NOUS VIVONS PEUT ÊTRE LA SCISSION "TRANQUILLE" DU GABON




A notre humble avis, et compte tenu de ce qui se passe en ce moment au Gabon, ce blog se permet d'affirmer que notre pays court á une scission qui est déjà psychologique, et qui à terme, risquerait de devenir effective. Nous avons au Gabon aujourd'hui, 2 camps dont les visions du pays sont complètement opposées et irréconciliables. Il y a les Bongo qui estiment que le Gabon leur appartient et que le pouvoir leur échoit de manière naturelle et ce éternellement. Et il ya nous autres qui estimons que le Gabon doit progresser vers la plénitude d'une république, dont le pouvoir se transmettra de manière démocratique et sans les anachronismes que nous connaissons aujourd'hui. Si ces 2 visions du Gabon demeurent irréconciliables, le pays va vers la division, vers la scission.

1. Le Gabon d'aujourd'hui est comme un couple séparé qui vit sous le même toit
Comme un couple sachant que le mariage est complètement voué à l'échec, qui ne reste ensemble que pour "les enfants", et pour faire encore semblant pour la famille et les voisins, la société gabonaise traverse aujourd'hui une profonde crise directionnelle. Il y a d'un côté, le profond rejet d'Ali Bongo comme chef de l'état au Gabon; et de l'autre, l'acceptation d'Ali Bongo comme président en vertu de la nécessité qu'éprouvent les Gabonais de survivre et de nourrir leur famille. Les gabonais vivent une situation intenables, car dans les deux camps les positions se durcissent et psychologiquement, le peuple gabonais se retrouve dans ce qu'on pourrait appeler l’antichambre du divorce. Chers lecteurs, ce blog se permet de se prononcer sur ce qui lui apparait de plus en plus comme l'engagement au Gabon, depuis un certain temps, d'un processus de désintégration de la « nation » pluraliste, au profit d'un état personnalisé, bongoïsan et monarchique. Pour être tout á fait franc, nous devons reconnaitre que le ver était déjà dans le fruit depuis longtemps. Mais l'arrivée d'Ali Bongo est tellement inacceptable pour beaucoup de gabonais que nous entendons de plus en plus, et en haute et intelligible voix, des gens, des gabonais, proclamer qu'ils ne se reconnaissent plus dans ce pays. Comme un malade dont l'état de santé se détériore un peu plus chaque jour, le régime Ali Bongo est train de plonger le pays dans un coma politique progressif.

2. Partout où l'hérédité a été forcée sur la population, comme méthode de gouvernement, le pays se sépare et se divise
Comme tous les peuples du monde, les Gabonais restent attachés à leur liberté. Il est absolument définitif que la possibilité de devenir éternellement les sujets de la famille Bongo, n’enchante pas les gabonais. La prise du pouvoir par Ali Bongo a sonné la fin d'un esprit de collectivisme au Gabon. Comment peuvent-ils se sentir solidaires de l'action étatique, quand les choix économiques du régime, manquent de transparence et de cohérence. Au Gabon, nous avons désormais une superposition de la crise économique, et de la crise institutionnelle. En effet, beaucoup de gabonais nous disent á peu près ceci: "pendant que nous parlons, Ali Bongo et les siens nous pillent et s'enrichissent encore plus. Il n'y a pas de vie décente possible au Gabon, si vous n'êtes pas un laquais d'Ali Bongo et sa famille". De plus en plus de gabonais pensent qu'il n'y aurait ni paix, ni ordre, ni climat de sérénité véritable (et non forcé), tant que les Bongo seront á la tête du Gabon. De plus en plus de compatriotes pensent que le pays est désormais comme une maison qui s'écroule, qu'il faille s'en aller absolument.

L'histoire et un examen lucide du Gabon d'aujourd'hui nous dit que notre pays vacille en ce moment. Le prix à payer pour un maintient des Bongo au pouvoir pourrait être la désintégration du pays.

Comments

  1. Les dirigeants nés avant la honte s'obstinent souvent à conduire le peuple vers sur un chemin dangereux pour conserver un pouvoir illégitime. Après 43 ans de pouvoir improductif, le pouvoir d'Ali Bongo et du PDG paraitra toujours une injustice pour des nombreux gabonais. Le Gabon compte beaucoup de valeureuses personnes pour diriger ce pays. Son élection après un bilan du PDG et des Bongos plus que négatif étant le catalyseur des dérives tribales, il doit démissionner pour sauver le pays. Qu'il n'est pas peur de payer pour ses crimes, si il aime ce pays. Il peut pas sacrifier tout le peuple pour sa peau.

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  2. J'ai bien peur que le Bongoisme ne soit détruit qu'après la destruction même du pays. La paix et le semblant d'unité qui ont été bâties sur du sable mouvants à travers la corruption et l'achat des consciences, la géopolitique pour couvrir le népotisme sont entrain de s'écrouler comme un château de cartes. Les frustrations dues aux inégalités et aux injustices, longtemps refoulées, ne seront pas contenues pour toujours et risquent de faire du Gabon un champs de ruine si rien n'est fait au plus tôt. Le paradoxe est que dans de telles situation les maîtres d'œuvres vont se tirer sains et sauf et c'est toujours le peuple qui va payer ces crimes.

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  3. J'ai bien peur que le Bongoisme ne soit détruit qu'après la destruction même du pays. La paix et le semblant d'unité qui ont été bâties sur du sable mouvant à travers la corruption et l'achat des consciences et la géopolitique pour couvrir le népotisme, sont entrain de s'écrouler comme un château de cartes. Les frustrations, dues aux inégalités et aux injustices, longtemps refoulées, ne seront pas contenues pour toujours et risquent de faire du Gabon un champs de ruines si rien n'est fait au plus tôt. Le paradoxe est que dans de telles situations les maîtres d'œuvres vont se tirer sains et saufs et c'est toujours le bas peuple qui va payer.

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