LA COUPE EST PLEINE, ELLE DÉBORDE MÊME. LA FONDATION MO IBRAHIM REMET SA COPIE Á L’ÉMERGENCE





Apres juste un an, l’émergence sent le moisi. Il ne se passe pas un jour, une semaine ou un mois, sans qu’une honte internationale soit faite à notre pauvre Gabon. Après les camouflets en série infligés à Séraphin Moundounga par les enseignants nationaux et expatriés, depuis lundi, c’est au tour de la très sérieuse fondation Mo Ibrahim de mettre en évidence et à l’appréciation de tous, l’état de décrépitude avancée de notre malheureux Gabon. En effet, la publication par la fondation Mo Ibrahim de son indice de gouvernance, place le Gabon à la 28ième place sur les 53 pays Africains. C’est un recul de 6 places par rapport à l’année dernière. L’émergence avance à reculons.

1. Qu’est-ce que la fondation Mo Ibrahim et son indice ?



L’Indice Ibrahim est publié par la Fondation Mo Ibrahim, une organisation créée par l’homme d’affaires soudanais, Mo Ibrahim, qui avait revendu en 2005, Celtel pour plus d’un milliard de dollars, avant de créer une année plus tard sa fondation. L’Indice Ibrahim est un classement annuel de l’ensemble des pays africains sur la qualité de leur gouvernance. Ce classement évalue les biens et services publics délivrés aux citoyens par les pouvoirs publics. Plusieurs indicateurs sont utilisés, regroupés sous quatre catégories principales : a) la sécurité et la souveraineté, b) la participation et droits de l’homme, c) le développement économique durable, d) le développement humain. Cet indice veut être un instrument d’évaluation de la gouvernance en Afrique qui permettra aux africains, aux pouvoirs publics et aux différents partenaires du continent d’en évaluer les progrès.

2. Les résultats du Gabon « émergent »

a. Au classement général, le Gabon est à la 28ième place de la gouvernance sur 53 pays africains, avec une moyenne de 49,62 sur 100. Notablement, le Gabon est à la traine de pays comme le Botswana, la Namibie, le Ghana, le Benin, le Mali, le Burkina etc. (voir l’image ci-dessus pour le classement du premier au trentième pays).

b. Au classement de la sécurité et la souveraineté du droit, le Gabon se classe à la 24ième place sur 53, avec une note de 56,66/100. Voici la preuve que les émergents bafouillent les questions d'expression politique. Ils ne peuvent le nier car un organisme indépendant a donné son évaluation, et elle n’est pas glorieuse.

c. Au classement des droits de l’homme, le Gabon arrive à la 29ième place avec une note de 41,86/100. Ceux qui pensent que le Gabon soit un pays de libertés en auront pour leur frais.

d. Au classement du développement économique durable, le Gabon arrive à la 34ième place avec une note de 43,23/100. Voici une place qui n’étonnera les gabonais, vu l’état des lieux. Cette place est une honte, car le Gabon dans ce registre arrive loin derrière des pays comme le Rwanda ou le Burkina, des pays qui n’ont pas de pétrole, sont bien plus peuple que le Gabon, et qui s’en sortent largement mieux. Espérons que ceux qui pensent que le Gabon soit sur la voie de l’émergence comprendront le chemin à parcourir.

e. Au classement du développement humain, le Gabon arrive à la 16ième place avec une note de 56,73/100.

Si sur le plan de la gouvernance, plusieurs pays africains ont connu une amélioration, pour le Gabon on enregistre un net recul dans son ensemble. Quand on prend en compte les richesses minières du Gabon et sa faible démographie, le classement du Gabon comme 28ième africain est une véritable tragédie.

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