THE MEETING OF THE FRONT IN PORT-GENTIL: A REPUBLICAN AND NON VIOLENT DEMONSTRATION. LE MEETING DU FRONT Á PORT-GENTIL: UNE DÉMONSTRATION RÉPUBLICAINE ET NON VIOLENTE

The Front's leaders/les leaders du Front (photo: CLG)




English Version

The meeting at which the United Front of the Opposition forces invited the population in the city of Port-Gentil this past Saturday, 22 November 2014, was in many respects a resounding success. First, it was a Republican success in the most classic sense. In fact dear readers, this meeting took place in a simple and sober place where all Gabonese, irrespective of ethnicity or even political affiliation, were invited. This meeting also had the distinction of having as the central theme "Gabon", "The Nation", not an individual as it is accustomed with Ali Bongo’s event. Finally, this meeting was marked by non-violence and impeccable exemplary civic behavior from everyone, even when night fell and they had to continue in the dark. In a Gabonese context, where the regime still in its state media, presents the opposition as the pot of all forms of extremism, this meeting has been the majestic demonstration that the violence that may occur during the opposition rallies are often fomented by the regime’s militias that charge the opposition activists with tear gas or by regime’s infiltrators coming to cause trouble. This Saturday in Port-Gentil, the population was able to attend peacefully a political rally in the way it should be done; and this deserves a big applause in a country where the regime continues to put obstacles in the way of opposition.

Being Republican is first to be reassuring, calming and unifying; qualities that are sorely lacking by Ali Bongo. During this meeting, the Gabonese people have seen one after the other at the microphone, compatriots of all ages, all ethnicities, who said unanimously that it was time to say collectively "enough" to all those who from the height of their imposture continue arrogantly to think that Gabon is their thing, their toy. This meeting brought together on the podium and in the stands, the uninhibited Gabonese, who without hyperbole, asked the Gabonese population to prepare for a "republican" awakening to regain the country. This image and this language are contrasted by the regime which uses foul formulas to respond the legitimate demands of the Gabonese people. This regime which feeds a climate of intolerance of opinions contrary to its own, finds itself completely disarmed before the republicanism of the opposition. The regime reduces every day a little more, its room for maneuver. When the members of the Front of the opposition appear in the eyes of the Gabonese people as responsible adults, Ali Bongo and his cronies seem to be old adolescents with their hands on a precious toy, Gabon; which they do not know how to handle.

Another highlight of this meeting, the absence of armed elements and violence. Dear readers, we all know that on the eve of opposition rallies in Gabon, the regime recalls hooligans recruited in the neighborhoods and paid a few bank notes and alcoholic drinks, and gives them the mission to disrupt these meetings by going in there to cause problems that might result in violence. This is on the one hand; at the same time, on the other, the regime asks its security forces to besiege these meetings, creating an explosive atmosphere which the regime then uses as an argument intended to paint the opposition and its supporters as being irresponsible people ready to put the country upside down. This has resulted naturally into preventing the opposition from communing and communicating with its members.

Dear readers, the rally last Saturday came to prove that there is public disorder in the opposition rallies, when the regime sends its army, its militias and thugs to cause these disorders. Those who claim that letting the opposition express itself would lead to a bloodbath, just had proof of the contrary. We dare to think that the Gabonese people will use the example of Republican rally in Port-Gentil to join the movement of liberation of Gabon. The rally of the FRONT in Port Gentil is the demonstration that the opposition is non-violent, and that if there is violence or brutality, it is because the regime sends elements to create this mess.



