IN MA’AMENI, THE POLULATION IS ASKING FOR TRUE DEMOCRACY, IT IS AHEAD OF MANY PEOPLE WHO ARE IN POLITICS. À MA’AMENI, LA POPULATION DEMANDE UNE DÉMOCRATIE RÉELLE, ELLE EST EN AVANCE SUR BEAUCOUP D’HOMMES (ET DE FEMMES) POLITIQUES !

Picture of a cooking pot in a Kitchen in Woleu-Ntem, symbolizing the boiling of Gabon
Photo d’une marmite sur le feu, prise dans une cuisine du Woleu-Ntem, symbole du bouillonnement du Gabon

(Photo : Ghostywingz)



English version

The summary of the meeting of Professor Joseph John-Nambo with the populations of Ma'ameni, in canton Ntem-1 of Woleu-Ntem, informed us of one thing: the commitment of these people to get rid of the "banana democracy" and rush resolutely in pursuit of the establishment of a truly free and democratic state in the most Republican sense. One of the participants in this meeting could not be clearer when he said: "If our leaders go forward, we will follow. If they stop, we will push them, if they resist, we will crush them! "The first step is to categorically say no to any voter turnout under the conditions of fuzziness purposefully maintained by the regime.

While calls are coming from some political corners asking the Gabonese people to register for a vote that is announced to be biometric without being able to demonstrate that fact; the resident of Ma'ameni are showing great lucidity. For them, without reforming the political organization, therefor the electoral apparatus of Gabon, any request for participation in electoral contests means an implicit approval of the country's current situation. Indeed, if consistency prevails, one is forced to admit that accepting to go to an election in which it is very well known that all the organizational, logistical, monitoring and verification and validation systems are within the hands of an opponent that has historically demonstrated its propensity to abuse them in order to stay in power forever; is to accept these practices by that opponent and serve as an alibi to them. This is the type of political game the populations of Ma'ameni no longer want.

First, let us recall that the provider chosen by the Gabonese Ministry of the Interior has not really demonstrated the reliability of its biometric identification process. Second, even in the presence of biometrics, the circumstances on the ground show that the conventional fraud that has become ubiquitous since 1990, such as the issuance of real-fake passports and civil status documents, the stuffing of pirate ballot boxes, the falsification of minutes; remains prolific and nothing new reassures observers about the neutralizing of these fraud methods used in the past. Judging by their reaction, the populations Ma'ameni know that no provision exists in Gabon to stop the fraud by irregular proclamation of the results as Mborantsuo has usually done with impunity since 1993. So, these people are entitled to ask what the motives of those who tell them to go to elections under such circumstances are? What do they seek to "validate"? Certainly the "arrangements between friends" that are commonplace in Gabonese politics, so the same click would share the duality power/opposition, keeping in mind that all must in the end, give allegiance to the Bongos. The populations of Ma'ameni are aware of the game being played and want part of it!

The Populations of Ma'ameni want to end the perpetual yapping of politicians devoid of any substance, promising a better future if and only if these people were mobilized in support of the established order, in support of the dictatorship that strangles them! It is good to know that these people are saying that they are ready, now, to crush this type of politicians. It is indeed refreshing to read that these people are proclaiming themselves to be determined to crush those politicians whose game is nothing but apologize for and justify all the mafia like corruption, the rigged elections, the stolen votes, the cheated voters, the diverting of housing and allowances allocations for the benefit of the well connected, widespread corruption at all levels of the state; merely because the Bongo throw them a few crumbs on the way. The Populations of Ma'ameni reject these past and present abuses, and they want to prevent them from being part of their future. These people are demonstrating to the country of Gabon that it is no longer a question of agreeing to participate in an electoral game totally in the hands of cheaters and liars! Yes, these people no longer want more of these pseudo elections tailor made to give the illusion that Gabon is a participatory republic, in which the people choose the Bongo repeatedly. It is therefore necessary to crush those who have achieved such a degree of cynicism just to get a cabinet appointment; they are not ready to see the disadvantages to the majority of the population, when it suits them. When the Gabonese people begin to hate this hypocrisy, it means that victory is possible.



