THE IMPATIENCE OF FORWARD THINKING GABONESE CITIZENS IS PERCEPTIBLE IN THIS TEXT BY A READER. L’IMPATIENCE DES GABONAIS PENSANTS EST PERCEPTIBLE DANS CE TEXTE D’UN LECTEUR

Jules Aristide Bourdès-Ogouliguendé (photo J.P. Rougou)



English version


Biometric enrollment: between blackmail and disinformation


"All the same! All rotten! " It is violent, reductive and simplistic. Probably. But this invective balanced at will by the "good people" to politicians is often fueled by these politicians themselves. And it is not the last flip-flop by the Union of Forces for Alternance (UFA) which will improve the image of our hateful filth - sorry, political class! Indeed, on Wednesday, 21 Aug. 2013, the president of that conglomerate of former ayatollahs of bongoïsm made a curious statement, to say the least; in which he asked Gabonese citizens to go to "in every neighborhood, village and home to encourage each other for enrollment." This position is markedly different with that of the previous week when UFA called for the cessation of enrollment because they were " flawed and poorly organized. "

Better, after a tour in the provinces of the Estuaire, Haut-Ogooué, Moyen-Ogooué, Ngounié and Woleu-Ntem, Jules Aristide Bourdès-Ogouliguende, the president of the UFA did state: "It appears clearly in light of the reports, that the damning deficiencies in the enrollment transactions could undermine the loyalty and sincerity of the system." In support of this, Mr. Bourdès-Ogouliguende did, among others, denounced:

- Enrollment without legalized papers or proof of civil status;
- Transport of many citizens between Libreville and the country for an enrollment not complying with the provisions of Article 38 of the Electoral Code;
- Flaws in the system allowing multiple entries, therefore allowing the possibility of multiple voting.

In connection with all these shortcomings, it is logical that in its statement, the UFA noted that “old habits die hard and fraud more than a culture in the PDG party, has become an “institution“.”

Curiously, despite all these serious and legitimate complaints, UFA requests anyway that people go to enlist to participate in elections. Even more astonishing: in perfect communion with the regime, here are politicians who officially are fighting for alternation and change, find themselves voluntarily maintaining the confusion between the right to a civil status and enrollment for elections. And yet, any informed person knows that in is in the secret of the office of the Minister of the Interior that this blackmail that dares not speak its name, was cleverly concocted in order to sow confusion in the minds of citizens. What should therefore people think about the complicity of UFA leaders in this disastrous operation? They cannot say they that they do not know that the civil status (birth certificate, the auxiliary judgment and all that goes with it) is a right for citizens and an obligation of the government toward them.

If we stick to the perverse logic of Jean-François Ndongou and his "comrades" of the UFA, we can deduce that each Gabonese will now await to reach the majority, that is to say, the age of vote, to qualify for a civil status in good standing. Provided, of course, that he was actually enlisted. Does this mean that after the elections, those Gabonese citizens who would not have enrolled would lose the right to have identity papers? And could Mr. Ndongou explain to us how this document that should be located upstream of the enrollment process, finds itself now downstream of it? So there is blackmail, and a vile manipulation that political actors, lacking good arguments, have decided to apply on their compatriots.

But the Gabonese people are not fooled. Overwhelmingly, they know that to register to vote on a voter registration list is just a civic duty, and that this only makes sense in the context of a state that has a respect for republican values and principles.

No offense to those "responsible" people in the opposition who are doing the PDG bidding and whose latest output can be read as follows: "Here, three important pillars of the bridge of Kango are broken, there are great chances that it collapses if the circulation is maintained, but let us not wait for it to be fixed, come by the many to cross it despite the risk of falling into a river full of snakes and crocodiles." In other words, the leaders of the UFA are well aware that through the current electoral system, no democratic change is possible in Gabon, but this does not prevent them, in the least, to invite people to participate in this latest charade. In whose interest?




Version Française


Enrôlement biométrique : entre chantage et intox


« Tous les mêmes ! Tous pourris ! » Elle est violente, réductrice et simplificatrice. Sans doute. Mais cette invective balancée à l’envi par « le bon peuple » aux acteurs politiques est, bien souvent, alimentée par les intéressés eux-mêmes. Et ce n’est pas la dernière volte-face de l'Union des Forces pour l'Alternance (UFA) qui va améliorer l’image détestable de notre crasse – pardon, classe ! – politique. En effet, le mercredi 21 août 2013, le président de ce conglomérat d’anciens ayatollahs du bongoïsme a fait une déclaration pour le moins curieuse, et dans laquelle il demande aux Gabonais d’aller « dans chaque quartier, village et maison pour inciter les uns et les autres à l’enrôlement. » Cette prise de position tranche avec celle de la semaine précédente où l'UFA appelait à l'arrêt des inscriptions en cours, parce qu'« entachées d'irrégularités et très mal organisées ».

