WHAT ARE STUDENTS DOING IN JAIL IN GABON? QUE FONT LES ETUDIANTS EN PRISON AU GABON?


Photo: Gabonreview



English Version

Firmin Ollo Obiang and Célestin Mitong are two young Gabonese students. Up to this point nothing remarkable about them. However, whereas in most normal countries, students are currently either on vacation or in training, or taking additional courses in so-called summer session (in the West), both students of the University of Libreville are locked incommunicado in the jails of the Gabonese regime. What have they done to deserve this treatment? They are allegedly considered by the regime as being the two leaders of the student protest on the Libreville campus! Is this offense grave enough to be punishable by detention and extra judicial imprisonment in Gabon? Clearly, the regime thinks so, given the reality of the incarceration of these young men!

As we have always said and as we reminded you again at the announcement of the assassination attempt on the person of Professor Albert Ondo Ossa, the Bongo dictatorship is proudly brutal; not hesitating to kill, make disappear, torture, poison, imprison and to dismiss any Gabonese, worker, teacher, member of the free civil society, or student, with a free conscience; because this kind of Gabon is seen by the regime as being "subversive" and therefore dangerous for the sustainability of the current system that does not even consider leaving power someday.

Can we ask the people who support Ali Bongo, or that claim to do so because they also live in fear of losing their jobs or worse, their lives, tell us if they also support the incarceration of these young students as a method of retaliation to their student demands? How can they support Ali Bongo and reject the monstrous methods by which he thinks to be able to remain in power and subdue the Gabonese people? Newspapers that are the regime’s echo chamber; can they explain under what counts and under what violation of the Gabonese Penal Code, these students now find themselves incarcerated? Since these same newspapers keep telling us that Gabon abides by the rule of law and that force must be to the law.

May the regime’s communication consultants, paid the price of gold, such as the French Thierry Saussez, give us their opinion on these incarcerations akin to governance practices worthy of state terrorism? We do not want Mr. Thierry Saussez coming to us to give yet another presentation on communication abstractions; but to tell us if he considers that the one who pays him, Ali Bongo, has valid justification when he locks up extra-constitutionally, two students whose only crime is to require that the Gabonese government provide them with appropriate learning tools. It would be good to have the opinion of Mr. Thierry Saussez on this question!

We already know that tomorrow, when Ali Bongo will fall, there will be many who support him today, who will then qualify him as a dictator and practitioner of totalitarianism. But unfortunately, it is today that we want to hear them, not tomorrow! And yet one cannot help suspecting that within the diplomatic and intelligence apparatus of the major Western embassies in Libreville, the main ones being those of USA and France, not to mention the mainly French financial circles whose interests he serves, Ali Bongo methods are well known. Can we ask these embassies to give us the official position of their countries regarding extrajudicial detentions? Is it not a gross violation of human rights?

The United Front of Opposition, newly formed, is making promises going in the right direction and that is fine. But there are emergencies that require immediate action that this front can grasp; as is the case of the incarceration of these young compatriots. The United Front of Opposition as in this case, an opportunity to prove to be a real force for change; to take the lead in fighting for the release of these students!

Finally, to all our readers who know very well that with Ali Bongo, we should expect to have a lot of repression and probably a lot of blood, in Gabon; what can we do each of us at their level to put pressure on the regime and demand the release of those students who are eager to educate themselves normally to be able to support their families in the future? It is now that we must all take responsibility and participate in the liberation of Gabon, not in the abstract but directly by helping these imprisoned compatriots.

Ali Bongo’s regime has assumed the right to submit Gabonese citizens such as Firmin Ollo Obiang and Célestin Mitong, to indefinite military detention without charge or trial. It is more nor less State "terrorism" state and we cannot accept that.


Version française

Firmin Ollo Obiang et Célestin Mitong sont deux jeunes étudiants gabonais. Jusque-là, rien de bien particulier. Mais seulement, alors que dans la plupart des pays normaux, les étudiants sont soit en vacances, soit en stages, soit en cours supplémentaires dits de session d’été (en occident), ces deux étudiants de l’Université de Libreville sont eux enfermés incommunicado dans les geôles du régime gabonais. Qu’ont-ils fait pour mériter ce traitement ? Ils seraient considérés par le pouvoir comme les deux leaders de la contestation étudiante sur le campus de Libreville ! Est-ce un délit suffisant, passible de détention et d’emprisonnement extra judiciaire au Gabon ? Manifestement, le régime pense que oui, vu la réalité de l’incarcération de ces garçons !

Comme nous l’avons toujours souligné et ainsi que nous vous le rappelions encore lors de l’annonce de la tentative d’assassinat sur la personne du professeur Albert Ondo Ossa, la dictature Bongo est orgueilleusement brutale; n’hésitant pas à tuer, à faire disparaître, à torturer, à empoisonner, à licencier et emprisonner tout Gabonais, travailleur, enseignant, membre de la société civile libre, ou étudiant, ayant une conscience libre; car ce genre de Gabonais est perçu par le pouvoir comme étant «subversif», donc dangereux pour la pérennisation en cours du régime qui n’envisage même pas partir un jour du pouvoir.

