THE SOUTH AFRICAN PRESS HAS THE SAME ANALYSIS THAN THIS BLOG, REGARDING THE ELECTION AT THE AU. LA PRESSE SUD-AFRICAINE FAIT UNE ANALYSE ANALOGUE Á CELLE DE CE BLOG, AU SUJET DE L'ÉLECTION Á L'UA





English version

The Daily News, a South-African newspaper, published this article below on Tuesday, 31 January 2012.

By Peter Fabricius

So the ding-dong battle between Home Affairs Minister Nkosazana Dlamini-Zuma and Gabon’s Jean Ping for the chair of the African Union Commission eventually ended yesterday, extraordinarily, with two losers.
After three rounds of voting, neither candidate could muster the necessary two thirds of votes from African leaders gathered for the AU summit in Addis Ababa.
Neutral sources are saying Ping won 28-25 in the first round, 27-26 in the second and 29-24 in the third. However, a South African source claimed that it was Dlamini-Zuma who won the second round 27-26 – which seems unlikely.
The crucial point is that after the third round, Dlamini-Zuma, as the losing candidate, had to withdraw. Ping then entered a fourth round unopposed, but even so could only attract 32 votes, four short of the 36 he needed for victory.
So neither candidate won and a new election, open to fresh candidates, will be held at the next AU summit, in Malawi, in six months’ time.
It was not clear yesterday whether Dlamini-Zuma and Ping could or would be contesting the new election.
Though their candidate came second and was knocked out of the race, the South African delegates to the summit sang and danced when the outcome was announced.
Why? Because, as one explained, their primary objective had been to dislodge Ping – whom South Africa deemed to be a “pawn of the West”, doing the bidding, especially, of France, the old colonial power of his home country.
“The fact that Ping could not win two thirds of the vote in the fourth round even standing unopposed, was a vote of no confidence in him,” a happy South African official said.
Were the South Africans just saving face? Probably, to a degree, for they have lost, at least for now, the chance of doing all those good things Dlamini-Zuma promised to do prior to the elections, such as increasing the efficiency of the rather moribund Commission, and pursuing gender equality more aggressively.
Yet there is undoubtedly considerable truth that getting rid of Ping was an important, if not the prime, SA objective.
For it had become clear during the last few weeks that South Africa had put up Dlamini-Zuma because it felt the AU had been weak and too ready to do the West’s bidding, especially in the crises in Ivory Coast and Libya.
Pretoria wanted the AU Commission to be much more assertive of Africa’s sover-eignty in both these crises, by opposing France’s support of the challenger, Alassane Ouattara – even to the point of military intervention – in the civil war after incumbent President Laurent Gbagbo refused to accept defeat in the Ivorian presidential elections.
South Africa also felt that the AU Commission had not acted strongly enough after it punted the AU peace plan for Libya, instead allowing Nato to decide the outcome in favour of the National Transitional Council rebels, also by military force.
But if South Africa achieved its purpose in knocking Ping out of the chair, Dlamini-Zuma’s failure to muster two thirds of the vote either – and not even a simple majority – conversely demonstrated a lack of majority support for Pretoria’s narrative about Western meddling in Africa.
Jakkie Cilliers, head of the Institute for Security Studies, who was at the summit, made that point.
He noted that President Jacob Zuma had campaigned for his candidate very much on the thesis that the ANC, Africa’s oldest and strongest liberation movement, now celebrating its centenary, had liberated South Africa, and now the ANC would liberate Africa from neo-colonial interference. But, at most, 27 countries bought that line, leaving the continent deeply divided, Cilliers said.
And not so much, as South Africa would have it, between those who are lackies of the West, from those, like South Africa, who wish to assert Africa’s independence, but rather between those who, like the ANC, still have an anti-Western, rather anachronistic, liberation movement mentality and those who have put that behind them and are ready to co-operate with the West, if they see that being in their, and the continent’s, better interests.



Version française

The Daily News, un journal sud-africain, a publié l’article ci-dessous, le mardi 31 Janvier 2012.