Version Française

Le compte rendu de la rencontre du Professeur Joseph John-Nambo avec les populations de Ma’ameni, dans le canton Ntem-1 de la province du Woleu-Ntem, nous a informé d’une chose : de la ferme volonté de ces population à se départir de la « démocratie bananière » et s’élancer résolument à la poursuite de l’instauration d’un véritable Etat libre et démocratique au sens le plus républicain du terme. Un des participants à cette rencontre ne pouvait être plus clair quand il a déclaré : « Si nos responsables avancent, nous les suivrons. S'ils s'arrêtent, nous les pousserons, s'ils résistent, nous les écraserons !» La première étape est celle de dire catégoriquement non à toute participation électorale dans des conditions d’un flou savamment entretenu par le régime.

Alors que des appels fusent de certains milieux politiques demandant aux gabonais de s’inscrire sur les listes électorales qu’on annonce biométriques, sans pour autant pouvoir le démontrer, les habitant de Ma’ameni s’illustrent d’une grande lucidité. Pour elles, sans une remise en question de l’organisation politique, donc électorale, du Gabon, toute demande de participation à des joutes électorales revient à un implicite cautionnement de la situation actuelle du pays. En effet, si on reste logique avec soit même, on est forcé d’admettre qu’accepter d’aller à une élection dont on sait très bien que toutes les données organisationnelles, logistiques, de contrôle et de vérification et validation sont entre les crocs d’un adversaire qui a historiquement démontré sa propension à en abuser pour s’éterniser au pouvoir, c’est accepter ces pratiques de l’adversaire et lui servir de caution. Ce type de petit jeu politique, les populations de Ma’ameni n’en veulent plus.

Tout d'abord, rappelons que le prestataire retenu par le Ministère de l’Intérieur Gabonais n’a pas vraiment fait la preuve de la fiabilité de son processus d’identification biométrique. Ensuite, même en présence de cette biométrie, les circonstances du terrain prouvent que la fraude conventionnelle, devenue emblématique depuis 1990, avec par exemple la délivrance des vrais faux passeports et documents d’état civil ; le bourrage d’urnes pirates ; la falsification des procès-verbaux ; reste toujours prolifique et rien de nouveau ne rassure les observateurs sur la neutralisation des méthodes de fraude utilisées par le passé. A en juger par leur réaction, les populations de Ma’ameni savent qu’aucune disposition n’existe au Gabon pour enrailler la fraude par proclamation irrégulière des résultats comme Mborantsuo le fait usuellement depuis 1993 en toute impunité. Alors, ces populations sont en droit de se demander quelles sont les motivations de ceux qui leur disent d’aller aux élections dans de telles circonstances ; que cherchent-ils à « valider » ? Certainement les "petits arrangements entre amis" qui sont monnaie courante dans le milieu politique Gabonais, faisant qu’on se partage la dualité pouvoir/opposition en gardant à l’esprit que tous doivent au finish, faire allégeance aux Bongo. Les populations de Ma’ameni comprennent la supercherie et n’en veulent plus !

Les populations de Ma’ameni veulent en finir avec les glapissements perpétuels de politiciens dépourvus d’étoffe, promettant des lendemains meilleurs si et seulement si ces populations se mobilisaient en soutien à l’ordre établi, en support à la dictature qui les étreint ! Il est bon de savoir que ces populations se disent prêtes, désormais, à écraser ce type de politiciens. Il est en effet rafraichissant de lire que ces population se disent déterminées à écraser ces politiciens dont le jeu ne consiste à rien d’autre qu’à excuser et justifier toutes les corruptions mafieuses, les élections truquées, les votes falsifiés, les électeurs floués, les logements et allocations échangés aux profits des siens, la corruption généralisée à tous les niveaux de l’Etat, au simple prétexte que les Bongo leur jettent quelques miettes au passage. Les populations de Ma’ameni rejettent ces dérives passées et présentes ; et souhaitent qu’elles disparaissent de leur future. Ces populations font la démonstration au Gabon tout entier qu’il n’est plus question d’accepter de participer à un jeu électoral totalement entre les mains de tricheurs et menteurs! Oui, ces populations ne veulent plus de ces consultations faites pour donner l’illusion que le Gabon soit une république participative, au sein de laquelle le peuple ne choisit que les Bongo de manière répétitive. Il faut donc écraser ceux qui ont atteint un degré de cynisme tel que pour l’obtention de postes, ils sont prêt à ne pas voir les inconvénients à la majorité de la population, lorsque cela les arrange. Quand les Gabonais se mettent à détester l’hypocrisie, c’est que la victoire est possible.

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