Peut-on demander aux gens qui soutiennent Ali Bongo, ou qui prétendent le faire car eux aussi vivent dans la peur de perdre leur emploi ou pire, leur vie, de nous dire s’ils soutiennent aussi l’incarcération de ces jeunes étudiants comme méthode de représailles aux revendications étudiantes? Comment peuvent-ils soutenir Ali Bongo et rejeter les monstrueuses méthodes grâce auxquelles il pense se maintenir au pouvoir et mater les Gabonais? Les journaux qui sont la caisse de résonnance du régime, peuvent-ils nous expliquer sous quels chefs d’accusation et en vertu de quelle violation du code pénal gabonais, ces étudiants se retrouvent aujourd’hui incarcérés? Puisque ces mêmes journaux nous répètent sans cesse que le Gabon est un Etat de droit et que force doit être à la loi.

Les consultants en communication du régime, payés à prix d’or, comme le Français Thierry Saussez, peuvent-ils nous donner leur opinion sur ces incarcérations relevant de méthodes de gouvernance dignes du terrorisme d'État? Nous ne voulons pas que monsieur Thierry Saussez vienne nous faire un énième exposé sur les abstractions de la communication, mais qu’il nous dise s’il considère que celui qui le paie, Ali Bongo, ait des justifications valables quand il fait enfermer de manière extraconstitutionnelle deux étudiants dont le seul délit est d’exiger que l’Etat gabonais leur fournisse des méthodes d’apprentissage adéquates. Il serait bon d’avoir l’opinion de monsieur Thierry Saussez sur cette question !

Nous savons déjà que demain, quand Ali Bongo tombera, ils seront nombreux, ceux qui le soutiennent aujourd’hui, à le qualifier de dictateur et de praticien du totalitarisme. Mais malheureusement, c’est aujourd’hui que nous voulons les entendre, pas demain! Et pourtant on ne peut s'empêcher de soupçonner qu'au sein de l'appareil diplomatique et du renseignement des grandes chancelleries occidentales à Libreville, dont les principales sont celles des USA et de la France, sans parler des cercles financiers principalement français dont il sert les intérêts, les méthodes Ali Bongo sont connues. Peut-on demander à ces chancelleries de nous donner officiellement la position de leurs Etats à propos des incarcérations extra judiciaires? N’est-ce pas là une flagrante violation des droits de l’homme?

Le Front Uni de l’Opposition, nouvellement constitué, fait des promesses allant dans le bon sens et c’est très bien. Mais il y a des situations d’urgence qui nécessitent immédiatement que ce front s’en saisisse ; c’est le cas de l’incarcération de ces jeunes compatriotes. Le Front Uni de l’Opposition a là l’occasion de se révéler être une véritable force de changement; qu’il prenne les devants et se batte pour obtenir la libération de ces étudiants !

Finalement, à tous nos lecteurs qui savent très bien qu’avec Ali Bongo, on doit s'attendre à encore pas mal de répression et probablement pas mal de sang, au Gabon ; que pouvons-nous faire, chacun à son niveau pour mettre la pression sur ce régime et demander la libération de ces étudiants qui ne demandent qu’à s’éduquer normalement pour subvenir aux besoins de leur familles? C’est maintenant que nous devons tous prendre nos responsabilités et participer à la libération du Gabon, non pas de manière abstraite, mais de manière direct en venant en aide à ces compatriotes incarcérés.

Le régime Ali Bongo s'est arrogé le droit de soumettre des citoyens Gabonais comme Firmin Ollo Obiang et Célestin Mitong, à la détention militaire indéfinie sans chef d'accusation ni procès. Il s'agit ni plus, ni moins, que de «terrorisme» d’État et nous ne pouvons l’accepter.

Comments

  1. Tant que nous continuerons à tourner autour du vrai problème.Tant que nous ne dirons pas clairement la vérité au peuple Gabonais.Tant que nous ne lui présenterons pas la voie du courage, (même si elle est difficile) .Tant que nous ne lui aurons pas fait comprendre que la Liberté ne se donne pas mais se prend...RIEN NE CHANGERA.Les étudiants continueront d'aller en prison chaque fois qu'ils revendiqueront.Les crimes rituels empireront.Puis un jour, nous réaliserons, mais trop tard,que nous sommes devenus locataires de notre propre pays.

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  2. Merci cher Jules-Florent,

    Raison pour laquelle nous avons inclus dans notre texte la nécessité de s’impliquer, chacun à notre niveau, pour que les choses changent. Nous sommes tous au bout du rouleau !

    Merci

    Charlie

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