SOCIAL NETWORKS ARE CONCERNING THE ALI BONGO REGIME. LES RÉSEAUX SOCIAUX INQUIÈTENT LE POUVOIR ALI BONGO





English version

During his last press conference, the Presidency Spokesperson, Alain Claude Bilié bi Nzé referred more than once to social networks; retorting the following to a reporter: "If you do Infos Kinguélé, that's not necessary."

A few days earlier, in the columns of the government daily L’Union, the Deputy General Director for Radio at Gabon Television, the Public Service Channel, Mr Hasse Nziengui, wrote an indictment against the dangers posed to social and political peace, by social networks; pushing the comedy to blame these networks lack a certain "journalistic ethic". Coming from a Director of Gabon Television who is an active member of the PDG, one is tempted to think that he was saying this in jest!

A few weeks ago, it was the National Delegate of the Union of Youth of the PDG, who was whining about the danger posed to his beautiful kingdom, Gabon; by the energy and robustness coming from social networks.

Dear readers, suddenly, the regime realizes that it no longer controls the information; thus it panics! Thanks to the ubiquity of social networks and their instant ability to distill information in the four corners of the planet, it is no longer possible to imposters and dictators, otherwise to imposto-dictators, to tell people: "Shut your mouths! Accept my version of the truth, and if you refuse, it is the whip". Thanks to the proliferation of social networks, the Gabonese people can exchange freely their rich experiences and analyzes of their country and through cross-checking of information, a consensus of what is right always manages to surface. Through social networks, blogs and the local free press, the Gabonese people are no longer abandoned and condemned to reading L’Union and swallowing programs of public television touting the Bongo dictatorship.

Thanks to blogs, social networks and the free press, it has become impossible for Ali Bongo to undertake a regular jamming of the lucidity of the Gabonese people. The irony is that information distilled on blogs, social networks and in the Gabonese free press is often more legitimate because it is closer to the truth than the fantasies offered by the regime’s media. Gabonese citizens therefore gravitate to these blogs, social networks and free press that give them information of high immediacy and relevance, in real time and without mincing words.

The Ali Bongo regime is concerned that instead of hiding and be harpooned by fear or indifference, many Gabonese see in social networks, an independent medium enabling them to build a political and social positioning that is broad and multipolar, which moves away from the shackles of this regime. When they have for 47 years cultivated in the Gabonese population, reserve, a flunkey attitude, and the art of defeatism; the regime is surprised to see appear Gabonese citizens who are not afraid to expose themselves and make their voices heard, strengthening among themselves, solidarity and alliance of opposition forces.

The Gabonese citizens have often lived and acted separately, each in their corner, often closed on themselves and confined to their internal needs. The Gabonese citizens have not often been able to build coalitions between their separate fields of resistance. The current situation demands of us that we manage to cultivate our differences while building a real oppositional public space. Social networks, blogs and the free press are that cocktail of exchange that is a precursor to coalition building and that is what scares the dictatorship.

When Alain Claude Bilié bi Nzé cites the discussion space "Infos Kinguélé" on Facebook, he cites in effect the largest space of free discussion between Gabonese people about Gabon. It is a space that dominates that competition that similar spaces created by the regime have wanted to have. But why has "Infos Kinguélé" succeeded where spaces dedicated to the glorification of the regime have failed? Because supporting the dictatorship does not require a serious reflection on power dynamics; when one is a bootlicker, they are left to build on the same anachronisms, while their incongruity should be obvious. It gives rise to pale and tepid spaces. Long live the prince, he is the best, the greatest, he was born of a sterile mother, in a city where he is known completely as an alien; he lived in Libreville as a child even if no one saw him there etc... This is distressing.

The strength of Infos Kinguélé is the rapid dissemination and flow of information, and especially the inability to control it. This heady mixture of opinions and free ideas is obviously not to the liking of the regime because it sees the seeds of its end; and it is right.



Version française

Au cours de sa dernière conférence de presse, le Porte-Parole de la Présidence de la République, Alain Claude Bilié bi Nzé a fait référence plus d’une fois aux réseaux sociaux ; allant jusqu'à répliquer ce qui suit à un journaliste: «Si vous faites Infos Kinguélé, ça c’est pas utile».

