CAN WE RELY ON THE REGIME’S FIGURES REGARDING ECONOMIC GROWTH IN GABON? PEUT-ON SE FIER AUX CHIFFRES AVANCÉS PAR LE RÉGIME GABONAIS EN CE QUI CONCERNE LA CROISSANCE ÉCONOMIQUE?


Christophe Akagha-Mba (photo: gouvernement-Gabon)


English Version

The Ali Bongo regime seems preoccupied lately with the restoration as possible, of its financial repute. Most recently, the regime did a media blitz with an article entitled: "Gabon is cleaning up its public finances." This article which appeared simultaneously everywhere, suggested that the Gabonese government launched, last January, a comprehensive audit of public finances in order to eliminate ghost companies, shoddy procurement processes, misappropriation of investment budgets etc. The problem with this umpteenth announcement effect is that these promises had already been made in 2009. We are witnessing here a recycling of rotten recipes, which the regime wants the Gabonese people to reused as new. No, that will not convince anyone. This famous audit will have no more impact than the previous ones, the results of which were never published.

A new gesticulation of the regime has been, when all indicators show that the coffers are empty, the announcement of an economic growth of about 5% for the year 2014. The regime subliminally is trying to tell the Gabonese people that their eyes, their mouths, their bellies and their refrigerators, are lying to them; and that the country has a resplendent economic health. It is the National Monetary and Financial Committee, chaired by Christophe Akagha-Mba, the Minister of Economy and Planning, that had the task to announce the good news to the pious believers in “emergence” that the Gabonese people are; the Gross Domestic Product (GDP) of Gabon will growth by 5.1% for the year 2014. Congratulations, the “emergent” regime is doing miracles.

But in a country where mediocrity and falsehood are promoted, and where they can happily stab in daylight without worrying about being arrested by the authorities, the most famous Economics professor, can we really trust the theatrics of those in power who say loudly that the economy is doing well? But this blog is here to argue against this regime that if your economy is doing so well, then tell us where the money goes? A growing economy of 5.1% places Gabon at the forefront, not only in Africa but also in the world. What good news for the Gabonese people to learn that they live in a country generating more wealth than ever! The trouble is, at the same time, the dazed Gabonese would certainly ask, “if they tell me that I am rich, that my country is richer today than it was yesterday, why am I so poor? It would have been good for Mr. Christophe Akagha-Mba to focus on this question, as uttering growth figures is one thing, but we explaining why these figures do not materialize on the ground is another altogether.

For the “emergent” to continue to sell their illusions to the Gabonese people, they must have an uninformed population, a population negligent of its education and of its own history and traditions. A population rooted in a society weakened by the rot of corruption. A population that thinks that the best is only found in foreigners and that nationals are zeros. When a Gabonese goes against that trend, they should be stabbed to make a deterrent example. If the Minister Christophe Akagha-Mba wants to impress us with his growth rate, therefore he must tell us how this growth rate of 5% leads to an increase in the amount allocated to education, health, vocational training and culture. This are the fields on which other countries expand when they have strong economic growth. We have all witnessed the rapid development of China with its fast economic growth. Is it the case in Gabon, Mr. Christophe Akagha-Mba? It is not enough to throw numbers in liberating ritual; it also requires that these numbers have meaning and impact in the lives of the Gabonese people.

Mr. Christophe Akagha-Mba, we will not teach you anything new by reminding you that economists say that in a country healthy economically, we should find a economic, social, human and environmental balance, which is conducive to the financial, social, mental and physical well-being of the people who live and work there. Thanks to a solid economic base, people can earn a decent living; it is a healthy social base that should provide the services needed for the development of the population. Health and education are necessary corollaries to a good economy. Mr. Christophe Akagha-Mba, according to you, how does the economic health of Gabon manifests itself on the ground, in society?



Version française

Le régime Ali Bongo semble préoccupé ces derniers temps à redorer autant que faire se peut, son blason financier. Tout dernièrement, le régime a fait un blitz médiatique du titre: « Le Gabon fait le ménage dans ses finances publiques ». Ce papier qui est apparu simultanément un peu partout, laissait entendre que le gouvernement gabonais avait lancé depuis janvier dernier un audit approfondi des finances publiques visant à éliminer les entreprises fantômes, le passage de marchés publics de gré à gré, les détournements de budgets d’investissement etc. Le problème avec ce énième effet d’annonce est que ces promesses avaient déjà été faites en 2009. Nous assistons donc ici a du recyclage de recettes avariées, qu’on veut resservir aux Gabonais comme étant du neuf. Non, cela ne convaincra personne. Ce fameux audit n’aura pas plus d’impact que les audits précédents, dont les résultats n’ont jamais été publiés.