Par Peter Fabricius

Ainsi la bataille entre le ministre de l'Intérieur Nkosazana Dlamini-Zuma, et Jean Ping du Gabon pour la présidence de la Commission de l'Union Africaine s’est éventuellement terminée hier, extraordinairement, avec deux perdants.
Après trois tours de scrutin, aucun des deux candidats ne pouvait rassembler les deux tiers des voix nécessaires auprès des dirigeants africains réunis pour le sommet de l'UA à Addis-Abeba. Des sources neutres disent que Ping a remporté 28-25 au premier tour, 27-26 dans le deuxième et 29-24 dans le troisième. Toutefois, une source sud-africaine a affirmé que c'était Dlamini-Zuma, qui l’aurait remporté au second tour 27-26.
Le point crucial est qu’après le troisième tour, Mme Dlamini-Zuma, a dû se retirer. Ping, est entré alors dans une quatrième tour sans opposition; mais même dans ces conditions, il ne put s'attirer que 32 voix, à quatre voix des 36 dont il avait besoin pour la victoire.
Donc aucun des deux candidats n’a gagné et une nouvelle élection, ouverte à des candidats fraîs, aura lieu lors du prochain sommet de l'UA, au Malawi, dans six mois.
Il n'était pas clair hier si Mme Dlamini-Zuma et Ping pourraient être ou seraient en lice pour la nouvelle élection.
Bien que leur candidat soit arrivé en deuxième position et du se retirer de la course, les délégués sud-africains au sommet ont chanté et dansé lorsque le résultat final a été annoncé.
Pourquoi? Parce que, comme l’a expliqué un des leurs, leur objectif principal était de déloger Ping – qui pour l'Afrique du Sud, n’est qu’un «pion de l'Occident», qui fait le travail de l’Occident, en particulier de la France, l'ancienne puissance coloniale de son pays d'origine.
«Le fait que Ping n’a pas pu avoir les deux tiers des voix au quatrième tour, même sans opposition, a été une sanction pour lui», a ajouté un heureux délégué sud-africain.
Les Sud-Africains ont-ils simplement sauvé les meubles? Probablement, à un degré, car ils n’ont pas obtenu, du moins pour l'instant, l’opportunité de faire toutes ces bonnes choses que Dlamini-Zuma a promis de faire, comme l'amélioration de l'efficacité de la Commission de L’UA qui est plutôt moribonde, et la promotion des femmes de façon plus agressive.
Pourtant, c’est une vérité considérable de dire que se débarrasser de Ping était un objectif majeur, sinon le premier objectif sud-africain.
Car il était devenu évident au cours des dernières semaines que l'Afrique du Sud avait décidé de la candidature de Dlamini-Zuma, parce qu'elle estimait que l'UA avait été faible et trop prompte à exécuter les ordres de l'Occident, en particulier dans les crises en Côte-d'Ivoire et en Libye.
Pretoria voulait que la Commission de l'UA soit beaucoup plus ferme sur la question de la souveraineté de l'Afrique dans ces deux crises, qu’elle s'opposa à l'appui de la France pour le challenger, Alassane Ouattara – à la force d'une intervention militaire - dans la guerre civile et après que le président sortant Laurent Gbagbo ait refusé d’accepter la défaite lors des élections présidentielle ivoirienne.
L’Afrique du Sud, a également estimé que la Commission de l'UA n'avait pas agi assez fermement à propos du plan de paix de l'UA pour la Libye, au lieu permettre à l'OTAN de décider de l'issue en faveur des rebelles du Conseil National de Transition, là aussi par la force militaire.
Mais si l'Afrique du Sud a atteint son but en faisant chuter Ping, le fait que Dlamini-Zuma ait aussi manqué de rassembler les deux tiers des voix, à l'inverse montre un manque de soutien de la majorité des pays africains, pour la vision de Pretoria au sujet des ingérences occidentales en Afrique .
Jakkie Cilliers, directeur de l'Institute for Security Studies, qui était au sommet, fait valoir ce point.
Il a noté que le président Jacob Zuma a fait campagne pour son candidat en grande partie sur la thèse que l'ANC, le mouvement de libération le plus ancien et le fort d'Afrique qui célèbre son centenaire, avait libéré l'Afrique du Sud, et maintenant cette ANC devrait libérer le reste de l'Afrique des interférences néocoloniales. Mais, tout au plus, 27 pays Africains ont accepté cette ligne de pensée, laissant le continent profondément divisé, dit Cilliers.
Il n’est peut-être pas tant que ça question, comme il se dit en Afrique du Sud, d’une difference entre les pays qui sont laquais de l'Occident, de ceux qui, comme l'Afrique du Sud, souhaitent affirmer l’indépendance de l'Afrique; mais plutôt entre ceux qui, comme l'ANC, ont encore un sentiment anti-occidental plutôt anachronique, une mentalité de mouvement de libération et ceux qui ont mis cela derrière eux et sont prêts à coopérer avec l'Occident, s'ils voient que le faire soit dans leurs meilleurs intérêts et ceux du continent.

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