THESE OPPOSITION MEMBERS WHO RUN TO GO IN THE ARMS OF THE REGIME, TO LIBERATE US. CES OPPOSANTS QUI DÉCAMPENT POUR ALLER DANS LES BRAS DU RÉGIME, NOUS LIBÉRER







English version

Dear readers, ask yourselves how can anybody promise to liberate Gabon from the Bongos one day, then pledge allegiance to Ali Bongo the next?

The scenario works like this:

1. A member of the ruling PDG finds themselves at the periphery of the power structure and unable to financially make ends meet.
2. They decamp noisily from the ruling party and join the opposition where they have the means from the proceeds of corruption while they were in the ruling party to become rapidly influential.
3. They start newspapers and begin to build other structures of mass dissemination to become important in the opposition.
4. They make a lot of noise, aligning strategically with the plight of the people, with civil society organizations, with human rights organizations, etc.
5. They fill the airwaves with seductively radical oppositional discourse such as: “We must fight for democracy”, “we must resist this”, “and we must resist that”. And the people, conditioned to be hopeful, cheer him on, as the latest activist in town. We do not take the time to ask for their definition of “we”. We do not worry about how these new members of the opposition arrived at such an expanded definition of that “we” they were wielding around like a cutlass.
6. They sense the opportunity to endlessly expand the definition of the opposition in such a way as to empty it of meaning and coherence. They do this on purpose because their role is to render the opposition useless.

This mechanism exists because neither the regime nor the opposition really needs the people to run the country. This is what happens when the processes leading to the election of our country’s leaders do not inhere in us. We are always asked to await further directives endlessly. Nobody consults us about anything.

This is not acceptable. The Gabonese people deserve better than this insulting scenario. This is why many of us believe that the Gabonese people have the numbers to force a paradigm shift from which shall emerge a political process and democratic mechanisms that inhere in them. We believe that the death of the Bongo system is the only path to the dignity of the Gabonese citizen.


We will not give up!





Version française

Chers lecteurs, demandez-vous comment quelqu'un peut-il un jour promettre de libérer le Gabon de la famille Bongo, puis aller prêter allégeance à Ali Bongo le lendemain?

Le scénario fonctionne comme ceci:

1. Un membre du PDG au pouvoir se retrouve à la périphérie des arcanes du pouvoir et incapable de joindre financièrement les deux bouts.
2. Il décampe bruyamment du parti au pouvoir et rejoint l'opposition où il a les moyens de se servir des sommes accumulées par la corruption alors qu'il était dans le parti au pouvoir, pour gagner rapidement en influence.
3. Il commence par financer des journaux et construire d'autres structures médiatiques afin de devenir important dans l'opposition.
4. Il fait beaucoup de bruit, s'alignant stratégiquement sur la détresse de la population, sur les organisations de la société civile, sur les organisations des droits de l'homme, etc.
5. Il inonde les ondes d'un discours oppositionnel radicalement séducteur, utilisant des formules telles que: «Nous devons nous battre pour la démocratie», «nous devons résister à ceci», «et nous devons résister à cela». Et le peuple, conditionné pour avoir toujours de l'espoir, l'encourage, comme le dernier messie. Nous ne prenons pas le temps de lui demander sa définition du «nous». Nous ne nous inquiétons pas de la façon dont ces nouveaux membres de l'opposition sont arrivés à une définition aussi élargie de ce «nous» qu'ils brandissent comme une arme.
6. Il sent l'opportunité d'élargir indéfiniment la définition de l'opposition de manière à la vider de sens et de cohérence. Ces gens le font exprès parce que leur rôle est de rendre l'opposition inutile.

Ce mécanisme existe parce que ni le régime ni l'opposition n'ont vraiment besoin des gens pour diriger le pays. C'est ce qui arrive quand les processus menant à l'élection des dirigeants de notre pays ne sont pas en nous. Nous sommes toujours invités à attendre d'autres directives à l'infini. Personne ne nous consulte à propos de quoi que ce soit.

Ceci est inacceptable. Le peuple gabonais mérite mieux que ce scénario insultant. C'est pourquoi beaucoup d'entre nous croient que le peuple gabonais a le nombre pour forcer un changement de paradigme à partir duquel naîtra un processus politique dont découleront des mécanismes démocratiques. Nous croyons que la mort du système Bongo est la seule voie vers la dignité du citoyen gabonais.


On ne lâche rien !

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