Une nouvelle gesticulation du régime a consisté, au moment où tous les indicateurs démontrent que les caisses soient vides, à l’annonce d’une croissance économique d’environ 5% pour l’année 2014. Le régime de manière subliminale, essai de dire aux Gabonais que leurs yeux, leur bouche, leur ventre et leurs réfrigérateurs, leur mentent; et que le pays a une santé économique resplendissante. C’est au Comité Monétaire et Financier National, présidé par Christophe Akagha-Mba, le Ministre de l’Economie et de la Prospective, que la tâche est revenue d’annoncer la bonne nouvelle aux pieux croyants en l’émergence que sont les Gabonais ; le produit intérieur brut (PIB) du Gabon aura une croissance de 5,1% pour l’année 2014. Félicitations, le régime émergent fait des miracles.

Mais dans un pays où on fait la promotion de la médiocrité et du mensonge, et où on éventre allègrement en plein jour sans se soucier d’être arrêté par les autorités, le plus connu des professeurs agrégés d’Economie, peut-on vraiment faire confiance aux envolées lyriques des tenants du pouvoir qui nous disent à tue-tête que l’économie va bien? Mais ce blog vient ici rétorquer à ce régime que si votre économie se porte si bien, alors dites-nous où va l’argent? Une économie en croissance de 5,1 % place le Gabon dans le peloton de tête, non seulement en Afrique, mais aussi dans le monde. Quelle bonne nouvelle pour les Gabonais d’apprendre qu’ils vivent dans un pays générateur d’encore plus de richesses ! L’ennui, c’est qu’au même moment, ces Gabonais hébétés se demanderont certainement : « si on me dit que je suis riche, que mon pays est encore plus riche aujourd’hui qu’il ne l’était hier, alors pourquoi suis-je si pauvre ? Il aurait été bon que Monsieur Christophe Akagha-Mba s’attarde sur cette interrogation, car prononcer des chiffres sur la croissance est une chose, mais nous expliquer pourquoi ces chiffres ne se matérialisent pas sur le terrain en est une autre.

Pour que les émergents continuent à vouloir vendre aux Gabonais leurs mirages, il leur faut une population sous informée, une population négligente de son éducation et de sa propre histoire et de ses traditions. Une population ancrée dans une société fragilisée par la gangrène de la corruption. Une population qui pense que le meilleur c'est chez les autres et que les nationaux sont nuls. Quand un Gabonais irait à contre-courant de cette tendance, il faudrait l’éventrer pour en faire un exemple dissuasif. Si le Ministre Christophe Akagha-Mba veut nous impressionner avec son taux de croissance, qu’il nous disent donc comment ce taux de croissance de 5% conduit à une augmentation des sommes allouées à l’éducation, à la santé, à la formation professionnelle, à la culture. Voilà les terrains sur lesquels les autres pays s’épanchent quand ils ont de fortes croissances économiques. Nous avons tous été témoins du développement vertigineux de la Chine grâce à sa croissance économique rapide. Quand est-il du Gabon, Monsieur Christophe Akagha-Mba? Il ne suffit pas de venir vomir des chiffres dans un rituel libératoire ; il faut aussi que ces chiffres aient une signification et un impact dans la vie des Gabonais.

Monsieur Christophe Akagha-Mba, nous ne vous apprendrons rien en vous rappelant que les économistes disent que dans un pays en bonne santé économique, on devrait trouver un équilibre entre les facteurs économiques, sociaux, humains et environnementaux, qui soit propice au bien-être financier, social, mental et physique, des gens qui y vivent et y travaillent. C’est grâce à une base économique solide que les populations pourront gagner convenablement leur vie ; c’est une base sociale saine qui devrait procurer les services indispensables à l'épanouissement de la population. La santé et l’éducation sont forcément des corolaires à une bonne économie. Monsieur Christophe Akagha-Mba, d’après vous, la bonne santé économique du Gabon se manifeste comment sur le terrain, dans la société ?

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