L’ANNULATION DES NOMINATIONS POUR CAUSE DE «NON RESPECT DE PRODEDURE APPROPRIEE », UNE ILLUSION, RIEN QU’UN MENSONGE GROSSIER



Parmi toutes les formes de mépris, affichées ou dissimulées, des Bongo et affidés à l'égard des derniers lambeaux de la paysannerie gabonaise que nous sommes, est le principe qui veuille nous faire croire systématiquement que nos propres yeux, nos oreilles et notre flair, nous mentent et que seule la parole bongoïste montre le nord polaire. La raison qui a été assignée à l’annulation des dernières nominations issues du conseil des ministres du 14 Octobre 2010, par Ali Bongo, est tellement ridicule qu’elle prouve avec grand embarras que l’équipe d’Ali Bongo soit inapte à diriger quoi que ce soit.

1. La procédure des nominations du 14 Octobre 2010 a été exactement la même que celle de tous les conseils des ministres précédents d’Ali Bongo.
Ce jour, en bon curieux, kongosseurs et aigris que nous sommes, nous avons décidé de nous pencher sur les fameuses procédures dont Ali Bongo dit n’avoir pas été suivies. Pour ce nous avons approché 2 compatriotes dans des ministères dont les nominations ont été annulés. Nous leur avons demandé de nous expliquer le fameux vice de forme dont se plaint Ali Bongo. Chers lecteurs, la conversation fut très courte, car ces compatriotes qui sont dans des cabinets ministériels, nous ont dit que la procédure « habituelle » a été de mise, et que toutes les nominations, y compris celles des agents du trésor nommés lors du même conseil avaient été soumises par les mêmes canaux, que toutes les signatures, y compris celle d’Ali Bongo, avaient été obtenues ; que le procès verbal ait été rédigé comme d’habitude et que Moundounga soit allé lire le communique final à la RTG1 comme d’habitude. En un mot, il est évident qu’Ali Bongo affabule quand il prétend que « la procédure n’ait pas été suivie ». Les gens sont nommés de la même façon au Gabon depuis des années, y compris par Ali Bongo lui-même. Annuler les nominations revient à Ali Bongo d’être en opposition avec Ali Bongo. En un seul mot, nous dirons que l’émergence d’Ali Bongo est en « panne » et les raisons de cette annulation se trouvent ailleurs et non dans le ridicule énoncé qu’en a fait Ali Bongo. Nous avons toujours trouvé le système de nomination au Gabon absolument abracadabrant, avec des listes de nominations de plus 200-300 personnes d’un coup. Mais quelle est cette forme de gouvernance ? Néanmoins c’est ce système qu’utilise Ali Bongo. Alors pourquoi venir jouer les vierges effarouchées sous de faux prétextes, pour se donner des airs de reformeur?

2. Que veut dire la fameuse phrase : « enfin le conseil des ministres a entériné les mesures individuelles suivantes »
Cette phrase nous semble avoir un sens limpide. C'est-à-dire qu’elle indique que les nominations contenues dans le document lu à la télévision par Moundounga, aient été validées par le conseil des ministres. Il est donc particulièrement comique de constater qu’une semaine après, Ali Bongo dise « zut, je n’aurais jamais du signer le document ». Mais qui douterait encore de l’amateurisme de cette équipe ?
En effet, un conseil des ministres se borne à examiner, vérifier et entériner, c'est-à-dire certifier des décisions préparées par des cabinets ministériels. Donc, quand Ali Bongo revient sur sa décision, c’est qu’il se contredit et s’accuse lui-même d’avoir signé quelque chose sans en lire le contenu, ce qui est grave. Cet épisode illustre donc qu’Ali Bongo soit en discorde avec Ali Bongo. Il se désavoue et se contredit. Alors pour départager les deux Ali Bongo qui se contredisent, un troisième larron, du nom d’Ali Bongo vient en arbitre pour trancher. Surréaliste, chers lecteurs. Cette affaire prouve à suffisance qu’au Gabon des Bongo, même le véhicule des décisions du conseil des ministres n’est pas étanche aux imbroglios d’amateurismes de nos autoproclamés monarques.


On savait déjà l’équipe Ali Bongo embourbée dans des effets d’annonces qu’elle ne maitrisait plus. Voici qu’avec son propre désaveu de ses décisions, Ali Bongo est de plus en plus à l'étroit dans son costume de chef d’état. En plus, l’impression laissée par cet épisode est qu’Ali Bongo n’aurait pas lu le contenu de ce qu’il a signé. Un gouvernement qui n’est que porteur de slogans désincarnés opportunistes, et qui en plus a un leader qui ne lit même pas le contenu des dossiers qu’on lui soumet pour signature, ne peut que mener le pays vers la catastrophe. Un leader qui se respecte ne signe pas n’importe quoi n’importe comment. La vérité est que l’annulation de ses nominations répond à une logique autre que celle énoncée et que les pauvres ministres « prétextes » ne sont que des figurants dans le feuilleton de « l’émergence ». Ces pauvres ministres en tire le titre, le salaire, et tous les avantages liés. Mais tout est décidé par Ali Bongo et son cabinet de la présidence. La plupart des ministres ne sont là que parce qu’Ali Bongo en a besoin pour son habillage émergent, c'est tout. Mais ils ne sont pas à plaindre. La soupe est bonne, même en avalant quelques couleuvres.

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