Quelques jours plus tôt, dans les colonnes du quotidien gouvernemental l’Union, le Directeur Général Adjoint chargé de la Radio de Gabon Télévision, la Chaine de service public, Monsieur Hasse Nziengui, se fendait d’un réquisitoire contre les dangers que représentaient pour la paix sociale et politique, les réseaux sociaux; poussant la comédie jusqu'à reprocher à ces réseaux leur manque d’une certaine déontologie «journalistique». Venant d’un directeur de Gabon Télévision qui est membre actif du PDG, on est tenté de penser qu’il ironisait!

Il y a quelques semaines, c’était le Délégué National de l’Union des Jeunes du PDG, qui pleurnichait à propos du péril que représentaient pour son beau petit royaume, le Gabon; l’énergie et la robustesse qui se dégagent des réseaux sociaux.

Chers lecteurs, subitement, le régime se rend compte qu’il ne contrôle plus l’information ; alors il panique ! Grace à l’ubiquité des réseaux sociaux et à leur capacité instantanée à distiller l’information aux quatre coins de la planète, il n’est plus possible aux imposteurs et aux dictateurs, sinon aux imposto-dictateurs, de dire aux peuple : «vos gueules ! Acceptez ma version de la vérité et si vous refusez, c’est la chicotte». Grace à la prolifération des réseaux sociaux, les Gabonais peuvent échanger en toute liberté, leurs riches expériences et analyses de leur pays et par le recoupement de l’information, un consensus de ce qui est juste arrive toujours à se dégager. Grâce aux réseaux sociaux, aux blogs et à la presse libre locale, les Gabonais ne sont plus abandonnés et condamnés à la lecture de l’Union et à avaler les émissions de la télévision publique leur vantant les mérites de la dictature Bongo.

Grace aux blogs, aux réseaux sociaux et à la presse libre, il est devenu impossible à Ali Bongo de procéder au brouillage régulier de la lucidité des Gabonais. L’ironie est que l’information distillée sur les blogs, les réseaux sociaux et dans la presse libre gabonaise, se révèle souvent plus légitime car plus proche de la vérité que les fantaisies offertes par les medias du régime. Les citoyens Gabonais par conséquent, gravitent donc vers ces blogs, réseaux sociaux et cette presse libre qui leur donnent une information de haute immédiateté et pertinence, en temps réel, et sans langue de bois.

Le régime Ali Bongo est donc inquiet de constater que plutôt de se cacher et rester harponné par la peur ou par l'indifférence, de nombreux Gabonais voient dans les réseaux sociaux, un medium indépendant leur permettant de construire un positionnement politique et social large et multipolaire, qui s’éloigne du carcan de ce régime. Quand on a cultivé pendant 47 ans au sein de la population Gabonaise, la réserve, le larbinisme, et l'art de la déculottée; le régime est surpris de voir apparaître des Gabonais qui n’ont plus peur de s’exposer et de faire entendre leur voix, en renforçant entre-eux, la solidarité et l'alliance des forces d'opposition.

Les Gabonais ont souvent vécus et agis séparément, chacun dans son coin, souvent fermés sur soi-même et confiné à ses nécessités internes. Les Gabonais n’ont pas souvent su construire les coalitions entre leurs champs de résistance séparés. La situation actuelle exige de nous que nous parvenions à cultiver nos désaccords tout en construisant un véritable espace public oppositionnel. Les réseaux sociaux, les blogs et la presse libre sont ce cocktail d’échange qui est précurseur de coalition et c’est cela qui fait peur à la dictature.

Quand Alain Claude Bilié bi Nzé cite l’espace de discussion «Infos Kinguélé» sur Facebook, il cite en effet le plus grand espace de discussion libre entre Gabonais au sujet du Gabon. C’est un espace qui domine toute concurrence qu’ont voulu lui faire les espaces similaires mis sur pied par le régime. Mais pourquoi «Infos Kinguélé» réussi là où les espaces dédiés à l’apologie du régime échouent ? Parce ce que soutenir la dictature ne demande pas une réflexion poussée sur les dynamiques de pouvoir; quand on est dans le larbinisme, on se retrouve à renforcer les mêmes anachronismes, alors que leur incongruité devrait sauter aux yeux. Ça donne des espaces tièdes et terre à terre. Vive le prince, il est le plus beau, le plus grand, il est né d’une mère stérile, dans une ville dont on le sait totalement étranger; il a vécu enfant à Libreville même si personne ne l’y a vu etc… C’est affligeant.

La force d’Infos Kinguélé est la rapidité de la diffusion et de la circulation de l’information, et surtout l’incapacité de la contrôler. Cet impétueux mélange d’opinions et d’idées libres, n’est évidemment pas du goût du régime, car il y voit les germes de sa fin; et il a raison.

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