme mais il temps de voir les chosEs en face un vrai partie se construit avec des idées qui provient de tout bord ou chaque partisan a le droit de poser un veto contre son président bref dans les propos de M.Charlie sur le sujet je l'accepte mais cela ne signifie en rien que je le digere mais sachez que tout doit être dit eh oui si votre guide devient pêcheur....ahhh je crois qu'il est temps de changer les choses de par nous déjà savoir être critique même envers son président,son frère,père et mère même si pour cela vous vous attirez les foudres de vos frères..

    ReplyDelete
  10. Lepoko,

    Sur ce, je suis entierement d'accord avec vous. Nous devons apprecier nos politiciens avec beaucoup de recul, ce n'est que comme cela que nous ferons des progres.

    Charlie

    ReplyDelete
  11. Si Charlie tu parlait en prenant du recul, il ne devait pas affirmer que Pierre Mamboundou a rejoint le PDG sans prouver ce qu'il raconte. Car vous manquez totalement d'objectivité sur ce point, alors ne parle pas de recul. Du reste j'aimerai bien que tu puisse t'approprier cette remarque pour être plus objectif et constructif. Où étais-tu quand Mamboundou se battait avec le moindre soutient? Au PDG certainement .Arrêtez de nous distraire. "Le Gabon va bien", chacun est libre de prendre cette phrase au degré qui lui plait. Alors critiquez-vous aussi en prenant du recul. Mamboundou a fait sa part et vous ne ferez JAMAIS mieux que Mamboundou alors.... malgré toutes vos phrases sur ce blog.

    ReplyDelete
  12. Rien n'oblige n'oblige Pierre Mamboundou à adopter le même langage et la même approche que l'UN. Malgré les faux semblants et les alliances de circonstances, on sait que l'UN est plus proche du PDG dont leur seul problème est Ali Bongo que de l'UPG.

    ReplyDelete
  13. Brice,

    Attention a l'amalgame. A aucun moment a-t-il été dit dans nos colonnes que Pierre Mamboundou faisait parti du PDG. Non, ce que nous disons est que le discours conciliant de Pierre Mamboundou à l' endroit d'Ali Bongo et de son pouvoir laisse préfigurer un prochain ralliement qui selon nos sources ne serait qu'une question de temps. Voici ce que nous écrivons, persistons et signons. Vous aurez vous-même compris la nuance. En plus, pour se rallier á Ali Bongo, Mamboundou n'est pas obligé d'adhérer au PDG. Mba Abessole s'est bien rallié á Bongo père, puis récemment á Bongo fils, en conservant son parti.

    Merci

    Charlie

    ReplyDelete

Post a Comment

Popular posts from this blog

THE ASCENSION OF NOUREDDINE BONGO AT THE HEAD OF GABON. L’ASCENSION DE NOUREDDINE BONGO À LA TÊTE DU GABON

WHAT IS GOING ON IN GABON? (3) QUE SE PASSE-T-IL AU GABON ? (3)