Version Française

Le meeting auquel le Front Uni des forces de l’opposition a convié la population dans la ville de Port-Gentil ce Samedi 22 Novembre 2014, a été à plus d’un titre un retentissant succès. D’abord, ça été un succès républicain au sens le plus classique du terme. En effet chers lecteurs, ce meeting s’est déroulé dans un endroit simple et sobre, où tous les gabonais sans distinction d’ethnie, ni même d’appartenance politique étaient conviés. Ce meeting avait aussi la particularité d’avoir pour thème central « Le Gabon », « La Nation », et non un individu comme on en a l’habitude avec les histoires d’Ali Bongo. Pour finir, ce meeting a été marqué par une non-violence exemplaire et le comportement civique impeccable de tout le monde, même quand la nuit est tombée et qu’il a fallu poursuivre dans la pénombre. Dans un contexte où au Gabon, le régime a toujours dans ses medias d’Etat, présenté l’opposition comme le creuset de tous les extrémismes, ce meeting a été la majestueuse démonstration du fait que les violences qui peuvent survenir au cours des meetings de l’opposition, soient souvent fomentées par les milices du pouvoirs qui chargent les militants de l’opposition à coup de gaz lacrymogènes, ou d’éléments infiltrés du régime qui viennent semer le trouble. Ce samedi à Port-Gentil, la population a pu assister en toute quiétude à un meeting politique dans les règles de l’art; et cela mérite un grand bravo dans un pays où le régime continue de mettre les bâtons dans les roues de l’opposition.

Etre républicain c’est d’abord être rassurant, apaisant et rassembleur; des qualités qui font cruellement défaut à Ali Bongo. Lors de ce meeting, les Gabonais ont vu se succéder au microphone, des compatriotes de tout âge, de toutes ethnies, qui leur disaient en cœur qu’il était temps de dire collectivement « assez » à tous ceux qui du haut de leur imposture, continuent avec arrogance de penser que le Gabon soit leur chose, leur machin. Ce meeting a regroupé sur le podium et dans les tribunes, des Gabonais décomplexés, qui sans verser dans le dérapage verbal, ont demandé à la population Gabonaise de se préparer à un sursaut « républicain » pour reconquérir le pays. Cette image et ce langage sont en contraste du régime qui lui use de formules nauséabondes, pour répondre aux demandes légitimes des Gabonais. Ce régime qui alimente un climat d’intolérance des opinions contraires aux siennes, se retrouve complètement désarmé devant le républicanisme de l’opposition. Le régime réduit tous les jours un peu plus, sa marge de manœuvre. Quand les membres du Front Uni de l’opposition apparaissent aux yeux des Gabonais comme des adultes responsables, Ali Bongo et les siens, eux, semblent être de vieux adolescents ayant entre les mains un bien précieux joujou, le Gabon; dont ils ne savent qu’en faire.

Autre fait marquant de ce meeting, l’absence d’éléments armés et de violence. Chers lecteurs, nous savons tous qu’à la veille des meetings de l’opposition au Gabon, le régime bat le rappel de loubards recrutés dans les quartiers et payés de quelques billets de banques et de boissons alcoolisées, et leur donne pour mission d’aller perturber ces meetings en y causant des incidents susceptibles de résulter en violences. Ça c’est pour le côté cour; dans les mêmes temps, côté jardin, le régime demande à ses forces de l’ordre d’assiéger ces meetings, ce qui créé une atmosphère explosive dont le régime se sert ensuite comme argumentaire destiné à peindre l’opposition et ses militants comme étant des irresponsables prêt à mettre le pays sens dessus-dessous. Ce qui a pour conséquence naturellement d’empêcher l’opposition de communier et communiquer avec ses militants.

Chers lecteurs, le meeting de samedi dernier est venu prouver qu’il n’y a des troubles publics dans les meetings de l’opposition, que lorsque le régime envoie son armée, ses milices et ses loubards, causer ces troubles. Ceux qui prétendent que laisser l’opposition s’exprimer conduira à un bain de sang, viennent d’avoir la démonstration du contraire. Nous osons penser que le peuple Gabonais se servira de l’exemple républicain de ce meeting de Port-Gentil, pour se joindre au mouvement de libération du Gabon. Le rassemblement du FRONT à Port-Gentil, est la démonstration que l’opposition est non-violente, et que s’il y a brutalité ou violence, c'est parce que le régime envoie ses éléments créer ce désordre.

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