Mieux, au terme d'une tournée dans les provinces de l'Estuaire, du Haut-Ogooué, du Moyen-Ogooué, de la Ngounié et du Woleu-Ntem, Jules Aristide Bourdès-Ogouliguendé, le président en exercice de l'UFA avait notamment déclaré : « Il apparaît clairement à la lumière des rapports établis, le constat accablant de carences dans les opérations d'enrôlement susceptibles de remettre en cause la loyauté et la sincérité du système ». A l'appui de ce propos, M. Bourdès-Ogouliguendé a, entre autre, dénoncé :

- l'enrôlement sans pièce légalisée ou sans acte d'état-civil ;
- le transport de nombreux citoyens entre Libreville et l'intérieur du pays pour un enrôlement non conforme aux dispositions de l'article 38 du code électoral ;
- les failles du le système permettant des inscriptions multiples, donc la possibilité de votes multiples.

En rapport avec toutes ces carences, c'est en toute logique que dans son communiqué, l'UFA a relevé que « les vieilles habitudes ont la peau dure et la fraude plus qu'une culture au PDG est devenue une "Institution" ».

Curieusement, malgré toutes ces récriminations graves et légitimes, l'UFA demande quand-même aux populations de se faire enrôler pour participer aux élections. Bien plus sidérant : en parfaite communion avec le pouvoir, voilà des responsables politiques qui, officiellement, se battent pour l'alternance et le changement, se retrouvent à entretenir volontairement l'amalgame entre le droit à un état-civil et l'enrôlement pour les élections. Et pourtant, toute personne informée sait que c’est dans le secret du cabinet du ministre de l'Intérieur que ce chantage qui ne dit pas son nom a savamment été concocté dans le but de semer le trouble dans l’esprit des citoyens. Que faut-il alors penser de la complicité des leaders de l’UFA dans cette opération calamiteuse ? Ils ne peuvent pas dire qu’ils ne savent pas que l'état-civil (l’acte de naissance, le jugement supplétif et tout ce qui va avec) est un droit pour le citoyen et une obligation pour les pouvoirs publics envers ce dernier.

Si l’on s’en tient à la logique perverse de Jean-François Ndongou et ses « camarades » de l’UFA, on peut déduire que chaque Gabonais devra désormais attendre sa majorité, c’est-à- dire l'âge de voter, pour avoir droit à un état-civil en bonne et due forme. A condition, bien sûr, qu’il se soit fait enrôler. Est-ce à dire qu’après les élections, ceux des Gabonais qui ne se seraient pas enrôlés perdront le droit d'avoir une pièce d’identité ? Et M. Ndongou peut-il nous expliquer comment ce document qui doit se trouver en amont du processus d'enrôlement, se retrouve-t-il à la remorque de celui-ci ? Voilà donc un chantage et une manipulation ignobles que des acteurs politiques, en panne d’arguments, exercent sur leurs compatriotes.

Mais les Gabonais ne sont pas dupes. Dans leur immense majorité, ils savent que s'inscrire sur une liste électorale est simplement un devoir citoyen, et que celui-ci n’a de sens que dans le cadre d'un Etat respectueux de valeurs et principes républicains.
N’en déplaise à ces "responsables" de l’opposition qui font le jeu du PDG et dont la dernière sortie peut se lire ainsi : « Voilà, trois piliers importants du pont de Kango sont cassés, il y a de grandes chances qu'il s'écroule si la circulation est maintenue, mais n'attendons pas de le réparer, venez nombreux pour l'emprunter malgré les risques de tomber dans un fleuve plein de serpents et de crocodiles. » En d’autres termes, les dirigeants de l’UFA savent pertinemment que par le biais du système électoral actuel, aucune alternance démocratique n’est possible au Gabon, mais cela ne les empêche pas, pour autant, d’inviter les citoyens à participer à cette énième mascarade. Dans l’intérêt de qui ?

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